Test : Yakuza 6 : The Song of Life

Yakuza 6 : The Song of Life - PS4

Genre : Action / Aventure / Beat'em all

Date de sortie : 17 avril 2018

Genre
Action / Aventure / Beat'em all
Date de sortie
17 avril 2018 - France
En 2016 - Japon
Edité par
Sega
Disponible sur
PS4
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network

Un an et demi après la sortie japonaise, et 13 ans après celle du premier opus, SEGA gratifie enfin l'europe de son sixième et dernier épisode de Yakuza, The Song of Life. Après tant de suites, la licence a-t-elle su rester qualitative ?

Test effectué à partir d'une version PS4




Si demain on organisait les awards des mecs les plus badass de l'histoire du jeu vidéo, nulle doute que Kiryu Kazuma, aussi surnommé le Dragon de Dojima, ferait partie des lauréats avec une grande chance de l'emporter. Pour résumer grossièrement le personnage, Kiryu est un petit peu le John Wick des Yakuzas, hélas sans compagnon à 4 pattes à venger pour lui tenir compagnie. Pour ceux qui ne connaissent pas Yakuza, c'est une série qui s'étend sur des dizaines d'années, dans laquelle on suit les aventures du Dragon de Dojima, un ex-Yakuza au sens de l'honneur infaillible et que les problèmes semblent suivre comme un mouton son troupeau. 

Bad ass-san

Après avoir, une fois de plus, passé quelques années en prison, Kiryu sort enfin retrouver sa fille adoptive pour goûter à une retraite bien méritée. Mais à peine retrouve-t-il le grand air qu'il apprend que sa protégée s'est faite renverser par un chauffard avec l'enfant surprise qu'elle avait caché à tout le monde. Mais était-ce vraiment un accident ? Kiryu va donc enquêter et péter nez, machoires et côtes à qui aura le malheur de se trouver sur sa route.
 

Beat Takeshi Kitano !

Aniki, mon bro

De manière générale, ce Yakuza ne dénote pas des précédents épisodes. Il s'agit toujours d'un beat them all alternant bastons très violentes sur fond d'histoires de mafia japonaise. On retrouve encore et toujours le fameux quartier de Kamurocho, la copie du quartier de Tokyo "Kabukicho", très connu pour ses bars à hôtesses, ses salles de jeux, ses karaokés et la main mise qu'exerce les gangs sur ce dernier. Ceux qui sont déjà allé à Tokyo seront surpris de constater à quel point le quartier est bien reproduit, à quelques nécessaires raccourcis près. Cette fois, nous voyagerons aussi dans la ville d'Onimichi, dans la préfecture d'Hiroshima. Pour avoir visité aussi cette petite ville portuaire, on vous confirme que même si c'est un modèle réduit de celle-ci, il est parfois troublant de réalisme.
 

Ouch

Le gameplay est d'une certaine manière un petit peu épuré par rapport aux précédents épisodes. Si ces derniers proposaient 4 styles de combat différents à faire évoluer séparément, ceux-ci sont tous réunis dans un seul style, mais dont on peut améliorer certaines parties (force, défense, esquive...) plus que d'autres. Mais plus besoin d'alterner dorénavant. Et, le plus important, c'est que la gouache des combats demeure intacte. Basés tout simplement sur contre, garde, frappe, c'est toujours aussi violent, agressif, bestial et survolté. On remarque que les QTE ont aussi pratiquement disparu des combats. On appréciera que, maintenant, les combats de rue ne soient plus délimités par des barrières invisibles. Dans le principe, les combats peuvent déborder un peu partout, y compris dans les cages d'escalier des immeubles, par exemple.
 

Whouuuhou ! On est un gang !

Le plus badass de tous les Yakuzas

Les missions annexes sont de la même manière plus faciles à aborder. Si, auparavant, beaucoup se déroulaient dans la rue et demandaient d'intervenir directement, c'est maintenant avec son smartphone que l'on est prévenu. Cette option est une fausse bonne idée. Si, effectivement, on n'est pas arrêté en permanence par des missions, on se retrouve avec un téléphone qui sonne EN PERMANENCE. Le son horripilant sort de la manette, qui vibre en plus. Mais on retrouve ce qui fait la force de la licence, ces petites histoires sympathiques et la plupart du temps complètement loufoques.
 

Aie

Parmi les mini-jeux qui peuplent Yakuza 6, vous trouverez cette fois du base-ball, des fléchettes, des jeux d'arcade évidemment, mais aussi une nouveauté intéressante, la guerre des gangs. Vous pourrez recruter des soldats dans la rue (en leur collant sur la tronche bien sûr) et les phases de combats se font stratégiquement, en fonction des aptitudes et des types de soldats utilisés. Ce n'est évidemment pas de la grande stratégie, mais c'est un ajout rigolo pour qui aime le genre.

Monsieur Bad Ass

Onomichi, joli port de pêche

Mais Yakuza, et particulièrement cet épisode, c'est aussi et surtout une histoire. Des phases de dialogues longues, mais souvent passionnantes, et une intrigue à la frontière entre John Wick, Aniki mon frère et Dallas. Si les blablas vous emmerdent, passez votre chemin. The Song of Life est, surtout dans ses deux derniers chapitres, énormément axé sur les conversations entre les protagonistes. Mais attention, l'histoire est passionnante et la fin est une conclusion, même si un peu prévisible, magistrale à l'aventure du Dragon de Dojima. Et puis, cet épisode se dote d'un atout magnifique en la personne de Takeshi Kitano, l'acteur japonais le plus Yakuza de l'histoire du cinéma nippon. D'ailleurs, plusieurs clins d'oeil à l'oeuvre de Kitano sont disséminés tout au long de l'aventure. Mais même pour ceux qui apprécient les intrigues nippones, le rythme jeu/histoire est tout de même difficile vers la fin du titre. On joue peu, on écoute beaucoup. Mais peut-être était-ce un mal nécessaire pour conclure une épopée à la hauteur du grand Kiryu Kazuma.


Article rédigé par JoKeR , le

Yakuza 6 : The Song of Life est une très jolie conclusion de la grande saga de Kiryu Kazuma. Toujours aussi qualitative, la série se dote d'un gameplay plus épuré mais efficace et d'une histoire toujours aussi passionnante qu'à l'accoutumée. Les fans de culture nippone et de beat them all ont un nouveau titre phare, en marge des blockbusters habituels.

Points positifs

  • TAKESHI KITANO
  • Onomichi et Kabukicho, très fidèles
  • Histoire toujours aussi passionnante
  • Les mini-jeux et les histoires désopilantes
  • Le gameplay beat em all toujours aussi efficace
  • TAKESHI KITANO BORDEL

Points négatifs

  • Le rythme jeu/dialogue parfois un peu trop déséquilibré
  • Le téléphone portable, cette invention du démon

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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