Test : 007: First Light - PC

007: First Light - PC
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Lors de son annonce il y a presque 6 ans, 007 : First Light avait tout d'un succès annoncé. Les créateurs de Hitman développant un jeu estampillé James Bond, ça semblait logique et on se demandait alors pourquoi ça n'avait pas été fait avant. La sortie de ce titre est donc pour nous l'occasion de voir s'il s'agit bien de la combinaison de rêve espérée ou d'une nouvelle adaptation ratée.

Test effectué à partir d'une version PS5

Inutile de faire durer le suspens plus longtemps : 007 : First Light est la meilleure adaptation en jeu vidéo de la franchise James Bond. Évidemment, cela va faire crier quelques nostalgiques de la N64 pour qui GoldenEye est toujours le jeu de cœur. GoldenEye étaient excellent, légendaire, mais soyons réalistes, il n'était pas aussi poussé. Et si nous sommes réalistes jusqu'au bout, force est de constater que concernant les adapations de l'espion le plus connu du monde en jeu vidéo, en dehors du titre déjà cité, le niveau n'était pas bien haut.

Bond à chat

Il n'était donc pas bien difficile pour un développeur compétent de faire mieux. Et le hasard fait bien les choses parce que quand on parle de développeur compétent, IO Interactive est clairement le haut du panier. Et IO Interactive est intelligent, très intelligent. Le studio connait ses points forts et les exploite à merveille. Ainsi, dans la plus grosse partie de 007 : First Light, nous aurons affaire à un jeu d'infiltration. Si vous êtes familiers avec la série Hitman, vous ne serez pas perdus ici puisque les mêmes mécaniques sont présentes de manière améliorée. On se ballade, on cherche des opportunités, on se cache, on s'infiltre, on parle, on bluffe, on fait semblant de se rendre. Tout ça pour atteindre notre cible ou notre objectif. 

007 First Light

La seule nouveauté ici est la possibilité de bluffer, car notre cher James, contrairement à l'agent 47, est un charmeur avec du bagou. En réalité, on retrouve toutes les mécaniques de Hitman adaptées à l'univers Bond. Les présentations de cibles sont ici des briefings de mission, les préparations et la sélection d'équipement sont des choix de gadgets à utiliser. Nous avons donc droit à un jeu avec des mécaniques qui ne sont plus à prouver dans un univers leur collant parfaitement. Donc tout va bien dans le meilleur des mondes ?

007 First Light

Les hommes préfèrent les Bond

Hé bien, pas vraiment. Si les livres de Fleming sont des romans d'espionnage, les films, eux, sont surtout des films d'action. Et ici, nous avons plus droit à une adaptation qui lorgne du coté des films. Et soyons franc : l'action n'est pas le fort de IO Interactive. Les séquences de gunfight sont longues, pas toujours bien équilibrées ni agréables à prendre en main. Il leur manque la nervosité et la fluidité nécessaires qui rendrait le tout plus digeste. Bizarrement, le tir et la visée étaient beaucoup agréables dans les derniers Hitman. Nous ne sommes pas non plus face à une catastrophe, simplement face à un aspect moins maitrisé qui a l'air en trop ici, tout comme les combats de boss qui font ici figure de cheveu sur la soupe. Bond n'est pas fait pour encaisser beaucoup de dégâts, les séquences d'action offrent donc un certain challenge qui n'est pas malvenu. Il est juste dommage que ce challenge soit causé par manque de maitrise, plus que par réelle intention.

007 First Light

En plus des tirs, nous aurons droit à du combat à mains nues. De ce coté par contre, rien à dire, nous sommes face à un système simple et efficace inspiré de Batman Arkham. Les combats sont donc faciles à prendre en main, spectaculaires et bien dosés. Nous avons aussi droit à des courses-poursuites, et la conduite, si elle ne rivalise pas avec de vraies simulations, est elle aussi facile à prendre en main et offre son lot de sensations et de moments forts. Même si les véhicules sont parfois un peu sensibles, on est globalement face à une réussite sur ce point. 

