Test : Jurassic World Evolution

Jurassic World Evolution - PS4

Genre : Gestion de grosses bestioles

Date de sortie : 12 juin 2018

Genre
Gestion de grosses bestioles
Date de sortie
12 juin 2018 - France
Développé par
Frontier Development
Edité par
Frontier Development
Disponible sur
PC, PS4, Xbox One
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans

Ah, les dinos. Qui n'a jamais rêvé d'en avoir un dans son jardin, et ce malgré le danger évident que ça représente ? Hé bien c'est désormais presque possible grâce au tout nouveau jeu de gestion made in Frontier Developments (responsable de l'excellent Planet Coaster) et baptisé Jurassic World Evolution. Alors, avez-vous l'âme d'un directeur de parcs d'attractions potentiellement mortels ?

Test effectué à partir d'une version PS4

Jurassic World Evolution prend place sur un archipel divisé en six îles : cinq d'entre elles sont autant de parcs à fabriquer et faire tourner, et la sixième étant en fait un gros bac à sable à l'argent illimité. Évidemment, tout ce beau monde n'est pas disponible dès le départ, et il faudra réaliser de bons scores avec les parcs pour débloquer les îles suivantes. Par exemple, la seconde devient jouable lorsque le premier parc atteint la note de trois étoiles sur cinq. Tous ces niveaux ont bien entendu leurs points forts et faibles, histoire de varier un peu les plaisirs. Ainsi, le premier est très tranquille mais relativement petit, là où le second est un peu plus grand mais souffre de fréquentes tempêtes tropicales pouvant endommager les installations, et ainsi de suite. Il s'agit évidemment là d'un grand classique du jeu de gestion : tu joues, tu deviens meilleur, donc on te met face à de nouveaux challenges à surmonter, ces derniers devenant de plus en plus ardus. Précisons tout de même que le soft de Frontier Developments reste assez facile à appréhender par rapport à d'autres du même genre, et même les plus néophytes devraient pouvoir s'en sortir sans trop de mal, notamment grâce à une trésorerie qui se remplit bien vite.
 

Down with the Jurassickness

Mais pour avoir de l'argent, il faut tout de même savoir construire ce qu'il faut quand il faut. Ainsi, en toute logique, on pense dès le départ à créer des dinosaures, qui sont tout de même l'attraction principale du parc. Seulement voilà, les visiteurs aiment aussi dépenser leur argent dans d'autres choses, comme de la nourriture, des souvenirs ou encore des chambres d'hôtel. Au joueur donc de placer tous ces éléments de manière stratégique, mais aussi de choisir la qualité de la prestation proposée, le prix ou encore le nombre d'employés bossant sur place, sachant que le moindre changement se voit en direct via une balance entre les bénéfices et les pertes. La gestion des visiteurs n'est toutefois qu'une partie du boulot, le directeur du parc devant aussi assurer leur sécurité. Il faut donc aussi penser à construire une caserne pour les gardes, qui se déplacent en jeep (contrôlable directement par le joueur), ou pour l'unité de confinement qui effectue son boulot à bord d'un hélicoptère et sert essentiellement à endormir et déplacer des dinosaures qui se seraient échappés, par exemple. Et, par dessus le marché, il ne faut pas oublier de relier tout ça au système d'électricité, en construisant plusieurs centrales si nécessaire, et d'allées, les gens de Jurassic World Evolution ne se déplaçant apparemment pas en dehors des sentiers battus.
 
