Test : Age of Wonders : Planetfall

Age of Wonders : Planetfall - PS4

Genre : 4X

Date de sortie : 06 août 2019

Genre
4X
Date de sortie
06 août 2019 - France
Développé par
Triumph Studios
Edité par
Paradox Interactive
Disponible sur
PC, PS4, Xbox One
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network

Dernier épisode en date d’une longue série, Age of Wonders : Planetfall est désormais disponible sur nos PC, PS4 et Xbox One. L’occasion pour les fans du genre de se plonger dans cette licence mêlant habilement la gestion à la Civilization et les combats à la XCOM.

Test effectué à partir d'une version PS4

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Age of Wonders : Planetfall, le titre propose une ambiance sci-fi, le tout se déroulant dans l’espace, dans un futur éloigné. Un empire autrefois nommé Star Union n’existe plus et les espèces déambulant dans la galaxie tentent de se faire une petite place au soleil. C’est dans ce contexte pas franchement jo-jo que démarre Planetfall, qui propose avant toute chose aux joueurs un mode Campagne. Si ce dernier permet de prendre les commandes et de s’habituer à toutes ces races, il reste néanmoins relativement décevant. Si l’on met de côté l’histoire, rarement très intéressante dans un 4X, il faut bien avouer que les missions proposées sont rapidement lassantes car très répétitives. Plus on enchaîne les maps et plus on a l’impression d’encore et toujours refaire les mêmes choses… Dommage mais, là encore, il faut en passer par là pour maîtriser tout ce beau monde, surtout si c’est le premier Age of Wonders que l’on touche. Car il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à apprendre.

Captain Planet

Car même si un tutoriel est proposé, celui-ci reste assez succinct, et en plus pas toujours très clair. Vous voilà prévenus : si vous n’êtes pas habitués à cette série, il faudra vous accrocher, Age of Wonders : Planetfall ne se laissant pas domestiquer facilement. Mais il serait dommage d’abandonner, car c’est au bout de plusieurs heures que l’on découvre réellement le potentiel du titre de Triumph Studios, qui mêle donc comme indiqué plus haut la gestion à la Civilization et les combats à la XCOM. S’ils peuvent être joués automatiquement, il serait dommage de passer à côté de ces derniers. Non seulement ils sont plutôt bien foutus, mais aussi et surtout parce que l’IA ne se montrera pas très efficace en mode automatique, faisant un peu n’importe quoi avec vos unités et vous en faisant perdre de manière stupide.

Age of Wonders : Planetfall

Une fois un combat enclenché, le joueur se retrouve donc dans une arène plus ou moins grande et dans laquelle il doit déplacer ses troupes et attaquer les ennemis (avec un taux de réussite affiché), le tout au tour par tour. De ce côté, les habitués des XCOM et autres titres du genre ne seront pas vraiment dépaysés puisqu’il s’agit d’un grand classique : on avance d’un certain nombre de cases, on se met à couvert, on attaque avec son arme principale ou avec une arme secondaire (grenades, par exemple), on soigne ou encore on se met en défense. La stratégie est évidemment de mise, notamment via la manière dont sont tournées les troupes. Un soldat attaqué par le flanc subira ainsi davantage de dégâts, ce qui peut faire de véritables ravages dans les rangs, attention donc à la position de chacun. Évidemment, cet élément est aussi vrai pour les ennemis.

Age of Wonders : Planetfall

Wonder how, wonder why

Il n’y a pas grand-chose de plus à dire en ce qui concerne ces combats, qui se montrent classiques et efficaces. Ils peuvent même avoir un petit côté épique lorsque plus de 40 unités se trouvent dans la mêlée, même si l’on regrette que dans ces cas-là l’affrontement dure une éternité. C’est d’ailleurs un peu le lot du genre, et donc forcément de Age of Wonders : Planetfall : la patience est de mise et il est rarement productif de foncer dans le tas sans réfléchir. Un fait qui se ressent donc dans tous les autres aspects du titre. Là encore, le principe de base est classique. Le joueur doit ainsi créer ses colonies, les améliorer via des arbres débloquant petit à petit de nouvelles technologies, créer régulièrement de nouvelles unités, aller explorer les environs et enfin ne pas oublier de récolter de manière permanente des ressources nécessaires pour réaliser toutes les autres actions précédemment citées.

