Test : Stellaris : Console Edition - PS4

Stellaris : Console Edition - PS4
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Depuis toujours, l’espace fait rêver. Cette dernière frontière, ouvrant sur l’infini, pousse l’humanité à se dépasser techniquement. Le travail actuellement fourni par SpaceX en est, de nos jours, la preuve la plus flagrante. Alors quoi de plus naturel que d’en explorer les possibilités, via la littérature, le cinéma ou le jeu vidéo ? Ca tombe bien, c’est exactement ce que Stellaris propose : nous donner un aperçu de ce que pourrait être cette conquête des étoiles.

Test effectué à partir d'une version PS4


Stellaris

Stellaris prend la forme d’un 4X, sous-genre de la gestion/stratégie popularisé par la série des Civilization. Le programme est donc clair. Avant de rentrer dans le vif du sujet, vous devez paramétrer votre partie : la taille et le design général de votre galaxie ou encore le nombre et l’avancement des empires qui la peuplent sont autant d’éléments, parmi d’autres, sur lesquels vous avez le contrôle. Une fois la partie paramétrée, le seul choix qu'il vous reste à faire est celui de votre empire, et le jeu en compte une bonne quantité. Mais si, malgré cela, vous n’arrivez toujours pas à trouver votre bonheur, il reste possible d’en créer un sur mesure. Si bien que, au final, la partie sera taillée sur mesure, pour vous, selon votre envie du moment.
 

La grandeur naît des débuts modestes

Vous débutez la partie dans votre système natal. Vous n’avez alors qu’une petite flotte de trois vaisseaux pour protéger votre empire balbutiant, et deux vaisseaux civils pour explorer les environs et en exploiter les ressources. Ce sera votre principale activité au début de la partie, le but étant de trouver des ressources et des planètes habitables à coloniser. Si l’exploration et la colonisation de nouveaux mondes sont indispensables à la croissance de votre empire, il ne faut pas négliger la recherche pour autant. Car la découverte de nouvelles technologies optimise grandement l’exploitation des ressources, ainsi que l’efficacité des vaisseaux de votre flotte.
 
Stellaris

EUREKA !

Trois domaines de recherche sont disponibles : physique, science sociale, et ingénierie. Ces trois domaines couvrent un très large éventail de technologies. Mais n’espérez pas planifier vos recherches car, contrairement à la plupart des titres du genre, les arbres de technologies ne sont pas visibles. Le titre vous laisse choisir entre trois technologies par domaine et, lorsque vous lancez une recherche, vous ne savez pas quelle sera la prochaine étape. Cela ajoute un côté surprenant à cette section du jeu, mais ôte également un certain contrôle quant à la direction que prend votre empire. A voir ce qui est le plus important pour vous.
 
Stellaris

Dans le futur...

L’exploration de la galaxie vous amènera à rencontrer de nouvelles civilisations. Certaines seront amicales, d’autres le seront beaucoup moins. A vous de voir comment interagir avec eux : vous pouvez commercer avec eux, leur déclarer la guerre, ou tout simplement les ignorer. Les possibilités diplomatiques sont nombreuses mais très classiques, à quelques exceptions près. Parmis les options diplomatiques qui ont éveillé notre intérêt, il y a les fédérations, permettant à des empires de s'associer. Une option intéressante qui n'intervient que très tard dans la partie. Ceci étant dit, vous ne vous sentirez pas bridés par cet aspect du jeu, et c'est bien là l'essentiel.
 
Stellaris

… dans une galaxie pas si lointaine

Si la diplomatie n’est pas votre tasse de thé, vous avez toujours la possibilité d’envoyer votre armée faire un petit coucou à vos voisins. Mais ne vous attendez pas à devoir élaborer des stratégies élaborées. Dans Stellaris, c’est celui qui a la plus grosse (flotte) qui gagne la bataille. Néanmoins, le titre dispose d’un indicateur de lassitude de guerre. Celui-ci augmente à l’issue de chaque bataille, plus ou moins vite en fonction de divers paramètres. Parmi eux, nous retrouvons l’éthique et les différents traits de votre empire, les technologies à votre disposition, les objectifs du conflit et le temps qui passe. Faire grimper celui de l’ennemi est indispensable pour le faire céder, et plus celui-ci sera élevé, plus vous avez de chances que vos exigences soient acceptées par le parti adverse. Ce système est plutôt intéressant sur le papier, empêchant les joueurs de nature hargneuse de multiplier les conflits plus que de raison. Cependant, cela empêche aussi les guerres éclair, ne visant que la (re)conquête d’un système stratégique, par exemple. Le moindre conflit s’étalant sur le temps, il vous faudra choisir vos combats avec soin.
 
Stellaris

Là où on va, on n’a pas besoin de souris

Le gros enjeu de ce portage sur consoles est la prise en main. En effet, les manettes ne se prêtent en général guère aux jeux de stratégie. Cependant, nous sommes obligés de reconnaître que les équipes de Paradox Interactive ont fait du bon boulot. Les sticks servent à naviguer sur la map, une pression sur L3 permettant de centrer la caméra sur l’unité actuellement sélectionnée, tandis que la croix directionnelle permet d’accéder aux menus, répartis sur les quatre bords de l’écran, et d’y naviguer. Tout n’est pas parfait, mais ces contrôles permettent tout de même d’accéder aisément aux options souhaitées. Nous regrettons seulement que le menu de gestion de nos unités, regroupant nos vaisseaux, stations spatiales et planètes, soit si vite surchargé.
 
Stellaris

A la vitesse de la limace

Mais le vrai défaut du jeu, celui qui le rendra insupportable pour certains, c'est son rythme très lent. D’un certain point de vue, c’est cohérent. Quand, dans un Civilization, on explore une vallée ou une forêt, dans Stellaris nous découvrons des systèmes solaires et en scannons les planètes. Les kilomètres deviennent des années lumière. Alors, forcément, malgré vos vaisseaux dernier cri, les déplacements de vos unités prennent beaucoup plus de temps. Surtout que nous sommes en présence d’un jeu en temps réel. Le titre vous permet d’accélérer la vitesse de jeu, mais même avec ce paramètre au maximum le titre reste lent, au point que certains le trouveront soporifique.

Stellaris

Stellaris a de sérieux atouts à faire valoir. Profond en terme de gestion, il saura vous impliquer dans le développement scientifique et administratif de votre empire. Cependant, son rythme, très lent, et ses combats trop basiques l’empêchent d’atteindre les maîtres du genre. Il reste tout de même plaisant à jouer, en attendant un Civilization VII ou un Endless Space 3.
22 juin 2020 à 12h18

Par

Points positifs

  • La conquête des étoiles, c'est toujours un kiff
  • Très complet
  • Concevoir ses vaisseaux

Points négatifs

  • Un rythme lent, limite soporifique
  • Des combats simplistes
  • Globalement austère
  • L'aspect "aléatoire" des recherches

Gribouillé par...

pattoune

pattoune

Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.
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