Test : Summoner

Summoner - PC

Genre : Jeu de rôles

Date de sortie : Juin 2001

Genre
Jeu de rôles
Date de sortie
Juin 2001 - France
Développé par
Volition Inc
Edité par
THQ
Disponible sur
PC, PS2
Site officiel
Site officiel

Summoner est un jeu de rôle/action à mi-chemin entre Evil Islands et Final Fantasy : Evil Islands pour la jouabilité et Final Fantasy pour les combats. Le résultat est assez réussi, même si le jeu manque de finition.

L'histoire de Summoner met en scène un personnage doté de pouvoirs surnaturels qui lui permettent d'invoquer des créatures très puissantes. Ce héros, nommé Joseph, va être confronté à des soldats voulant détruire son village, et cet évènement le force à utiliser ses pouvoirs. Il invoque alors un démon afin de protéger les siens, mais ce dernier cause beaucoup de dégâts dans le village. Ainsi, notre héros est banni de son village, pour le punir de son erreur. Yago, un étrange personnage, décide de l'accompagner et demande à Jospeh de rassembler des anneaux magiques, de renverser un tyran et par là même de sauver le monde.

Un scénario linéaire, bien que riche en rebondissements

Le scénario de Summoner ne vous accordera aucune liberté : vous devrez remplir toutes les quêtes que l'on vous proposera dans un ordre prédifini. Bien sûr vous pourrez également faire quelques petites quêtes annexes, mais vous ne pourrez jamais faire ce que bon vous semble. Cependant, le fait de garder le joueur dans une trame linéaire permet aux scénaristes de produire une historie bien plus riche que si le jeu n'était pas linéaire. Et des rebondissements, vous allez être servis ! De ce côté-là, Summoner est une grande réussite, mais après tout, un jeu de rôle/action, c'est conçu pour se battre, non ?

Des invocations

Plusieurs compagnons vous rejoindront et vous aideront dans votre quête. Chacun de ces protagonistes dispose de pouvoirs particuliers : ainsi, Joseph, le personnage principal, peut invoquer divers monstres plus effrayants les uns que les autres (mais vous ne pourrez en invoquer qu'un à la fois, dommage...), parmi eux on peut citer des démons, des minotaures..., mais vous disposerez également de facultés de combattant assez évoluée. En fait, Joseph peut tout faire. Fleeche ressemble un peu à Imoen (personnage féminin rencontré dans Baldur's Gate), car c'est une voleuse. Jekhar est un personnage très intéressant pour les bourrins car c'est le guerrier du groupe, tandis que Rosalind est un magicien pouvant lancer toute sorte de sortilèges (classés en six catégories : soin, énergie, feu, glace, lumière et obscurité). Vous pourrez choisir de combattre en mode automatique ou en mode manuel, où vous pourrez faire toute sorte de coups. Vous aurez la possibilité de mettre le jeu en pause afin de donner des ordres à votre équipe. Vous l'aurez compris, la véritable originalité de Summoner, c'est d'invoquer des monstres.

Et vos compagnons ?

Vos personnages évolueront au fil de l'aventure. Au début du jeu, vous serez tout seul, comme je l'ai dit dans le paragraphe précédent, et vous ne pourrez pas choisir votre classe, ni les points de compétences, vous serez donc obligé d'accepter Joseph tel qu'il est, avec ses qualités et ses défauts. Cependant, vous pourrez personnaliser votre héros lorsque vous passerez au niveau supérieur, ce qui est possible si vous tuez suffisamment de monstres et si vous remplissez suffisamment de quêtes. Si vous remplissez ces deux conditions, vous pourrez attribuer des points de compétence, exactement comme on le fait dans Baldur's Gate et dans Diablo. Ainsi, le jeu mélange jeu de rôle occidental (pour les points de compétence à répartir) et jeu de rôle oriental (pour le personnage prédéfini au départ).

Des irrégularités dans le graphisme

Le côté graphique de Summoner est malheureusement très inégal : d'un côté on a des décors très réussis, comme la forêt ou certaines villes (dont la capitale), d'un autre côté on a des personnages assez laids et peu détaillés, et même certains décors sont moches, comme les autres villes et la carte principale sur laquelle on évolue (la carte bitmap de Baldur's Gate, voire de Icewind Dale, était bien plus esthétique que cet infâme amas de pixels). Les textures sont assez troubles. Sachant que le jeu a adapté de la PS2, on comprend évidemment la qualité du graphisme, mais cela a un avantage : le jeu est très fluide, même dans la résolution maximale (je sais, le jeu ne supporte que deux résolutions : 640x480 et 800x600), avec anti-aliasing et détails au maximum. Ben oui, quand même... Côté sonore, rien à dire : les musiques sont réussies et les voix bien doublées.

Des défauts ternissent le tableau

Cependant, il y a quelques défauts dans Summoner, comme vous vous en doutiez (j'ai l'impression de me répéter, avec toutes les fois où j'ai mis cette phrase dans le paragraphe de conclusion). L'univers de Summoner n'est pas très attachant à mon goût : on arrive mal à s'identifier aux personnages et à s'immerger dans leur monde. Cela est dû à la linéarité bien trop importante du produit. Ce défaut est quand même assez bidon, car c'est une question de goût. Les combats (à part en ce qui concerne les invocations) sont bien trop classiques et on est assez passif, surtout au début du jeu (début de jeu qui est d'ailleurs décevant, alors que c'est là que les développeurs doivent en mettre plein la vue). Enfin, le graphisme irrégulier noircit un peu plus le tableau. Mais faut-il cracher sur Summoner pour autant ? Bien sûr que non, car les afficionados du genre y trouveront leur compte, si le thème heroic-fantasy leur plaît, bien sûr. Par contre, ce n'est pas ce jeu qui convertira les autres.

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Summoner est un jeu qui plaira aux amateurs du genre, mais qui ne convertira pas les autres, car le jeu est assez linéaire, peu original et graphiquement assez inégal. On a l'impression que le jeu n'est pas fini.

Points positifs

  • Possibilité d'invoquer des monstres
  • Partie audio réussie
  • Scénario riche en rebondissements

Points négatifs

  • Irrégularité dans le graphisme
  • Linéaire
  • Pas assez original

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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