007 First Light

Si vous connaissez la série Hitman, vous devez savoir que la narration et la mise en scène ne sont également pas les point forts de IO Interactive. Mais pour ce 007 : First Light, un réel effort a été fait. Nous sommes face à une histoire simple retraçant les premières années de James Bond en tant qu'agent du MI6, une origin story comme on en a déjà vu avant. Une histoire certes simple mais aussi cohérente, avec du sens et plaisante à suivre. Cela peut sembler bête, mais quand on compare à Hitman, c'est un grand pas en avant. Le tout est supporté par des dialogues qui font mouche, bien écrits et parfaitement interprétés par les doubleurs. 

007 First Light

La mise en scène est elle aussi améliorée. IO Interactive a fait un énorme effort sur les placements de ses personnages, les angles de caméra et les cinématiques, ce qui donne au tout un réel aspect cinématique nécessaire à la franchise. Un parfait exemple est le tutorial qui prend la forme d'un training montage, une idée simple mais diablement efficace pour apporter un aspect cinématographique. La synchronisation labiale marche aussi parfaitement, même si malheureusement aucun doublage français n'est proposé.

007 First Light

Il se lève d'un Bond


En termes de technique, il n'y a pas grand-chose à dire sur ce 007 : First Light. Les différents niveaux affichent des centaines de PNJ sans jamais perdre en fluidité. Les scènes d'action, malgré leurs défauts, ne connaissent elles aussi aucun défaut technique, comme par exemple des ralentissements. Il faut souligner que IO Interactive utilise son propre moteur maison et non Unreal comme 90% de l'industrie aujourd'hui. Tout ce que l'on peut voir à l'écran a donc été développé en interne et c'est une réelle prouesse dans l'état actuel du jeu vidéo. Si l'on doit parler graphismes, il n'y a rien à dire sur les environnements : c'est beau, cohérent et en accord avec la DA d'un 007. Mais il faut aussi parler des personnages.  

007 First Light

Et ici, ce n'est pas pareil. Tout d'abord, on peut voir que les différents modèles ont une qualité variable allant du bon au passable. Mais le problème principal des personnages, c'est qu'ils sont très génériques et ont tous l'air de PNJ, même les personnages principaux. Alors, oui, nous sommes face à des espions devant s'infiltrer partout sans se faire repérer, mais nous sommes aussi face à une icône. Même s'il s'agit de ses jeunes années, ce James Bond ne fait pas James Bond. Il ne choquerait pas dans Kingsman, mais ici le costume est un peu trop grand. Quand le personnage le plus mémorable est Lenny Kravitz qui fait du Lenny Kravitz, c'est qu'il y a un problème à la vue de la performance du monsieur.
007 : First Light est une réussite. Ce n'est pas une réussite totale, mais une réussite tout de même. Il pêche par ambition, mais le savoir-faire de IO Interactive est là pour largement combler ses lacunes. Si les scènes d'action sont en trop, tout le reste est incroyablement bien ciselé et vous fera passer un excellent moment à la découverte des origines de l'espion britannique le plus connu de tous les temps.
05 juin 2026 à 14h17

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Points positifs

  • James Bond, tu peux pas test
  • Une réelle amélioration en termes de cinématiques et narration pour IO Interactive
  • Un excellent gameplay d'infiltration...
  • L'univers de 007 parfaitement adapté

Points négatifs

  • Des personnages sympathiques mais génériques
  • ... Mais des séquences d'action pas aussi maitrisées que le reste
  • Des séquences de plates-formes sur des rails inutiles

Gribouillé par...

Mystère Mask

Mystère Mask

Inventeur du claquement de porte

Né en 1823 mais immortel grâce à un pacte passé avec Nicolas Cage, ce gus a eu l'idée de génie de faire breveter le claquement de porte, ainsi il empoche des royalties à chaque fois que dans le monde une porte se ferme un peu trop brutalement. C'est pour ça qu'après six titres de champion du monde poids lourd de Mahjong acrobatique il a décidé de se cloîtrer dans son chateau de Bavière dans lequel il peut passer ses journées à jouer à tout ce qu'il trouve et partager son avis... Même si personne n'en veut.
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