Test : WWE'12

WWE'12 - PS3

Genre : Simulation de catch

Date de sortie : 25 novembre 2011

Genre
Simulation de catch
Date de sortie
25 novembre 2011 - France
Développé par
Yuke's Media Creation
Edité par
THQ
Disponible sur
PS3, Xbox 360

Comme tous les ans, THQ propose aux fans de catch de s’adonner à leur sport préféré tranquillement affalés dans leur canapé au moyen d’une simulation officielle de la WWE. Cependant, à la différence des autres années, ce jeu se veut être un renouveau de la licence. WWE’12 sera-t-il meilleur qu’un Smackdown vs Raw ou mérite-t-il tout juste de se ramasser un Tombstone dans la face ?

 
 
La première chose qui frappe le joueur dès le soft lancé, c’est la quantité incroyable de modes de jeux proposés. Entre le Road to Wrestlemania, les Matches d’exhibition et le multi, entre autres, il y a de quoi casser de la Superstar. D’ailleurs, ces derniers sont présents en nombre puisque l’on ne compte pas moins de 60 catcheurs et divas, sans compter que presque une quinzaine est déblocable. On peut toutefois regretter l’absence de certaines grosses pointures, à l’image de Chris Jericho (actuellement en congés), alors que d’autres sont encore présents, tel Batista qui a pourtant claqué la porte de la WWE il y a déjà quelques temps. De quoi faire rager les fans… D’autres protagonistes seront proposés en DLC : The Rock, Michael Cole ou encore Jim Ross – ce qui semble quelque peu surprenant vu que ces deux derniers ne sont que commentateurs.
 
 
Mais si aucun de ceux là n’intéresse le joueur, pas de soucis. Car encore une fois, l’éditeur de personnage est particulièrement poussé. En effet, on peut réellement TOUT créer de ses propres mimines. Outre tous les détails physiques de notre catcheur (musculature, tatouage, pilosité, sourcil, dents, etc…), le joueur peut à sa guise choisir les prises, le style d’entrée sur le ring, la musique et même le terrain de jeu ! Et oui, c’est une première, il est désormais possible de choisir la couleur du ring, des cordes, des poteaux… Le joueur peut facilement rester dans l’éditeur des heures durant afin de créer le combattant et l’environnement de ses rêves.
 

Bigger, Badder, Better…

Une fois que l’on a fini de jouer à la poupée, il est grand temps de se lancer dans la baston. Les habitués de Smackdown vs Raw seront immédiatement déroutés puisque les touches ont été complètement changées. Il faudra ainsi se rendre assez fréquemment dans les options afin de se familiariser avec les nouveaux coups, qui en plus changent selon l’angle de l’attaque et la fatigue du combattant. De plus, l’intelligence artificielle a été ajustée, tout comme la difficulté. Le jeu se met automatiquement au niveau du joueur et plus on monte haut dans l’échelle, plus les combats sont ardus.
 
 
Mais ce n’est pas un problème puisque ces derniers ont été raccourcis, contrairement aux opus précédents (certains affrontements pouvaient dépasser allègrement les quinze minutes !) même si la jauge de soumission est plus grande, et sont devenus beaucoup plus réalistes. Ainsi, le joueur peut désormais cibler une partie du corps de l’adversaire à attaquer en priorité, la fatigue joue davantage sur l’endurance des combattants, l’ennemi contre plus souvent les coups et les blessures ouvertes sont de la partie – si l’on coche l’option dans le menu. Ce réalisme est renforcé par la manière dont sont « filmés » les matchs. Les mouvements de caméra, les zooms, tout nous pousse à croire que l’on regarde réellement Raw ou Smackdown. Le mode Histoire permet en revanche de se placer derrière le personnage, donnant l’impression d’être un fan invité à suivre son idole (à quand la vue à la première personne ?).
 

...Harder, Faster, Stronger ?

Côté graphismes, le titre souffle le chaud et le froid. Si un soin particulier a été apporté aux Superstars ainsi qu’aux Divas – même si, comme toujours, certains détails sont loupés, tels les cheveux - on ne peut malheureusement pas en dire autant du public. Alors certes ce n’est qu’un détail, mais il faut quand même préciser que de ce côté-là on s’approche plus du milieu des années 2000 niveau réalisme. Non, je n’abuse pas. En revanche, l’ambiance sonore est au rendez-vous et rappelle agréablement au joueur les shows télévisés puisque les commentateurs sont les officiels de la WWE, les bruitages sont soignés et les musiques sont bien évidemment celles que les Superstars se sont choisies.
 
 
Vous l’aurez compris, cette nouvelle itération de catch est particulièrement kiffante. Rares sont les défauts, même s’il en existe tout de même quelques uns. On peut regretter le fait que le Road to Wrestlemania ne nous fasse jouer qu’avec trois combattants (Sheamus The Celtic Warrior, Triple H The King of Kings, et enfin une Superstar créée). En revanche, le fait de ne pas démarrer depuis le Royal Rumble mais à partir de Bragging Right rallonge quelque peu le scénario. Un petit détail à noter également au niveau du mode WWE Universe. Une fois le combat terminé, le jeu passe immédiatement (moyennant un temps de chargement) à l’affrontement suivant, obligeant le joueur à attendre pour retourner dans le menu. Sauf si, bien sûr, il désire se bastonner non-stop.
 

Article rédigé par Shauni Chan , le

Véritable souffle d’air frais sur une série qui commençait à prendre la poussière, WWE’12 permet aux fans de catch de retrouver un vieil ami tout en apportant quand même quelques nouveautés bien agréables. Même si l’on peut se poser des questions au niveau du roster, on est comme toujours ravis de botter les fesses des Superstars que l’on ne supporte pas et que l’on voit bien trop souvent à la télé (Randy Orton, si tu m’entends).

Points positifs

  • - Les combats plus dynamiques
  • - Tout est personnalisable
  • - L’IA arrangée
  • - La modélisation des catcheurs…

Points négatifs

  • -… mais pas celle du public
  • - Le roster un peu douteux

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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