Test : Persona 4 : Golden

Persona 4 : Golden - PSVita

Genre : Jeu de rôle

Date de sortie : 22 février 2013

Genre
Jeu de rôle
Date de sortie
22 février 2013 - France
20 novembre 2012 - USA
14 juin 2012 - Japon
Développé par
Atlus
Edité par
Atlus
Disponible sur
PSVita
Modes de distribution
Boutique

Qui n’a jamais rêvé de passer une année en tant qu’étudiant dans un lycée japonais ? Allez, avouez ! A vous les petites japonaises en tenue d’écolière qui font rêver l’otaku qui est en vous, ou au contraire, à vous le japonais puceau qui ne demande qu’à trouver l’amour dans vos bras ! A vous les clubs étudiants dans lesquels vous pourrez montrer qui a la plus grosse ! Ça tombe bien, Persona 4 va vous permettre de réaliser votre rêve et vous glisser dans la peau d’un étudiant japonais pendant 1 an. 1 an c'est court !

Test effectué à partir d'une version PSVita

 
 
Tout commence avec votre déménagement de la grande ville vers la campagne, chez votre oncle, car vos parents ne peuvent plus s’occuper de vous à cause de leur travail. Cela implique une nouvelle vie, un nouvel environnement, il va vous falloir tout reconstruire. Je ne sais pas si vous êtes déjà allés dans la campagne japonaise, mais il n’y a pas grand-chose à faire là-bas. Pas de Pachinko, pas de Game-Center, juste un petit bar glauque où se réunissent les gens les plus bizarres du village.
Pourtant notre héros ne va pas avoir le temps de s’ennuyer avec le serial killer qui sévit dans la bourgade. Depuis peu, des victimes sont retrouvées mortes, pendues en pleine ville, après avoir disparu mystérieusement pendant quelques jours. Ajoutez à cela l’étrange capacité que se découvre le héros de pouvoir traverser l’écran de la télévision pour rejoindre un monde atypique où règnent les reflets les plus sombres du subconscient humain, les ombres, et vous pouvez conclure que non, finalement on ne va pas avoir le temps de s’ennuyer.
 

J'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiste

D'ailleurs, il semblerait que les victimes aient un lien étroit avec ce monde parallèle. Un programme de télévision un peu spécial, qui ne serait diffusé que les soirs de pluie à minuit, montrerait ces fameuses victimes en plein show avant leur exécution. Rapidement vous allez vous rendre compte que vous pourrez leur porter secours en allant botter les fesses de ces ombres qui ne sont finalement pas du tout sympathiques. En clair, il va falloir vous battre.
Le système de combat est du tour par tour classique, mais efficace, qui insiste beaucoup sur l’utilisation des faiblesses de l’ennemi afin de maximiser les dégâts. Si vous utilisez un élément contre lequel la créature adverse est sensible, cette dernière s’effondrera au sol ce qui vous permettra de refaire une action. Si tous les adversaires sont à terre il vous sera alors possible d’effectuer une attaque de groupe supplémentaire. Tout l’intérêt réside donc dans la découverte de ces faiblesses. Le héros et ses compagnons ne seront pas seuls et auront la possibilité d’utiliser d’étranges alter-ego se prénommant les Persona, afin de se défendre.
 

Quand on perd son As (on fait moins le malin)

Un Persona, on ne sait pas trop ce que c’est. Est-ce une créature de la même espèce que les ombres peuplant ce monde parallèle, ou est ce tout simplement une projection du subconscient des gens entrant dans le monde de la télévision ? Quoi qu’il en soit il sera nécessaire que les héros vainquent leur part obscure pour pouvoir les utiliser, ce qui donnera lieu à des situations la plupart du temps embarrassantes pour nos héros mais tellement drôles pour nous. Le jeu se divise en "chapitres" durant lesquels vous avez un temps limité pour sauver les personnes emprisonnées dans cette dimension. Il vous faudra entrer dans un donjon à l’image des complexes les plus profonds de la victime. Par exemple, il vous faudra courser le doppelgänger de la victime courant pratiquement à poil dans un sauna géant. Cette dernière sera protégée par des monstres body-buildés se battant à coup de roses de façon extrêmement efféminée. Complètement déjanté. La victime a en effet du mal à accepter son attirance pour les êtres du même sexe qu'elle et le fait ressentir en le projetant dans la dimension des ombres. Les thématiques abordées sont en général très intéressantes et intelligemment traitées.
Malheureusement les donjons sont tous sur le même format et très répétitifs. Il suffit de trouver la sortie après une suite de couloirs labyrinthiques et d'accéder à l’étage supérieur, ainsi de suite jusqu’au sommet du donjon où le boss vous attend. Ce n’est pas très passionnant, mais le système de combat et la gestion de vos personnages et des Persona vous pousseront pourtant à revenir sur le terrain.
 

