Test : Need for Speed Payback

Need for Speed Payback - PC

Genre : Vroom vroom à Vegas

Date de sortie : 10 novembre 2017

Genre
Vroom vroom à Vegas
Date de sortie
10 novembre 2017 - France
Développé par
Ghost Games
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, PS4, Xbox One
Modes de distribution
Boutique
Steam

Ghost Games a eu un peu de mal avec Need for Speed. Il faut dire que passer derrière Criterion Games n’est pas chose aisée. D’autant plus que le studio britannique s’était surpassé avec un Hot Pursuit et un Most Wanted de haute volée. Après un Rivals propre mais ennuyeux, et un épisode reboot tout aussi fade, le studio revient aux affaires avec un épisode scénarisé. Si raconter une histoire permet d’élever les enjeux, cela suffira-t-il pour que la sauce prenne enfin ?

Test effectué à partir d'une version PS4


NFS : Payback

Le jeu nous propose de suivre un crew composé de trois pilotes (Tyler, Jessica et Shaun) et d’un mécano (Rav). Ces derniers vont chercher à se venger de Nila, qui les a doublés sur un vol de voiture. Mais affronter Nila, c’est s’attaquer à son employeur : Le Clan. Il s’agit d’une organisation criminelle spécialisée dans le trucage des courses de rue, mais bien décidée à étendre ses activités professionnelles.

 
On ne va pas vous mentir, le scénario n’est ici qu’un prétexte pour rouler à tombeau ouvert dans Fortune Valley. Les personnages sont fades, parfois mal doublés (surtout Jessica) et surtout incroyablement bêtes par moments. En fait, ils sont à l’image d’un scénario qui défie régulièrement la logique la plus élémentaire qui soit. Mais, au final, on s’en fout un peu car il remplit sa fonction première : justifier les courses auxquelles vous participez. Il propose aussi des scènes d’action spectaculaires et, malheureusement, pas toujours très bien mises en scène.
 
NFS : Payback

It’s time to payback


Côté gameplay, nous somme dans de l’arcade pure et dure. Ce qui ne veut pas dire que le soft est dénué de subtilité. Ce nouveau volet emprunte beaucoup à The Crew, en commençant par la classification des véhicules. Ici, vous avez cinq catégories : course, tout-terrain, drag, drift et mission. Et chacune d’entre elles a ses propres caractéristiques, les rendant plus adaptées à certains types d’épreuves que d’autres. En soit, l’idée est bonne. Il n’y a donc rien de surprenant à la voir reprise ici. D’autant plus que ce genre de classification n’a rien de nouveau dans le genre. Mais là où le titre d’Ubisoft permettait de changer de voiture à la volée, Payback vous oblige à passer par la case garage, rendant l’expérience de jeu bien plus lourde.
 

Une autre idée reprise à The Crew est les Speedcartes, qui ne sont rien de plus qu’une version remaniée des pièces de tuning mises en place par Ivory Tower. Si cela n’a rien de choquant de voir un système incitant aussi ouvertement au farming dans un MMO, c’est plus gênant dans un titre solo comme Need for Speed. En effet, chacune de vos voitures se voit affectée un niveau de performance, que ces cartes fait augmenter. Et vous serez bien souvent amenés à refaire certaines épreuves pour augmenter la puissance de votre voiture, et ainsi avoir de bonnes chances de gagner les épreuves à venir. Sans parler du fait que les cartes obtenues ne sont utilisables que sur la voiture que vous conduisez à ce moment là, vous obligeant à farmer pour toutes les voitures que vous souhaitez utiliser. Mais, bien entendu, pour palier à ce petit désagrément il est possible d’en acheter avec de l’argent réel. Ce qui est, sans aucun doute possible, le but de leur intégration.
 