Age of Wonders : Planetfall

Cet épisode propose quelques grosses nouveautés venant bousculer les petites habitudes des joueurs. On pense par exemple au principe de secteurs et au système d’annexes. Auparavant, les frontières d’une ville s’élargissaient au fur et à mesure que l’influence et la population grandissaient. Ici, c’est différent : la map est divisée en plusieurs secteurs plus ou moins grands où il est possible de poser des annexes, annexes qui pourront par la suite opter pour une spécificité bien utile (au choix, nourriture, énergie, production ou recherche) et qui seront aussi utiles au niveau de l’influence. Un élément poussant le joueur a explorer toujours plus puisque cela lui permet de s’étendre toujours plus rapidement. Et c’est également très important lorsque l’on décide d’attaquer une armée adverse. Au lieu de directement s’en prendre à la ville principale, il est ainsi plus malin de d’abord s’en prendre à ses annexes pour l’affaiblir. Bref, une idée vraiment sympa.

Age of Wonders : Planetfall

Space mountain

Age of Wonders : Planetfall se démarque aussi des ses aînés en ce qui concerne l’apparition de véritables arbres des technologies. Le premier, totalement tourné vers l’aspect militaire, permet de débloquer de nouvelles unités et d’améliorer son armée ; le second se concentre pour sa part sur l’aspect société et gère principalement la gestion des ressources ou encore les bâtiments à construire. De quoi proposer toujours plus de possibilités, même si le joueur se contentera la plupart du temps de se concentrer sur les forces et faiblesses de la race qu’il incarne sur le moment au lieu de s’éparpiller dans tout le reste et de perdre du temps. Dommage, car l’idée était louable, mais un seul arbre mieux fait aurait peut-être été plus efficace. C’est d’ailleurs ce que l’on pourrait reprocher le plus à cet épisode : sa trop grande générosité qui le dessert finalement un peu.

Age of Wonders : Planetfall

Car on ne vous a pas parlé de tout ! Il y a encore beaucoup de choses à dire en ce qui concerne le dernier né de Triumph Studios, comme par exemple les discussions avec les races adverses dans l’espoir d’établir la paix, le nombre hallucinant d’unités et de technologies présentes dans le jeu, la présence de héros ou encore la possibilité de développer et d’équiper des ‘’mods’’ aux armes des soldats (effets incendiaires, soin, etc), venant encore plus élargir le champs des possibles. Sans parler des éléments propres à chaque race… Bref, les développeurs ont peut-être vu un peu trop grand sur bien des aspects. Un travail qu’ils auraient d’ailleurs pu mettre dans la finition technique du titre : il n’est pas rare de voir des textes encore en anglais ou encore de subir quelques bugs, notamment le bouton mettant fin au tour qui ne fonctionne pas !

Article rédigé par Shauni Chan , le

Si vous n’êtes pas un habitué de la série Age of Wonders, ce Planetfall risque de vous faire tourner la tête tant il a de choses à proposer et que tout n’est pas forcément très bien expliqué. Mais si vous résistez quelques heures, vous découvrirez un 4X très efficace, très (parfois trop) généreux dans son contenu et qui vous occupera clairement pendant un bon bout de temps avec son mix bien foutu entre la gestion d’un Civilization et les combats d’un XCOM. Et si vous connaissez déjà la série, vous trouverez ici un épisode solide, bien qu’un peu trop chargé, qui bousculera quelque peu vos habitudes grâce à quelques nouveautés bien senties.

Points positifs

  • Des combats classiques et efficaces
  • Un très bon aspect gestion
  • Hyper généreux sur son contenu…
  • Forcément très prenant

Points négatifs

  • Difficile d’accès pour les nouveaux (avec un tuto peu clair)
  • Quelques bugs, dont certains assez gênants
  • ...Mais parfois un peu trop
  • Une campagne répétitive

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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