CounterSpy a été dévoilé à peine quelques petits jours avant sa sortie sur le PlayStation Network. On aime bien les annonces comme ça, nous. On te montre quelque chose qui a l'air très chouette et hop, aussitôt montré, aussitôt disponible ! D'autant que le titre possède un style particulier vraiment sympathique. Une touche graphique originale avec une inspiration directement prise sur le style de certaines anciennes affiches communistes. Allez, vous voulez vous la péter en société ? C'est le style "constructivisme russe".
Johnny Vs Vlad
CounterSpy est une exclusivité PS Vita, PS3 et PS4 vous proposant d'incarner un agent secret au milieu de la guerre froide. Un héros agile à la démarche féline dont vous n’apercevrez jamais vraiment le visage puisqu'il est la discrétion incarnée. Un espion à l'ancienne, un vrai de vrai, un qui se faufile, casse des nuques, tire au silencieux et appuie sur des gros boutons rouges à quelques secondes de la fin d'un compte à rebours géant. Parodique au possible, il n'en reste pas moins plutôt agréable dans son gameplay. Le principe est de s'infiltrer dans une base secrète à chaque niveau afin de s'emparer des plans secrets de lancement nucléaire.
Imperialisme VS Communisme
Pour ce faire, il faudra évoluer de la manière la plus discrète possible. En effet, il y a des caméras de sécurité ainsi que des gardes aux grades et armes différents. A mesure que vous progressez dans les niveaux, il faudra donc faire attention à vous faire le moins possible repérer. En effet, il y a 5 niveaux d'alarmes et plus vous ferez le crétin, plus vous monterez. Quand le front que vous envahissez arrive à un niveau d'alerte de 1, il panique fortement. Or, un pays qui panique, c'est un pays qui lance des frappes préventives juste au cas où. Passé le plus haut seuil d'alerte, vous avez une minute très exactement pour appuyer sur le gros bouton rouge qui annulera le lancement des missiles. Le truc, c'est que le niveau d'alerte ne baissera pas entre chaque mission. Il faudra vous même le faire et, pour cela, un seul moyen : trouver les hauts gradés. Ceux-ci ne brillent pas vraiment par leur courage, aussi suffit-il simplement de dézinguer les gardes autour d'eux et de les menacer pour qu'ils vous fassent gagner un niveau d'alerte.

Propagande et missiles nucléaires
Autre originalité sympathique, le générateur aléatoire de niveaux. En effet, toutes les missions seront différentes, même si vous essayez de les recommencer. Mais avec cela, on touche aussi à un autre petit souci, à savoir que toutes les missions se ressemblent un petit peu.
CounterSpy est certes un jeu agréable dans sa prise en main simple et efficace, ainsi que dans son aspect graphique. Mais malgré les quelques armes différentes et les capacités que l'on peut se procurer au début de chaque niveau, le titre ne décolle jamais vraiment, hélas. De plus, sa durée de vie n'est pas bien longue. En revanche, toujours aussi jouissif, le cross-buy et le cross-save répondent présent. On télécharge le titre, on y joue sur PS4, on part en vacances et on continue sur PS Vita dans le train à partir de la partie qu'on avait commencé dans le salon. Non, y a pas à dire, c'est beau. Par contre, si aucune différence n'est vraiment notable entre les plates-formes d'un point de vue graphique, la version Vita est dotée d'atroces temps de chargement qui passent l'envie de recommencer les missions.