Preview : Bravo Team - PS4

Bravo Team - PS4

Bravo Team - PS4

Genre : Simulation de guerre

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Annoncé lors de la conférence Sony de l’E3 2017, Bravo Team fait partie de ces jeux créés pour le PlayStation VR et présenté en 30 secondes au sein d’une flopée de petits jeux en réalité virtuelle. Mais ce n’est pas parce que la bande-annonce était courte qu’il ne faut pas pour autant prévoir de longues parties endiablées en coopération, à couvert derrière un baril ou une voiture en feu.
C’est donc au sein du stand PlayStation à l’E3 que nous étions invités à tester le jeu en coopération, tous deux armés d’un PlayStation VR et d’un Aim Controller, largement mis en avant sur le stand : le seul autre jeu qui utilisait les deux accessoires à la fois était Farpoint, et nous étions curieux de voir comment leur utilisation pouvait s’adapter sur une autre expérience.

Bravo l'équipe de l'ennui

Bravo Team
On débute donc la partie avec une petite cinématique où notre chef d’escouade se reçoit une balle de sniper dans la tête en toute tranquillité, puis on se lance dans l’aventure… Et c’est dès ce moment-là que l’on peut faire un constat : Bravo Team, promis à l’origine comme un shooter d'action bien rythmé et nerveux, se transforme ici en noix de coco vide. En effet, le principe du jeu consiste à simplement alterner entre être à couvert et se mettre à découvert pour tirer : sur le papier, le jeu semble se rapprocher d’une simulation de combat réaliste à la Battlefield ou aux récents Medal of Honor (et donc loin des Call of Duty et consœurs où ça tire de partout), mais c’est surtout au niveau du gameplay que ça pêche.

 
Lors de notre installation, on nous prévient qu’il faut éviter de se lever par nous-mêmes pour sortir de couverture, et donc privilégier l’utilisation d’une touche qui ferait l’action pour nous, mais au prix de l’immersion pourtant recherchée. De même, alors que l’Aim Controller propose deux joysticks pour se déplacer librement dans le monde virtuel, Bravo Team n’a pas l’air de vouloir en tirer parti et n’en utilise qu’un, celui pour contrôler l’orientation de la caméra : pour passer d’une couverture à une autre, il faudra viser un endroit prédéfini avec la tête et appuyer sur une touche pour s’y déplacer automatiquement.

 
On est donc loin de Farpoint qui proposait quelque chose de beaucoup plus immersif et nerveux, puisqu’on se retrouve ici face à un simple jeu simulant un stand de tir dans un décor de guerre : ce n’est pas l’aspect coopératif qui va rattraper le coup puisque l’équipe ne sera pas particulièrement mise au défi par les ennemis, qui nous tombent dessus de façon assez classique et qui semblent dotés d’une intelligence artificielle au ras-des-pâquerettes. Après avoir dézingué du méchant sans grande passion, on a droit à une petite cinématique où un hélicoptère menace de s’écraser juste devant nous… mais l’illusion ne tient plus, on n'a pas particulièrement envie de connaître la suite de ce scénario qui s’annonce pourtant palpitant (ou pas).

À l’ouest, rien de nouveau


Bravo Team
Curieusement, on ne remarque pas beaucoup d’aliasing sur Bravo Team, mais cela peut s’expliquer par plusieurs choses : le jeu tourne probablement sur PS4 Pro, les effets visuels ne sautent pas aux yeux et se comptent sur les doigts d’une main, mais le jeu est surtout très linéaire et dispose d’un espace de jeu très réduit comparé aux autres expériences créées pour le PlayStation VR. Côté direction artistique, elle se veut réaliste et se décide donc à nous offrir une palette de couleurs dépressives et plates, tel un 14 juillet sans feux d’artifice.

 
Cela n’est pas vraiment rattrapé par l’audio puisque, si l’on est censé être sous pression constante, on n'a rien niveau musique qui va appuyer cela : les seuls sons qui vont sortir du casque sont les bruitages d’explosions ou de coups de feu, mais rien de vraiment saisissant. On comprend la volonté de réalisme des développeurs, mais celle-ci n’a pas l’air d’être exécutée avec passion pour fournir une expérience inoubliable au joueur : même en coopération avec un pote, tirer sur des cibles les unes après les autres dans un contexte aussi plat ne va pas rendre le jeu plus amusant pour autant.
Vous l'aurez donc compris, Bravo Team ne brille pas par son originalité : dans le parc de jeux disponibles pour le PlayStation VR, celui-ci est probablement l’un des moins convaincants. Si l’idée de base avait de quoi séduire sur le papier, c’est son gameplay vieux d’une vingtaine d’années qui gâche un peu le potentiel du titre. On a probablement sous nos yeux un projet lancé par quelques développeurs de Supermassive Games (qui nous avaient pourtant mieux convaincus sur leurs précédents titres) laissés en roue libre et qui voulaient expérimenter avec l’accessoire, mais sans vision créative derrière. Bravo Team devra donc faire du chemin avant de nous convaincre.
 
Preview écrite en collaboration avec Jisters
30 juin 2017 à 10h13

Par Ratchetlombax

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