Jurassic World Evolution

Bon, c'est bien beau tout ça, mais les dinosaures, alors ? Hé bien ils ne sortent pas de nulle part : il faut d'abord lancer une expédition (via le centre dédié), puis analyser les fossiles ramenés (là encore via un bâtiment dédié) afin de compléter le génome d'une espèce. Une fois celui-ci à 50%, le dino est viable et une incubation peut être tentée. Et là, une fois la bête lâchée dans son enclos, le miracle opère : on reste bouche bée devant notre nouveau bébé et on ne peut s'empêcher de le regarder sous toutes les coutures, vérifier qu'il se porte bien, qu'il a accès à l'eau et à la nourriture, et que les conditions de son confort sont remplies. Car, évidemment, ils peuvent ne pas se sentir bien et il s'agit alors au joueur de voir ce qu'il faut changer pour l'aider : moins de forêt, plus de prairie, un isolement total ou au contraire la vie en communauté... Chacun a des ''demandes'' différentes et, si jamais son confort baisse drastiquement, il n'hésitera pas à défoncer son enclos pour foncer sur la foule. Ce qui est relativement dramatique lorsqu'il s'agit de carnivores, d'autant plus que cela coûte très cher en procès si jamais un touriste se fait boulotter... Sachant qu'il y a une bonne quantité d'espèces à découvrir, on pourrait vite se perdre. Heureusement, elles ne se débloquent qu'au compte-goutte et l'on a donc le temps de bien apprendre les comportements des uns avant de tenter l'incubation des autres.
 
Jurassic World Evolution

Jurassic Parking

Il est également possible de faire rentrer encore un peu plus d'argent en faisant augmenter le prestige d'un ou de plusieurs dinosaures choisis. Ainsi, en faisant des recherches au laboratoire, le joueur peut débloquer des éléments à rajouter aux bâtiments (des gardes plus efficaces, par exemple) mais aussi à ses petits protégés. On peut par exemple changer la couleur de leur peau, augmenter leur santé, leur attaque et ainsi de suite. Évidemment, toutes ces modifications coûtent de l'argent et l'incubation a moins de chances d'aboutir (et donc tout cet argent est jeté par les fenêtres), mais le dino qui en ressortira aura un prestige plus imposant, et les visiteurs se bousculeront pour venir le voir. Il est aussi possible de le faire grimper en le faisant se battre avec d'autres, ce qui fonctionne essentiellement avec les carnivores, généralement assez peu enclins à vivre en communauté (à l'exception de certains, comme les vélociraptors). Attention, tout ceci reste parfaitement optionnel, et vous pouvez tout à fait vous faire du blé sans jouer aux apprentis chimistes avec les œufs ni même en organisant des combats. Mais si jamais vous décidez de faire grimper le prestige d'un dino, n'oubliez pas de faire en sorte que les visiteurs puissent bien le voir, via par exemple des tours panoramiques ou des gyrosphères... Sachez d'ailleurs qu'il est aussi possible de ne créer que des herbivores, ou à l'inverse seulement des carnivores. C'est vous le boss, vous faites ce que vous voulez. Vous pouvez même, si vous le désirez, ne pas vous plier aux exigences des branches Science, Divertissement et Sécurité, même si l'accomplissement des quêtes de chacun permet de débloquer des récompenses (et de l'argent) parfois très utiles.
 
Jurassic World Evolution

Car oui, si vous le désirez, vous pouvez également accepter et remplir des contrats dans trois domaines différents et cités juste au-dessus. L'intérêt ? Faire augmenter votre réputation chez tous ces gens-là, qui finiront par vous donner des missions plus complexes et aux récompenses bien plus intéressantes. Il sera question, par exemple, d'empêcher une coupure de courant pendant un temps donné, de créer un dinosaure particulier, d'aller fouiller un endroit spécifique voire d'avoir un revenu par minute de, admettons, 300.000 dollars. Attention tout de même, car réussir un contrat pour la branche Science, par exemple, fera aussi baisser votre réputation chez les deux autres. A vous de voir qui vous voulez privilégier, sachant évidemment que les récompenses sont liées à chaque branche, avec par exemple plus de bâtiments pour le Divertissement, ou de recherches pour la Science. Bref, il y a de quoi faire dans Jurassic World Evolution, et l'on s'ennuie rarement. Une très bonne nouvelle, car il est impossible d'arrêter ou d’accélérer le temps. Une décision surprenante au premier abord, mais finalement plutôt logique, obligeant le joueur à réagir au quart de tour si jamais l'un de ses protégés s'échappe de son enclos afin d'éviter le bain de sang...
 
