Test : Watch Dogs Legion - PS4

Watch Dogs Legion - PS4

Watch Dogs Legion - PS4

Genre : Action / Aventure

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Le premier Watch Dogs avait créé l’événement lors de son annonce à l’E3. Puis, lors de la sortie, le soufflé était vite retombé, la faute à une promesse pas entièrement tenue. Pourtant, cela n’a pas empêché le succès et les suites d’apparaître, et c’est ainsi qu’aujourd’hui nous sommes face au troisième épisode de la série nommé Legion. Pour reconquérir une légion de fans ?

Test effectué à partir d'une version PS4

Watch Dogs Legion prend place dans un futur proche où la technologie est un peu plus avancée. Londres est sous la domination d’une entreprise militaire nommée Albion à la suite d’une série d’attentats dont Dedsec est l’auteur présumé. Comme vous vous en doutez, il s’agit en fait d’une machination et, en tant qu’agent de Dedsec, il sera de votre devoir de reconquérir la ville et de laver l’honneur du groupe de hackers. On est dans un schéma très classique dans la série, à savoir le petit groupe de hackers contre la grosse entreprise. La seule originalité ici est que vous ne contrôlez pas un héros mais un groupe. Au début de l’aventure, Dedsec est décimé et il faut donc tout reconstruire. Vous aurez la possibilité de choisir le premier personnage dans une liste en fonction de ses compétences particulières. Puis, en partant de ce personnage, vous pourrez commencer votre recrutement et ainsi former un réseau tentaculaire.

Under the Watch

Le recrutement peut se passer de différentes manières. Tout d’abord, comme dans tous les Watch Dogs, vous pourrez accéder aux données des passants dans la rue afin d’établir leur profil. S’ils aiment Dedsec, parlez-leur. S’ils n’aiment pas... faites-les changer d’avis ! Le changement d’avis ne peut se faire qu’après avoir débloqué une compétence de profilage avancée. Et que faut-il faire, alors ? Se rendre à un endroit précis, à une heure précise, et rendre un service. Puis, ensuite, parler à la personne et rendre un nouveau service à travers une mission. Une fois la mission accomplie, vous aurez un nouveau membre dans votre équipe. Le recrutement qui ne nécessite pas un changement d’avis se fait seulement à travers la mission, mais ce n’est pas tout puisque vous pouvez aussi recruter quelqu’un en vous promenant dans la rue. Un militaire agresse un passant ? Sauvez-le et il rejoindra Dedsec. Vous croisez l’harceleur d’une recrue potentiel ? Eclatez-lui la tronche et, en remerciement, sa victime rejoindra Dedsec. Vous croisez l’ami d’un membre ? Vous avez sûrement déjà compris la mécanique. 

Watch Dogs Legion

Cette mécanique peut paraître répétitive, et elle l’est, mais elle apporte quelque chose de bienvenu au titre. On pourrait dire un aspect « tactique », si vous le souhaitez. Tous les membres du groupe ont des capacités différentes, vous pourrez donc aborder les missions sous différents angles selon le membre choisi. Vous voulez de la discrétion ? Optez pour un espion. De la bagarre ? Pourquoi pas une boxeuse à mains nues ? Une personne ne sera pas suffisante ? Allez-y en groupe. C’est d’ailleurs ce qui vous est recommandé au début de ce Watch Dogs Legion : travailler en groupe. Si on se laissera prendre au jeu au début, par la suite on laissera tomber petit à petit cet aspect pour une raison très simple : Watch Dogs Legion est facile. Les missions à accomplir sont très faciles, les gardes pas très intelligents, il est facile de s’infiltrer ou d’aller à la confrontation et l’aspect groupe rend le tout encore plus facile. Si vous mourrez lors d’une mission, ce n’est pas un problème car votre personnage sera soit arrêté, soit blessé, et vous ne pourrez pas l’utiliser pendant un temps donné. Cependant, vous pourrez continuer la mission avec un autre personnage qui, lui, aura le champ libre. C’est dommage, le système de groupe était une bonne idée mais on aurait aimé des missions peut-être mieux designées pour cette mécanique qui, ne l’oublions pas, est l’atout number one de ce nouvel épisode.
 
Watch Dogs Legion

Watch Machine

 
Pourquoi avons-nous autant parlé d’une mécanique ? Parce que, en dehors de ça, si vous avez fait les deux précédents Watch Dogs, vous ne serez pas dépaysés par ce nouvel épisode. On va d’un point à un autre pour accomplir des missions, on se ballade dans un monde ouvert où il y a des activités annexes permettant de reconquérir des quartiers de la ville. On gagne de l’argent et des points tech, on s’améliore, on hack et on s’amuse. La formule n’a pas beaucoup évolué, voire même pas du tout. En fait, Watch Dogs c’est un peu comme Assassin’s Creed : on prend les mêmes et on recommence, on ajoute juste un petit truc et on met le tout dans un nouveau lieu. Ici, c’est Londres : se balader dans une version légèrement futuriste de la capitale anglaise est un réel bonheur, surtout par des temps de confinement. Si vous connaissez la ville, il est très plaisant de se promener et de rechercher la version virtuelle des endroits que vous connaissez et appréciez. Et puis, pour une fois, en tant qu’européens on a l’impression que l’action ne se passe pas si loin de nous.

Watch Dogs Legion

Le choix de Londres ainsi que le scénario du jeu ajoutent un aspect très V pour Vendetta, et là aussi on ne peut qu’apprécier. Le choix de placer l’action dans un futur qui n’est pas dans 20 ans mais qui pourrait être dans 3 ans offre aussi plus d’implication, et force de constater que certains sujets deviennent parfois très réalistes. En revanche, dans ce futur, le World’s End a fermé et vivre dans un monde où ce pub n’existe plus n’est pas acceptable ! Techniquement, ben… Là aussi, c’est comme d’habitude. Pas incroyable, mais pas mauvais non plus. C’est plutôt beau, mais vous rencontrerez parfois des bugs, ce qui est devenu un incontournable du monde ouvert. Mais on pardonne facilement, et cela grâce aux nombreux petits clins d’œil dissimulés dans toute la ville. Si Londres vous manque, jouez à Watch Dogs Legion.
Watch Dogs est en fait une toile sur laquelle il y avait un dessin qui était beau. Puis, comme le dessin était beau, on a choisi de l’améliorer plutôt que de vraiment proposer quelque chose de nouveau. On est donc ici face à une formule qui marche réutilisée. Est-ce un mal ? Non, en tous cas pas pour le moment. On aurait aimé plus de prise de risque et quelque chose de nouveau mais, en attendant, on a juste quelque chose qui fonctionne. Watch Dogs Legion, c’est votre Clio tunée en attendant votre Porsche. Ce n’est pas une Porsche, mais vous l’aimez quand même.
03 novembre 2020 à 12h03

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Points positifs

  • Londres
  • Le recrutement
  • Inspiration de V pour Vendetta

Points négatifs

  • Peu original
  • Répétitif
  • Pas beaucoup de nouveautés

Gribouillé par...

Mystère Mask

Mystère Mask

Inventeur du claquement de porte

Né en 1823 mais immortel grâce à un pacte passé avec Nicolas Cage, ce gus a eu l'idée de génie de faire breveter le claquement de porte, ainsi il empoche des royalties à chaque fois que dans le monde une porte se ferme un peu trop brutalement. C'est pour ça qu'après six titres de champion du monde poids lourd de Mahjong acrobatique il a décidé de se cloîtrer dans son chateau de Bavière dans lequel il peut passer ses journées à jouer à tout ce qu'il trouve et partager son avis... Même si personne n'en veut.
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