Test : Yakuza 4

Yakuza 4 - PS3

Genre : Action / Aventure

Date de sortie : 18 mars 2011

Genre
Action / Aventure
Date de sortie
18 mars 2011 - France
Développé par
Sega
Edité par
Sega
Disponible sur
PS3, PSVita

Kazuma Kiryû est de retour pour le 4e volet de ses aventures, mais il n'est pas seul. Ce nouvel épisode de Yakuza propose pour ce volet d'incarner tour à tour 4 personnages aux styles et histoires différentes mais reliés par la force des choses.

 
 
Ca commence à faire un moment que Kazuma Kiryû essaie de prendre sa retraite du monde des mafieux tokyoïtes et que de gré ou de force, il se retrouve embrigadé dans différentes histoires. Pour cet épisode, loin des paysages sablonneux et féeriques d'Okinawa où se déroulait le troisième épisode, retour au quartier fictif de Kamurochô à Tokyo. Si vous cherchez de la drogue, des prostituées ou tout simplement à vous faire gratter le dos à coup de katana à la sortie d'un bar, c'est dans la capitale nippone "the place to be". Si d'aventure vous recherchiez cet endroit dans le vrai Tokyo, il se nomme Kabukichô, à toutes fins utiles...
 

Ton haleine m'offense, coupe-toi le petit doigt

Yakuza 4 propose une plongée dans le monde souterrain et dangereux de la mafia japonaise. Tour à tour, vous incarnerez 4 personnages impliqués dans une histoire qui les dépasse quelque peu. Trahisons, rebondissements, honneur, humour, violence, tous les ingrédients qui font un bon film d'action japonais sont réunis pour un résultat franchement épatant. Diablement bien écrit, l'histoire séduit peu à peu jusqu'à devenir franchement prenante et immersive. Les personnages ont de véritables identités, toutes plutôt singulières. Vous commencerez l'aventure sous les traits de Shun Akiyama, fondateur de l'entreprise Sky finance, la seule boite de crédit qui prête à ses clients à un taux défiant toute concurrence, le 0%. Akiyama est un idéaliste, et ne demandant pas d'intérêt sur le remboursement de ses prêts, il se contente de donner à ses clients des épreuves, ses "tests", afin de cerner si oui ou non, ils méritent qu'on leur prête cet argent. Puis, vous incarnerez Taiga Saejima, puissant gaillard ayant passé les 25 dernières années de sa vie en prison, attendant patiemment son exécution dans le couloir de la mort. Condamné à mort pour l'assassinat de 18 yakuzas d'une famille rivale dans une gargote à ramens, Saejima apprend que les circonstances de son incarcération seraient loin d'être aussi simples qu'elles n'y paraissaient. Fâché et avec la très désagréable sensation d' être le dindon d'une farce vraiment pas très rigolote, il s'évade de prison afin de connaître le fin mot de son histoire. Puis, on vous proposera de jouer Masayoshi Tanimura, un détective atypique de la police de Tokyo avec ses méthodes peu conventionnelles de l'application de la loi. Celui-ci enquête sur la mort de son père, disparu 25 ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses et les dernières tensions qui opposent différentes familles à Tokyo semblent bien y être reliées. Et puis, last but not least, Kazuma Kiryû, la légende des yakuzas et héros des 3 précédents opus, entrera en scène. Alors qu'il goûte à un repos bien mérité sur l'île d'Okinawa (où se déroulait Yakuza 3), les récents événements se déroulant à la capitale auront raison de ses résolutions de mafieux retraité.
 

Hmm, vous êtes une dizaine armés de barres à mines, je n'utiliserai donc que le bras gauche

Pour ceux qui n'ont jamais essayé la saga, s'il faut définir Yakuza, il se pose à mi-chemin entre un GTA et un Shenmue dans son gameplay. Vous explorez librement un quartier de Tokyo avec tout ce que cela comprend : centres commerciaux, bars à hôtesses, salles de jeux, etc. Vous apprendrez aussi que Tokyo est une ville sacrément malfamée, si l'on s'en réfère au nombre de fois où des crétins locaux croient bons de vous provoquer dans la rue afin de se faire botter les fesses. Si Yakuza 4 propose une trame principale prenante, les joueurs qui ne sont pas pressés et surtout ceux férus de culture japonaise pourront passer des heures et des heures à effectuer des missions annexes et des "jeux dans le jeu". En effet, une impressionnante palette de gameplays différents sont réunis pour proposer au final une durée de vie assez colossale si tant est que l'on apprécie un minimum tous ces mini-jeux. Vous pouvez fréquenter les bars à hôtesses, assister à des shows de lapdance (rien de bien choquant hein...) et même devenir vous-même un vrai petit proxénète en herbe en enseignant à votre pouliche comment être la plus intéressante possible pour tenir compagnie aux clients. Vous pourrez passer des nuits à jouer au pachinko au casino, taper quelques balles au baseball, tester votre swing au practice de golf, jouer au mah-jong, faire des paris, jouer au billard (plusieurs types de règles disponibles, du français à l'américain...), etc, etc. Des tas et des tas de bonnes raisons de se détourner du chemin du scénario principal, c'est vrai, mais à mesure que vous progressez, celui-ci prend une place de plus en plus importante. En fonction du personnage que vous incarnez, plusieurs détails de gameplay changeront. Par exemple, Tanimura se bat avec un style plutôt basé sur l'esquive, tandis que le gros Saejima mise beaucoup sur sa force en concentrant ses attaques pour infliger plus de dégâts. Mais les différences ne s'arrêtent pas simplement au style de combat. Par exemple, Saejima, recherché par la police, évolue discrètement dans Kamurochô, passant tantôt par les toits, tantôt par les égouts et parkings souterrains afin que le colosse se fasse invisible.
 

