Test : Dissidia : Final Fantasy NT

Dissidia : Final Fantasy NT - PS4

Genre : Bourre Pif

Date de sortie : 30 janvier 2018

Genre
Bourre Pif
Date de sortie
30 janvier 2018 - France
Développé par
Square Enix
Edité par
Square Enix
Disponible sur
PS4
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network
Site officiel
Site officiel

Jeu confiné aux salles d’arcade et à la regrettée PSP, Dissidia : Final Fantasy NT est arrivé sur nos consoles de salon. Porté par la fameuse Team Ninja, déjà responsable des bons Nioh et Ninja Gaiden, ce jeu transpose certains personnages célèbres de la série Final Fantasy en gladiateurs luttant pour le bien ou le mal dans des combats d’arène acharnés en 3v3. Si, sur le papier, l’adaptation de ce genre de jeu sur console peut nous laisser craintifs, la bête Dissidia NT qui semblait blessée peut encore mettre quelques coups de cornes bien placés.

Test effectué à partir d'une version PS4


La cinématique d’ouverture donne le ton : les héros de Final Fantasy sont prêts à se mettre sur la gueule, histoire de récupérer quelques Gils, coffres et toiser leurs adversaires comme il se doit. Quand on arrive sur un jeu d’arcade prévu pour la manette, mieux vaut passer par la case tutorial avant d’aller prendre des beignes dans un vrai combat contre l’ordinateur, ou pire, en ligne. Du coup, on se familiarise vite avec les commandes de base, même si l’ampleur des mécaniques et de la théorie à maîtriser fait un peu peur. L'une des choses qui frappe quand on arrive dans notre première arène, c’est le côté criard de l’arcade qui nous saute à la gueule, les chiffres dans tous les sens, une interface aussi sobre que Bud Spencer dans un défilé Victoria’s Secret, bref, on ne sait pas trop où donner de la tête et ce n’est pas l’affreuse caméra, la visée automatique des ennemis à coups de gâchettes ou encore les murs invisibles de l’arène qui vont nous aider à nous y retrouver. Car oui, la principale difficulté des combats dans Dissidia NT réside bien dans la lecture du combat, de la gestion de vos mouvements, mais surtout l’anticipation de ceux de vos adversaires. Pour faciliter vos déplacements dans les arènes aux nombreux reliefs, vous pourrez sprinter, sauter et même grimper le long des murs ou des arbres pour échapper (ou bien surprendre) vos adversaires. Vous pourrez également parer certaines attaques à l’aide d’un bouclier temporaire tout comme faire un petit pas d’esquive de côté. Les plus doués d’entre vous pourront aussi contrer une attaque adverse avec l'un de vos propres sorts, mais cela nécessite un timing parfait selon l’offensive à neutraliser. En d’autres termes, connaître le jeu sur le bout des doigts. 

Dissidia NT : Final Fantasy

Un rythme d'arcade dans le salon

Comme mentionné plus haut, la gestion du rythme des combats est importante (vitale, en fait), et repose sur l’utilisation de deux types d’attaques. Les Attaques Bravoure sont plus rapides et permettent de faire monter votre jauge de Bravoure et diminuer celle de l’adversaire touché. Plus votre Bravoure est élevée, plus vos coups font mal. À l’inverse, plus votre Bravoure est basse et moins vous encaisserez facilement. Lorsque le joueur subit plusieurs Attaques Bravoure de suite et que sa jauge est à 0, on peut commencer à lui grignoter sa vraie barre de PV. L’étape d’après, il entre en mode « Faille », ce qui signifie qu’à la prochaine Attaque PV bien placée, c’est le K.O. Il est donc primordial de bien concentrer ses attaques PV sur les joueurs dont la Bravoure faiblit rapidement et de le mettre au tapis le plus efficacement possible, car la première équipe à subir trois éliminations perd le match.

Si le ciblage un peu hasardeux, les déplacements lourds et la caméra qui toussote rendent difficile la mise en place de votre stratégie de combat, ce n’est pas les Quartz qui arrangent l’affaire. Comme dans tous bons FF qui se respectent, vos héros pourront invoquer les monstres légendaires de la série (Shiva, Alexander ou encore Bahamut) afin de vous donner un coup de main pendant les rixes. Chaque invocation, qui dispose de ses propres boosts et afflictions (passives et actives), peut être appelée lorsque votre jauge de Quartz est remplie, après avoir détruit les cristaux qui apparaissent aléatoirement sur le terrain de jeu. Une fois la créature invoquée (qui apparait à travers une petite cinématique obligatoire), les attaques de la bête, représentées par des zones ciblées dans l’arène, envahissent littéralement l’écran pendant une bonne minute, rendant la lecture du combat, déjà compliquée à la base, encore plus brouillonne.

