Test : The Gardens Between

The Gardens Between - PC

Genre : Puzzle surréaliste

Date de sortie : 20 septembre 2018

Genre
Puzzle surréaliste
Date de sortie
20 septembre 2018 - France
Développé par
The Voxel Agents
Edité par
The Voxel Agents
Disponible sur
PC, PS4, Nintendo Switch
Modes de distribution
Steam

Développé par les australiens de chez The Voxel Agents et issu de l’esprit d’Henrik Pettersson, The Gardens Between est un jeu de puzzle onirique dont la narration se construit autour d’une amitié entre deux personnages  traversent des niveaux qui sont le reflet de certains épisodes de leur vie commune.

Test effectué à partir d'une version PS4

Ils sont les meilleurs amis du monde : Arina et Frendt sont voisins et aiment, depuis leur plus jeune âge, passer du temps ensemble. Quand on est enfants, l’aventure n’est jamais vraiment loin et tout peut servir de grand théâtre improvisé : une cabane dans les arbres, un fond de jardin ou encore l’entrée d’une forêt. C’est le cadre narratif de The Gardens Between : la progression de ces deux protagonistes dans des niveaux remplis de nostalgie, représentant des étapes et des environnements qui ont marqué leur amitié.

Beat the clock

Principal ennemi aux souvenirs et aux bons moments passés ensemble, le temps qui passe est la mécanique principale du jeu. Chaque niveau est représenté par une île où le but est d’en atteindre l’apogée et y déposer une boule de lumière récupérée dans le niveau. Pour ce faire, vous manipulerez le temps à chaque instant. Une pression de la gâchette ou du joystick vers la droite et le temps avance, inversement, vers la gauche, il recule. La résolution des énigmes au fur et à mesure du niveau se base sur la malléabilité des causes et conséquences de chaque action : qu’il faille activer un interrupteur dans le futur pour débloquer un passage dans le passé, arrêter net le temps au moment où un éclair touche un câble électrique pour agrandir son rayon d’action et remettre la lumière ou encore envoyer un réceptacle dans le passé pour y récupérer un objet à utiliser dans le futur. Difficile à mettre en mots, le concept est limpide manette en main et marche à merveille. Chaque énigme regorge d’inventivité et ne manque pas de mettre les décors à profit, soit à travers un mini-jeu sur une télé qu’il fallait rebrancher, une imprimante qui n’imprime pas la même chose selon nos actions dans le passé ou encore un ballon à gonfler à force de passer entre le passé et le futur sur un laps de temps court.

The Gardens Between

Vous devrez amener à la fin de chaque niveau un orbe de lumière, permettant de débloquer le stage suivant. Sur votre chemin, vous croiserez des petits trous noirs absorbant votre orbe et vous obligeant à manipuler le temps pour la faire passer coûte que coûte. Fort heureusement, des mécanismes vous permettront d’ouvrir une sorte de faille temporelle et de manipuler des objets en dehors de l’espace-temps sous votre contrôle. Comme le dit Pettersson : "Le joueur contrôle le temps. Les règles des niveaux lient tout à une ligne du temps, à l'exception de quelques entités qui peuvent s'en écarter. Le joueur peut prendre un objet du futur et l'utiliser dans le passé". Par exemple, vous pourrez contrôler le développement d’une plante (alors au stade de graine dans le passé) pour que ses feuilles arrêtent l’écoulement d’une rivière qui vous empêchait de passer, plus loin, dans le futur.

The Gardens Between

"♫ Ooh you're the best friend that I ever had...I've been with you such a long time ♫"

Vous traverserez ainsi une dizaine d’environnements, chacun comprenant environ 3 niveaux. Sans véritable rejouabilité, l’expérience de jeu de The Gardens Between se découvre et s’apprécie d’une traite, comme une petite madeleine de Proust, tout en se creusant la tête un minimum. Car si certaines énigmes pourront vous arrêter quelques minutes, le reste du jeu devrait se parcourir sans trop de soucis en terme de difficulté. Le tout se fait dans un enrobage sonore méditatif, très relaxant, qui invite à la patience et à faire voyager dans le temps, autant que possible, nos deux petits amis.

The Gardens Between

Article rédigé par Lorris , le

Fenêtre de nostalgie sur l’enfance, l’amitié et le temps qui passe, The Gardens Between est une expérience calme et relaxante qui récompense la patience et la curiosité. Même si la majorité des puzzles ne vous fera pas réellement obstacle, l’ingéniosité des petites énigmes et la manière dont elles se résolvent étonnent et émerveillent. Les « C’était donc ça ! » et les « C’est trop bien pensé ! » ponctueront vos parties et, rien que pour ça, le titre de The Voxel Agents mérite toute votre attention.

Points positifs

  • Une expérience relaxante
  • Des énigmes ingénieuses
  • Une mécanique centrale de gameplay originale et bien utilisée
  • Une narration sobre et minimaliste qui résonne fort

Points négatifs

  • Un peu court

A propos de l'auteur

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Nonobstant les ouï-dires et les non-dits de ceux qui pensent que non et de ceux qui estiment que oui, Lorris demeure un génie incompris. Utilisant constamment un langage profane qui sied à sa caste de jeune kikoo-gamer-du-web, ce candide éphèbe qui newse, teste, et previewte n'est finalement qu'un esprit brillant parmi les autres cucurbitacées qu'il tient pour collègues. Sinon, Lorris est une âme modeste, offrant son corps pour partager avec délectation et frivolité sa passion qui l'anime dans le manoeuvrage du joystick et non pas du droit de cuissage comme certains butors le feraient entendre.

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