Un mec avec un tigre tatoué dans le dos ne peut pas être une lopette

Chacun des personnages qui vous est donné d'incarner évolue selon un système assez traditionnel de leveling vous permettant avec le temps d'ajouter de plus en plus de coups et de bonus à vos attaques. Plus originales aussi : les révélations. Celles-ci vous apparaissent lorsque vous assistez à une scène singulière de la vie tokyoïte et que vous avez la présence d'esprit de la filmer. Elle vous inspirera un nouveau mouvement à ajouter à votre panel. Vos personnages évoluent de plus en plus rapidement afin qu'à chaque fois que vous en incarnez un, vous n'ayez pas l'impression de devoir recommencer son évolution depuis le départ. Le gameplay des combats est simple mais efficace, avec une jauge nommée HEAT avec laquelle il vous faudra jouer afin d'effectuer quelques mouvements spéciaux. De nombreuses interactions avec les décors sont prévues, des poteaux sur lesquels vous pouvez jeter les ennemis pour leur péter le dos aux objets et armes à utiliser pour matraquer la tronche de vos adversaires. De plus, quelques phases plus exotiques viendront diversifier le gameplay, comme les courses poursuites (en tant que poursuivant comme en tant que poursuivi), ainsi que quelques autres surprises. On regrettera parfois un peu le simplisme des scènes de combat, assez bourrines mais dont les insertions de QTE sont savamment intégrées, et surtout la difficulté générale, assez peu élevée.
 
 
Graphiquement plutôt honnête, on appréciera énormément le travail fourni sur la modélisation des visages et des mains, deux détails difficiles et souvent loupés dans les jeux vidéo, il faut bien le reconnaître. Le gros hic de ce titre, c'est bien sûr qu'il n'a pas été traduit en français et se met donc à dos tous les non-anglophones. Le bon côté, c'est bien sûr que les doublages, sublimes, restent en japonais. Si les phases de dialogues sont très souvent longues, il faut avouer qu'elles sont vraiment intéressantes et participent à l'immersion dans le scénario, lui aussi bigrement bien fichu. En revanche, on reste parfois un petit peu perplexe devant le déroulé de ceux-ci. Une conversation peut commencer en film, magnifiquement modélisée et doublée à la perfection. Puis, la conversation se poursuit avec le moteur du jeu, il n'y a plus de doublage et les dialogues sont maintenant affichés. Et bien sûr, chaque phrase de chaque personnage demande à ce que l'on appuie sur X pour passer à la prochaine. Et sans raison, la conversation se termine comme elle a commencé, avec de belles voix, de belles images, etc. On a parfois la curieuse impression que les développeurs n'ont pas eu le temps ou les moyens de tout faire joli et qu'ils ont dû alterner avec des phases plus simples afin de rogner un peu sur les coûts de développement. Dommage, mais si ces petits défauts agacent parfois, ils n'empêchent pas pour autant l'immersion, notamment grâce à une mise en scène et un scénario particulièrement efficaces.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Proposant un très bon scénario, mis en scène magistralement, une grande diversité de gameplays et une durée de vie plus que conséquente, c'est un excellent titre, pour peu que vous soyez un minimum sensible à la culture japonaise. Dommage qu'encore une fois, le jeu n'ait pas été sous-titré en français, à croire que nous, pauvre petit public français, ne méritons pas l'investissement d'une traduction.

Points positifs

  • Le scénario excellent
  • Très bonne mise en scène
  • Modélisation des visages
  • Les nombreux mini-jeux
  • Les gameplays diversifiés
  • Grosse durée de vie

Points négatifs

  • Sous-titré anglais uniquement
  • Les scènes d'histoire animées avec le moteur du jeu et non doublées
  • Facile

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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