Grind NT : Final Fantasy

Malgré le déroulement des combats un peu trop arcade sous acide pour nos consoles, l’emballage a de quoi réjouir les aficionados de la série. Le pool des héros, au nombre de 28, est composé de 4 classes : les assassins (rapides, mais plus faibles), les tireurs (bons à distance, mais faibles au corps-à-corps), les combattants (plus lents, mais forts au corps-à-corps et plus résistants) et les spécialistes (gèrent le rythme du combat avec des pièges, des sorts de ralentissement ou encore des boosts aux alliés). Le titre réunit certains des personnages les plus emblématiques et aimés de la saga : Caïn, Cloud, Sephiroth, Kefka, Lightning et même Noctis, le petit dernier issu de FF XV. On a vraiment plaisir à jouer les différentes stars de la série, surtout quand on est fan de longue date. Ici, l’équipe n’a pas vraiment besoin d’être équilibrée en terme de classe tant chaque personnage est unique et possède ses propres attaques, sa propre inertie dans le mouvement ou encore dans la portée de ses coups.

Dissidia NT : Final Fantasy

Et des coups, il faudra en donner une chiée pour que vous commenciez à vous amuser. Si le mode « Histoire » n’est qu’une suite de petites cinématiques afin de comprendre les contours narratifs du jeu, il faudra débloquer ces « mémoriae » à travers le Mode Express, formule de jeu « hors-ligne » où vous enchainerez 6 combats de plus en plus difficiles afin de repartir avec lesdits sésames ainsi que des trésors et une poignée de Gils, la monnaie du jeu. À l’aide de ces derniers, vous pourrez acheter d’autres trésors afin de « looter » des apparences d’armures, des portraits en jeu ou encore musiques (réorganisées pour l’occasion et très sympathiques pour nos oreilles). Si la démarche des trésors non-payants reste noble, le fait de devoir enchaîner un nombre fou de combats pour pouvoir débloquer les pans de l’histoire ou encore la moindre récompense nous laisse de marbre. On ne parlera même pas des I.A. à l’œil vitreux qui vous accompagnent : il faudra booster leur niveau en jouant avec les mêmes héros à répétition pour avoir une chance de finir le Mode Express sans se faire dézinguer par le premier trio de niveau « Platine », voire « Diamant », sur lequel on va tomber. Autant vous dire qu’après avoir entraperçu le scénario cousu de fil blanc, en plus de ce « grind » forcé et assez désespérant, nous avons filé fissa vers le mode « en ligne » histoire de voir qui des vrais joueurs avaient le niveau le moins embarrassant.

Dissidia NT : Final Fantasy

Autant balayer tous doutes de votre tête : Dissidia NT prend toute sa saveur en ligne. Alors que vos coéquipiers, choisis aléatoirement, montreront très rapidement des limites en ce qui concerne l’aspect stratégique des combats, la partie optimale se fera avec des potes, en vocal, chacun affichant une bonne maîtrise technique, mais surtout théorique, de tous les personnages du jeu. Côté technique, nos sessions ont toujours affiché un 60 fps quasi constant tout comme le code réseau, stable, ne provoquant que de très rares lags.

Article rédigé par Lorris , le

Pour le passage de l’arcade au salon, la marche aura été un peu trop haute pour ce Dissidia NT qui, malgré une envie assez noble de faire plaisir aux fans de la saga, s’embourbe dans la confusion de ses combats et le manque d’intérêt de la partie solo du titre. S’il vous faudra faire preuve d’abnégation et de beaucoup de temps de jeu pour commencer à vous amuser, vous aurez idéalement besoin d’une paire de potes tout aussi motivés que vous. On saluera toutefois le nombre de héros jouables, les musiques plutôt cool et la modélisation des personnages et des invocations à la hauteur de la série.

Points positifs

  • 60 fps constants
  • Le mode en ligne plutôt stable
  • Le plaisir de jouer avec des personnages de la série
  • Chaque personnage est différent
  • Fun à plusieurs
  • Modélisation des héros au top
  • Les musiques réarrangées plutôt cool

Points négatifs

  • Les combats confus
  • Le système de ciblage
  • La caméra à la traîne
  • Le grind complètement fou
  • Le temps d'apprentissage et de maîtrise des persos
  • Le mode Histoire franchement insuffisant
  • Ennuyeux tout seul
  • Jeu de niche (pour les fans)

A propos de l'auteur

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Nonobstant les ouï-dires et les non-dits de ceux qui pensent que non et de ceux qui estiment que oui, Lorris demeure un génie incompris. Utilisant constamment un langage profane qui sied à sa caste de jeune kikoo-gamer-du-web, ce candide éphèbe qui newse, teste, et previewte n'est finalement qu'un esprit brillant parmi les autres cucurbitacées qu'il tient pour collègues. Sinon, Lorris est une âme modeste, offrant son corps pour partager avec délectation et frivolité sa passion qui l'anime dans le manoeuvrage du joystick et non pas du droit de cuissage comme certains butors le feraient entendre.

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