Test : Star Wars Starfighter

Star Wars Starfighter - PC

Genre : Shoot-them-up

Date de sortie : Mars 2002

Genre
Shoot-them-up
Date de sortie
Mars 2002 - France
Développé par
LucasArts Entertainment
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Tiens, une adaptation d'un jeu console, lui-même adapté d'un film. Qu'est-ce que cela donne ? Star Wars Starfighter, un shoot-them-up très sympa, qui aurait gagné à être doté d'une meilleure longévité.

 
 
De nos jours, les adaptations de films en jeux vidéo deviennent monnaie courante. Une petite réflexion sur le sujet m'a fait remarquer que c'était surtout le cas pour les sagas composées de deux mots dont le nom commence par "Star". Tous les films respectant cette règle ont fait l'objet de nombreuses adaptations en jeux vidéo, la preuve : "Star Trek" est adapté en jeux vidéo, "Star Wars", aussi, "Star" heu... un trou de mémoire m'assaille, milidiou ! Crévindiou ! Autrement dit : merde ! Excusez-moi pour cet élan d'humeur : je viens de m'apercevoir que ma théorie n'est valable que pour deux cas, ce qui n'est pas bien efficace, je vous l'accorde. Oh, je sens que j'ai besoin de vacances, donc je vous préviens : ma prose sera des plus laconiques, point de blagues décadentes, point d'anecdote, que nenni, vous dis-je !
 

Soyez rebelles, soyez djeunz !

Star Wars Starfighter vous propose d'incarner tour à tour trois pilotes mus par une haine féroce envers la Fédération du Commerce. Votre incroyable périple, composé de 14 missions, débutera sur Naboo pour s'achever dans les couloirs étroits et sinueux du Vaisseau-Amiral de la Fédération. Comme vous pouvez le constater en observant ces quelques captures d'écran, Star Wars Starfighter est dans la lignée de Rogue Squadron et Battle for Naboo. Et non, il ne s'agit en aucun cas d'un nouvel X-Wing Alliance, dommage... Pour se racheter, Lucas Arts vous propose d'alterner phases de combats aériens à la surface des planètes, et phases de combats spatiaux.
 

Un jeu bien consolesque

Starfighter nous vient tout droit de la PlayStation 2, sur laquelle il fut un assez bon succès lors de sa sortie. Cette adaptation lui est très fidèle, et il suffit de voir les menus pour s'en convaincre : l'interface est entièrement gérée au clavier ou au joystick, les options graphiques se limitent au choix de la résolution, les sauvegardes se font entre les missions, etc. Nous pouvions donc redouter le pire en lançant Starfighter, les adaptations de films en jeux vidéo étant souvent mauvaises, tout autant que les adaptations de jeux console sur PC : imaginez ces deux conditions réunies... Ah, ça fait froid dans le dos, quand même.
 

First Encounter...

... ou Premier Contact, si vous êtes doué en anglais, ou si vous êtes un joueur de Serious Sam, ou même les deux, comme moi. Dès le début, on voit que le graphisme du jeu est spécial : d'un côté on a des tas de polygones (le terrain à la surface des planètes est doté d'une multitude de monticules), et d'un autre des textures assez floues. Oui, on voit bien que le jeu a été adapté de la PS2, qui a plus de facilité à gérer plein de polygones que des textures ultra-fines, ce qui représente l'inverse des capacités de la plupart des PC actuels, aptes à gérer de belles textures, mais incapables de gérer 3 millions de polygones, quoi que cette tendance commence à disparaître, avec l'arrivée des cartes 3D nouvelle génération. Mais bref, la qualité du graphisme va du moyen au bon. Moyen, parce que certaines missions à la surface des planètes ne sont pas très esthétiques : la lave est mal animée et floue, le brouillard masque le champ de vision. Et Bon, parce que les missions spatiales sont réussies graphiquement, et les nombreux polygones ont été judicieusement exploités dans la modélisation des vaisseaux : quand on a fini une mission, il n'est pas rare de se demander si ce que l'on voit à l'écran est réalisé à l'aide du moteur du jeu, ou s'il s'agit tout simplement d'une bête cinématique.
Côté musique, on a bien évidemment droit à toute la bande-originale de Star Wars que l'on connaît par coeur, et côté sonore, les voix ne sont pas trop mauvaises, et les bruitages sont réussis dans l'ensemble, même si on peut déceler quelques bavures par-ci, par-là.

La carotte

Passons maintenant au paragraphe qui va déterminer s'il faut -ou non- investir dans Star Wars Starfighter. En effet, un shoot-them-up n'est rien si les développeurs n'arrivent pas à renouveler l'intérêt constamment, et ainsi s'arranger pour que le joueur n'arrête pas le jeu avant la fin. Pourquoi croyez-vous que Giants a été si bien accueilli par la presse ? C'est parce que le soft proposait des tas de mini-jeux, pardi ! Ici, on peut parler de demi-carotte : l'alternance combat spatiaux/combat à la surface des planètes est bien respectée et on arrive à rester scotché au PC. Cependant, il faut bien voir les choses comme elles le sont : Star Wars Starfighter est trop cher. Le produit coûte 45 €, ce qui constitue un investissement trop important pour 14 missions ! Si vous êtes intéressé quant à l'achat de ce produit, je vous conseille de patienter jusqu'à la sortie en budget du soft, ou jusqu'à une éventuelle baisse de prix : si vous le voyez à 30 €, voire 35, vous en aurez pour votre argent, car le titre est intéressant.

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Un bon titre, qui réussit là où Battle for Naboo avait échoué : trouver un successeur à Rogue Squadron. Cependant, il est regrettable que Star Wars Starfighter ne soit pas plus consistant, et plus innovant.

Points positifs

  • Alternance combats à la surface de planète/combats spatiaux
  • Bien meilleur que Battle for Naboo

Points négatifs

  • Trop court
  • Quelques ralentissements lors des phases de combats faisant intervenir des masses de vaisseaux

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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