Jurassic World Evolution

Ray Park

Si vous avez lu le test jusque là, vous vous dites sans doute que Jurassic World Evolution est un bon titre, et vous auriez raison. Malheureusement, il n'est pas non plus parfait et n'échappera pas aux quelques critiques qui vont suivre. Par exemple, où sont les dinosaures volants et aquatiques ? Certes, il y a beaucoup d'herbivores et de carnivores à créer et chouchouter, mais pourquoi ne pas avoir proposé ces autres variétés ? C'est dommage, tout comme l'absence de quelconques éléments de personnalisation. Et là, c'est franchement étonnant, car Planet Coaster propose un nombre assez aberrant d'éléments de customisation. Ici, pas moyen de placer la moindre fontaine, le moindre pot de fleur, ni même de modifier le look des bâtiments. Le joueur doit se contenter de ce qu'ont créé les développeurs de chez Frontier Developments. Et, là encore, c'est vraiment dommage, car on aurait aimé pouvoir véritablement créer le parc de nos rêves... Mais ça aurait été compliqué, la faute également au système de placement des bâtiments, franchement désagréable par moments. Lorsque l'on a un petit bout d'allée qui traîne ou une petite pente un peu vilaine, impossible de construire. Il faut soi-même prendre la peine de supprimer l'élément dérangeant ou modifier le terrain, avec un outil pas vraiment pratique à utiliser. Évidemment, ce n'est là que du chipotage, mais il est assez agaçant de devoir passer de longues secondes à poser un foutu fast-food parce que l'inclinaison du terrain était capricieuse...
 
Jurassic World Evolution

On peut noter aussi d'autres petites choses incohérentes, comme par exemple l'impossibilité de choisir le prix de l'entrée du parc, mais ça ne représente pas grand-chose par rapport au plaisir que l'on prend en jouant. Un plaisir qui passe aussi par les mirettes, Jurassic World Evolution étant un très joli titre, avec des dinosaures franchement bien modélisés, des jeux de lumière saisissant ou encore une météo relativement réaliste. Les fans de la saga cinématographique seront également ravis de savoir que le doubleur français de Jeff Goldblum est de la partie en tant que Ian Malcom, histoire de commenter ce que vous faites, sans oublier de vous mettre en garde sur la dangerosité d'un tel parc... Côté musiques, évidemment, on ne pouvait pas faire sans les pistes des films, et l'on apprécie également que – même si c'est plus anecdotique – les nombreuses annonces ingame (bienvenue au parc, état d'alerte activé, etc) ont été doublées dans une quantité de langues assez impressionnante. Et il y aurait encore beaucoup, beaucoup d'autres choses à dire concernant le dernier bébé de Frontier Developments, mais ce serait aussi gâcher le plaisir de la découverte.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Quelle bonne surprise que ce Jurassic World Evolution ! Si l'on pouvait craindre un jeu ''commande'', d'autant plus que sa sortie coïncide avec celle du dernier film en date, il n'en est rien. Frontier Developments signe là un très bon jeu de gestion, un peu trop facile peut-être (en tout cas si l'on veut avancer ''en ligne droite'', sans faire aucune mission), mais qui propose malgré tout un tas de choses à faire, à voir, à gérer et à apprendre, comme par exemple les conditions de confort de chaque espèce de dinos. Certains soucis viennent certes émailler l'expérience, comme l'absence d'éléments de personnalisation ou le placement des bâtiments parfois relou, mais on oublie vite tout ça lorsque l'on voit son premier Tricératops sortir de l'incubation et se mettre à gambader joyeusement dans son enclos. A quand la possibilité de leur envoyer des joujous ?

Points positifs

  • Très joli
  • La création des dinosaures, forcément
  • Plein, plein de choses à faire
  • Bonne maniabilité à la manette sur consoles
  • La liberté de faire ou non les missions
  • Pouvoir piloter les véhicules pour remplir les mangeoires, soigner les dinos, etc
  • De la gestion prenante

Points négatifs

  • Personnalisation zéro
  • Le placement des bâtiments parfois compliqué
  • Pas de dinos aquatiques ou volants

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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