Test : The Evil Within 2

The Evil Within 2 - PS4

Genre : Survival-horror

Date de sortie : 13 octobre 2017

Genre
Survival-horror
Date de sortie
13 octobre 2017 - France
Développé par
Tango Gameworks
Edité par
Bethesda Softworks
Disponible sur
PC, PS4, Xbox One
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans

Il y a 3 ans quasiment jour pour jour Shinji Mikami, le papa de Resident Evil, revenait à son genre de prédilection en proposant The Evil Within, un titre qui, même si un petit peu daté techniquement, avait su nous séduire à l'époque grâce à une direction artistique intéressante et un style old school assez agréable. Sa suite est aujourd'hui disponible, et on vous dit ce qu'on en pense.

Test effectué à partir d'une version PS4


 
Tout d'abord, apprenez que The Evil Within 2 n'est pas dirigé directement par Shinji Mikami, mais supervisé. Le réalisateur se nomme John Johanas, de Tango Gameworks, et Mikami confesse avoir voulu laisser les jeunes talents s'exprimer grâce à ce titre. Et dès le départ, on sent tout de même la patte de Mikami beaucoup plus en retrait, et ce pour le meilleur et pour le pire.
 

Des zombies sur la route
Des zombies sur la route


On retrouve Sebastian Castellanos (Olé !) embarqué une nouvelle fois dans une aventure cauchemardesque, non pas malgré lui, mais de son plein gré. Celui-ci apprend que sa fille serait toujours vivante, et retourne dans le monde cruel duquel il avait eu toutes les peines du monde à s'échapper précédemment. Une histoire volontairement beaucoup moins alambiquée que dans le premier épisode, et c'est plutôt tant mieux dans l'ensemble. On peut un peu plus facilement suivre l'histoire sans être totalement à la ramasse.
 

Say "cheese"
Say "cheese"


Le gameplay reste à peu de choses près le même que dans le premier épisode. Volontairement rigide dans sa vue à la troisième personne afin de renforcer la sensation d'impuissance parfois face à l'adversité, la recette fonctionne toujours à merveille. Il faut toujours habilement alterner entre les meurtres discrets (mentions spéciales aux ennemis qui se retournent d'un coup et de manière parfaitement imprévisible, jouissif), le bon vieux shooting où il faudra habilement économiser ses munitions, évidemment très rares, et la lâcheté consistant à fuire devant le nombre.
 

Stefano, tout droit sorti de la Fashion Week 2017
Stefano, tout droit sorti de la Fashion Week 2017


La réalisation, qui était déjà un petit peu datée il y a trois ans, commence à se faire vraiment vieillotte. Entendons-nous bien, on ne critique pas ici la maniabilité old school, qui est un style qu'on respecte qui colle très bien à l'univers, mais plutôt le manque de finesse des graphismes de manière générale, ou encore les bugs de collision en pagaille. On n'est pas non plus dans l'injouable, bien sûr. Mais on aurait aimé peut-être une meilleure optimisation, et pourquoi pas un filtre HDR qui aurait été parfaitement justifié pour une telle ambiance.
 

Quand elle a l'air de fondre pour toi
Quand elle a l'air de fondre pour toi


Au rang des nouveautés, on remarquera surtout que le jeu est moins linéaire qu'auparavant. D'un point de vue parfaitement personnel, on trouve que le fait d'ouvrir les niveaux nuit un petit peu à la narration. En revanche, le level design est un petit peu renouvelé par ce biais, puisqu'il permet de donner une dimension d'exploration, jusqu'ici absente de The Evil Within. Ce même level design semble en revanche beaucoup moins inspiré qu'auparavant. Plus vraiment d'énigmes, pas beaucoup de techniques originales à trouver pour vaincre les ennemis. Rien ne devrait bloquer votre progression, dans un titre beaucoup plus facile que son prédécesseur.


Petite expo en extérieur
Petite expo en extérieur


Et c'est peut-être vraiment en cela que The Evil Within 2 nous parait, dans l'ensemble, un cran en dessous du premier épisode. Il est effectivement plus facile d'accès de manière générale, moins inspiré dans son level design, avec très peu d'énigmes et assez peu d'originalité dans le gameplay, finalement. Le bestiaire est plus limité qu'auparavant aussi. Au bout de la petite quinzaine d'heures que compte le premier run, on s'est demandé si, au final, ce n'était pas la petite touche de génie un peu tortueuse de Mikami qui nous manquait, en définitive.
 


Article rédigé par JoKeR , le

Loin d'être un mauvais titre, The Evil Within 2 nous a globalement un petit peu moins séduit que son prédécesseur. Moins inspiré de manière générale, avec son bestiaire plus limité et un game design sans grande prise de risque, on regrette un petit peu que Mikami ne se soit contenté que de superviser la suite des aventures de Sebastian Castellanos (Si Senor !). Il reste un très bon représentant d'un genre devenu trop rare qui, malgré une réalisation un peu datée, devrait contenter tout fan de survival horror qui se respecte.

Points positifs

  • Quelques passages assez angoissants
  • Le style d'action rigide à l'ancienne colle toujours aussi bien au genre
  • Durée de vie honnête, une douzaine d'heures pour le premier run
  • Une dimension exploration novatrice et sympa, grâce à certains niveaux en mode semi ouverts

Points négatifs

  • Si, comme nous, ton arme préféré c'est le colt, bah tu l'auras pas avant le new game plus. Ouais, sérieux.
  • Les bugs de collision parfois gênants
  • Réalisation qui commence à être quand même assez datée
  • Bestiaire limité et moins inspiré
  • Plus vraiment d'énigmes

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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