NFS : Payback

So fast, and so furious

La conduite en elle-même est une réussite. Bien qu’assez déstabilisante durant les premières minutes, elle se révèle rapidement plaisante et surtout nerveuse. La différence entre les diverses catégories de véhicules est réelle, offrant une bonne variété de sensations. De plus, cela vous oblige à en changer en fonction de l’épreuve du moment. S’il n'y a rien de particulier à dire sur les épreuves de courses, qui sont dans la droite lignée de ce que la licence propose depuis quelques années, les autres types d’épreuves se démarquent largement, comme le drift par exemple. Prendre des virages en dérapant à près de 200km/h est franchement grisant, ce qui en fait la discipline la plus fun du jeu. Pour le tout-terrain, si les véhicules de la catégorie offrent une meilleure traction, ils vous donneront parfois du fil à retordre en sortie de virage, à cause du manque d’adhérence et de l’étroitesse des pistes par endroits. Ces épreuves sont éprouvantes, mais gratifiantes.

Les épreuves de drag, se résumant à passer les vitesses au bon moment, sont beaucoup moins intéressantes, de même que les épreuves de mission. Ces dernières sont de deux types. Pour commencer, il y a les poursuites qui, bien qu’étant intenses, restent loin de ce que la série a pu nous offrir durant ses heures de gloire. Si on passera sur les voitures de vos poursuivants, surboostées, nous sommes surtout frustrés qu’elles ne se déroulent que sur des tracés pré-établis. Ce faisant, le jeu interdit toute marge d’improvisation aux joueurs. C’est compréhensible dans les missions scriptées. Mais dans les défis éparpillés dans Fortune Valley, nous aurions aimé avoir plus de liberté. Mais ce n’est même pas le pire. Car si, en théorie, il faut distancer la police (ou le clan), il n’en est rien dans la pratique. Les flics vous laisseront partir d’eux-mêmes à environ 1km de votre destination. Au final, aussi intenses qu’elles puissent être, les courses poursuites ne sont que peu gratifiantes ici.  
 
NFS : Payback

Fortune Valley est l’un des gros points forts de ce nouveau Need for Speed. Vaste et hétéroclite, cet ersatz de Las Vegas est bourré de choses à faire, qu’il s’agisse de défis à relever ou d’objets à trouver. À ce niveau là, Ghost Games rend hommage à deux grosses licences du genre. En effet, nous retrouvons ici les panneaux de Burnout Paradise, ainsi que les épaves et les radars de Forza Horizon. Les défis, qui se déclenchent automatiquement à la manière d’un The Crew, pullulent sur la map. Ils nécessitent d'ailleurs un minimum de puissance pour obtenir le meilleur score. De la sorte, le jeu vous pousse à farmer pour avoir des speedcartes toujours plus puissantes. Visuellement, si le titre ne vous décollera pas la mâchoire, il est néanmoins très propre. Les environnements sont riches, variés et franchement jolis. Et pour compléter le tableau, l’ensemble est très stable. En effet, durant notre session de test, nous n’avons constaté que peu de bugs (mineurs), et aucune chute de framerate, ce qui est très positif pour un open-world.

NFS : Payback

Article rédigé par pattoune , le

Ce cru 2017 de Need for Speed n’est pas mauvais en soit. Certes, son scénario est risible, mais cela ne ruine pas l’expérience de jeu. Et puis de toute façon on s’en fout un peu. On sent une certaine humilité de la part de Ghost Games au travers de ce titre, celui-ci reprenant ici et là des idées ayant fait leurs preuves chez la concurrence, tout en y apportant une certaine touche personnelle. De plus, Fortune Valley est vraiment très plaisante à explorer. Seulement, ce Need for Speed Payback est réellement plombé par cette obligation de farmer pour améliorer les voitures. Cela plombe le rythme du jeu, tout en induisant une certaine lassitude. D’autant plus que cette mécanique est parfaitement inutile en terme de game-design.

Tout ce que nous pouvons dire aux développeurs est : “dommage les gars, vous n’êtes vraiment pas passés loin du hit cette fois-ci.”

Points positifs

  • Fluide et nerveux
  • Une bonne variété de sensations
  • Fortune Valley, plaisante à visiter
  • Plutôt joli

Points négatifs

  • Le farming dans un jeu solo ?
  • Un scénario complément con (mais on s'en fout)
  • Farmer, c'est relou
  • Les courses poursuites ne laissant que peu de place à l'improvisation
  • Sérieux les gars, farmer, c'est vraiment lourd

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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