Test : NBA 2K18

NBA 2K18 - PC

Genre : Simulation de ballon orange

Date de sortie : 19 septembre 2017

Genre
Simulation de ballon orange
Date de sortie
19 septembre 2017 - France
19 septembre 2017 - USA
Développé par
Visual Concepts
Edité par
2K Sports
Disponible sur
PC, PS3, PS4, Nintendo Switch, Xbox 360, Xbox One
Parfois appelé
NBA 2K
PEGI
 Interdit aux moins de 3 ans

Pour les fans de sport ou de jeux de sport, l'automne et la rentrée ne sont pas significatifs de froid, fin de vacances, rhume et déprime. Pour eux, septembre/octobre signifie la reprise de la Ligue 1, de la NFL et de la NBA. Et bien entendu de l'arrivée de FIFA, PES, Madden ou NBA 2K, qu'ils vont pouvoir poncer en attendant l'an prochain. Oui, le gamer fan de jeu de sport est à part, surement le fruit d'une sélection naturelle difficile qui l'a emmené naturellement au sommet de la chaîne alimentaire... Bref, passons au test !

Test effectué à partir d'une version Xbox One


2K17+1=2K18

La question est toujours la même : "Dois-je claquer 70 boules dans la version 2018 de mon jeu de sport préféré ?". C'est en tous cas celle que l'on va se poser aujourd'hui pour ce NBA 2K18 et sa jolie jaquette illustrant le transfert le plus inattendu de l'été : Kyrie Irving aux Celtics.

Commençons donc par ce qui t'intéresse le plus, cher lecteur. Si tu entres dans la catégorie "moyenne" des joueurs de NBA 2K, le premier mode qui devrait t'intéresser est le mode Carrière. C'est bien normal, c'est celui qui est systématiquement mis en avant par 2K, et c'est une fois de plus là-dessus qu'a le plus bossé Visual Concept cette année avec LA grande nouveauté : le Quartier (ou le tiékar pour les intimes). De manière très concrète, le Quartier vous propose de balader votre personnage dans une partie de ville fictive plutôt que de vous balader dans des menus pour accéder aux différentes options et modes de jeux. Si l'idée est bonne, la réalisation n'est pas vraiment à la hauteur. Les trois rues accessibles sont tristement vides et inutilement grandes. On reconnait bien là le côté MMO qui fait presque pencher la balance du côté de la nostalgie, surtout lorsque l'on se retrouve avec 20 autres sosies paumés comme nous sur la place centrale de la ville.

Quartier
Les rues sont grandes...et vides !

Il nous faudra donc déambuler jusqu'au barbier pour modifier notre coupe de cheveux, passer au Foot Locker pour changer de pompes en n'oubliant pas de faire un tour à la salle de muscu. Les plus critiques diront que c'est une perte de temps, les plus fourbes que ça ne fait que rajouter des temps de chargement, les plus fans que ça rajoute du liant et du réalisme à la carrière de notre joueur. Je dirais simplement qu'on sent bien le potentiel de ce quartier, mais que l'on attendra 2K19 pour profiter pleinement de l'expérience.

La coquille vide

Côté scénario, c'est quasiment le néant. Vous participez à une compétition organisée par 2K et vous écrasez tout le monde car votre perso rentre tout et est boosté à 95 pour l'occasion. Vous vous faites repérer par un recruteur de l'équipe que vous avez choisie, êtes invité à un entrainement, vous rentrez deux paniers et boum, vous intégrez directement l'équipe 1 en tant que rookie non drafté. Vous avez droit à quelques minutes de jeu dès votre premier match, et faites solidement partie de la rotation en moins de deux alors que votre perso a à peine dépassé les 65 d'overall... Pfiouuuuu, tout ça va vite, trop vite ! Et pour ce qui est du réalisme, on repassera.