Fuuuuuusion !

Le système de gestion des Persona, typique des Megami tensei, est profond et il vous faudra du temps pour apprendre à le maîtriser, surtout si vous comptez finir le jeu à 100 %. Il faut savoir que seul le héros principal, vous, a la capacité de posséder plusieurs Persona à la fois et d'en changer en plein combat. Pour vous procurer de nouveaux Persona il y a deux façons possibles. La première est de les récupérer à la fin d'un combat. De temps en temps on vous propose de choisir parmi plusieurs cartes dont certaines sont des Persona. La seconde, la plus amusante, et de fusionner ces Persona récupérés au préalable pour en obtenir un encore plus puissant. Les fusions peuvent se faire entre deux créatures, mais aussi trois, quatre voire plus. Vous passerez donc beaucoup de temps à essayer d'obtenir le compagnon parfait, surtout que le résultat des fusions dépendra du jour de la semaine pendant lequel vous la faite, ainsi que du type de Persona que vous voulez créer.
Il existe une dizaine de types différents et chacun est lié à une personne dans le monde réel par un S-link. C'est ici que cela devient extrêmement intéressant. Le S-link, pour Social link, représente le degré d’intimité que vous avez avec la personne concernée. Plus vous êtes intimes ( en amitié ou en amour) plus les bonus octroyés à ce type de Persona seront puissants. Il vous faudra donc pendant votre temps libre entretenir vos relations sociales.
 

Amour, gloire et beauté

Il ne faut pas oublier que vous êtes un étudiant, il vous faudra donc aller en cours, avoir de bonnes relations avec vos camarades, et bien faire vos devoirs. Une gestion parfaite de votre emploi du temps est indispensable pour être le plus efficace possible, car chaque action que vous entreprendrez vous coûtera du temps. Sur une journée vous aurez la main à deux moments, après les cours et le soir, et vous ne pourrez choisir qu'une activité pour chaque moment. Choisissez bien car cela vous apporte un point de caractéristique en rapport avec votre pratique. Étudiez et vous gagnerez en connaissance, faites du théâtre et vous gagnerez en expression, et ainsi de suite. Chaque caractéristique vous permet, à l'instar d'un jeu de rôle papier, d'avoir un panel d'actions plus large. Par exemple si vous êtes peu courageux vous ne pourrez pas demander à une fille de sortir avec vous directement, si vous l’êtes vous pourrez être plus direct dans votre approche.
Si la première composante de votre vie d’étudiante est d’améliorer vos caractéristiques, la seconde, et surement la plus importante, est de vous occuper de vos relations, et plus précisément de vos S-Link. A vous les joies de la drague et des sorties en amoureux en faisant l’école buissonnière. Sécher les cours pour des amourettes n'a jamais été aussi éthique et moral car, au final, c'est pour devenir plus fort et sauver les gens des griffes des ombres. Malheureusement le jeu ne s'adressera qu'à un public masculin ce qui est dommage car Persona 3 permettait de choisir un héros féminin.
 

L’éternité c'est long, surtout vers la fin

Oui mesdames et messieurs, soyez prévenus ! Persona 4 , comme tous les jeux de cette série d'ailleurs, est extrêmement long. Normal vu la richesse du contenu proposé. Entre votre vie étudiante, vos relations avec les gens, vos excursions dans le monde de la TV, la gestion des Persona et évidement l'intrigue principale qui vaut le détour, il va vous en falloir du temps ! En plus il y a des quêtes secondaires et des boss optionnels en général bien corsés avec équipements supérieurs à la clef ! La durée de vie est de l’ordre d'une centaine d'heures de jeu si vous comptez le finir a 100 %, peut être même plus si vous poussez le niveau de difficulté au maximum, ce qui est conseillé car le jeu a vu sa difficulté de base réduite par rapport à son ancêtre sur PS2, du moins si vous voulez du challenge du vrai, car le jeu reste difficile. Ne vous inquiétez pas, l'ambiance sera là pour accompagner vos longues heures de jeu. Graphismes et musiques sont très agréables et il vous sera encore plus difficile de lâcher votre console.
 

Article rédigé par Wildchoc , le

D'aucun dirait que la PSVita est en manque de jeux. Si d'une part cette affirmation est fausse, avec Persona 4 elle l'est d'autant plus. A moins que vous soyez allergiques aux RPG japonais, c' est un "must do" comme on dit dans le Larzac, et ne pas s'y essayer serait une faute grave. Pour les allergiques, Persona 4 reste atypique de par son univers et sa maturité dans les thèmes qu'il aborde. Peut être que vous aussi vous devriez craquer ?

Points positifs

  • Les combats
  • La vie étudiante
  • Draguer
  • Univers original
  • Durée de vie ultra longue

Points négatifs

  • Donjons redondants
  • Ultra long

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

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