NBA 2K18

Le but va alors être de faire progresser notre basketteur, "Road to 99" comme nous le demande 2K. Et pour utiliser un terme old school, il va falloir "pex" comme des gros sales pour gagner quelques niveaux. Plusieurs dizaines d'heures seront nécessaires pour en arriver là, à moins que l'on décide d'utiliser les micro-transactions. Heureusement, voir notre pro s'améliorer est suffisamment grisant et les manières de gagner des VC (monnaie virtuelle) suffisamment diversifiées pour ne pas céder à la tentation sortir la carte bancaire. Seul hic, la customisation visuelle coûte vraiment une fortune et on va longtemps avoir l'impression d'être sponsorisé par Decathlon avant de pouvoir s'acheter un t-shirt et un pantalon digne de ce nom... 

C'est qui le patron ?

Au rang des nouveautés, un scénario vient se greffer au mode MyCM. Ce mode qui vous propulse au poste de Manager d'une équipe de NBA perd donc quelque peu en liberté pour introduire un scénario qui n'apporte rien d'intéressant. Pire, le scénario sera exactement le même à chaque partie, peu importe l'équipe, ce qui est évidemment extrêmement décevant et ennuyeux (il aurait pu être intéressant de laisser au joueur la possibilité de ne pas utiliser le scénario dans sa partie). Le but implicite de capter plus de joueurs sur ce mode n'est donc pas atteint alors qu'aucune amélioration n'a été apportée. Ce mode myGM, bien que très complet, s'adresse clairement aux joueurs les plus assidus et les plus connaisseurs de NBA, notamment à cause de l'aspect financier très compliqué à gérer. Loin de l'améliorer, Visual Concept a donc plus plombé myGM qu'autre chose.

Solidité rime avec continuité


Kyrie Irving

Arrivé à ce stade, nous avons quasiment fait le tour des nouveautés. Parlons tout de même un peu du gameplay qui a été de nouveau lissé et peaufiné. Grosse satisfaction : on arrive de nouveau à déborder un joueur en 1 contre 1 alors qu'il était quasi impossible de le faire l'an dernier. En contrepartie, la réussite au shoot semble avoir été légèrement revue à la baisse : les dunks seront donc votre meilleure option pour assurer des points. Les différences sont au final assez minimes avec 2K17, qui posait déjà des bases solides. Pourquoi changer une équipe qui gagne ?

De nouvelles animations ont fait leur apparition, comme chaque année, ce qui donne toujours plus de réalisme. On note toujours un côté "robot" lorsqu'un joueur passe d'une animation à une autre, mais ce phénomène semble s'amenuiser chaque année. Sans surprise, les graphismes et le réalisme global de NBA 2K ne sont plus à démontrer. Le titre va toujours plus loin dans la modélisation des corps et des visages des joueurs, des maillots, des salles et du public. Vivement l'arrivée de la Xbox One X pour voir nos titres préférés d'un œil nouveau avec de vrais graphismes 4K qui promettent de franchir une nouvelle étape.

Article rédigé par Plax , le

NBA 2K18 ne restera pas dans les mémoires comme une référence de la série. Si le titre est toujours ce qu'il se fait de mieux en matière de basket virtuel, on peine à voir ce qu'il apporte vraiment par rapport à 2K17. Le Quartier ajoute un petit charme au mode Carrière mais est pour le moment trop intrusif et encombrant pour le peu de plaisir qu'il apporte. Il s'agit toutefois d'une bonne idée que l'on espère revoir l'an prochain avec tout un tas d'améliorations.

Points positifs

  • Comme d'hab, c'est beau et réaliste
  • Le contenu toujours aussi impressionnant
  • Le quartier pourrait devenir très sympa...

Points négatifs

  • ...Mais en l'état c'est pain in the ass
  • Scénario du mode myGM vraiment moisi
  • Toujours ces pu**** de temps de chargement interminables !

A propos de l'auteur

Plax

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Champion de France de Madden

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