Test : Danganronpa Another Episode : Ultra Despair Girls

Danganronpa Another Episode : Ultra Despair Girls - PSVita

Genre : Action / Visual Novel

Date de sortie : 04 septembre 2015

Genre
Action / Visual Novel
Date de sortie
04 septembre 2015 - France
Développé par
Spike Chunsoft
Edité par
NIS America Inc.
Disponible sur
PS4, PSVita
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network

Lorsqu'il est sorti sur PS Vita début 2014 en France, DanganRonpa : Trigger Happy Havoc s'est immédiatement imposé en tant que visual novel faisant partie du haut du panier. Bien écrit, haletant, glauquissime à souhait, doté de personnages attachants, il a su convaincre les fans du genre. Tout comme sa suite d'ailleurs, qui est arrivée quelques mois après. C'est aujourd'hui un épisode spin-off, mêlant visual novel et TPS, que propose Spike Chunsoft à ses fans. La combinaison gagnante ?

Test effectué à partir d'une version PSVita

Il faut avant tout mettre les choses au clair : si vous n'avez fait aucun des deux autres opus, vous serez légèrement largués face à ce DanganRonpa Another Episode : Ultra Despair Girls. Certes, l'histoire est parfaitement compréhensible, mais les références et les clins d’œil aux épisodes précédents sont tellement nombreux qu'il serait franchement dommage de passer à côté. Ce nouveau titre suit donc les aventures de Komaru Naegi, sœur du héros de DanganRonpa premier du nom, qui est depuis plus d'un an prisonnière d'un geôlier inconnu qui la garde enfermée dans un appartement, lui fournissant des repas tous les jours ainsi que quelques magazines pour la tenir occupée.

Mais un jour, la routine bascule : des dizaines de Monokumas se mettent à l'attaquer. Sauvée in extremis par Byakuya, ce dernier lui donne une arme prenant la forme d'un porte-voix et lui indique d'aller retrouver ses collègues de la Future Fondation. Évidemment, rien ne se passe comme prévu et la voilà en train d'errer dans Towa City, ville dévastée par des enfants s'en prenant aux adultes, ces bambins suivant les ordres de cinq leaders tout aussi jeunes. Elle va bien vite trouver l'aider de Toko Fukawa, aussi connue sous son pseudo de serial killer, Genocide Jack.

Une lueur d'espoir

DanganRonpa Another Episode : Ultra Despair Girls
Certains Monokumas sont différents

Dans les faits, les deux personnages sont jouables, même si Toko n'a droit qu'à de courtes sessions. Et pour cause, puisqu'elle ne prend aucun dégât et se montre particulièrement rapide. Si l'on rajoute à ces qualités des attaques chargées et autres mouvements spéciaux, on se retrouve rapidement avec des amas de Monokumas découpés aux ciseaux. Mais l'utilisation de Genocide Jack est donc chronométrée et se destine principalement à sauver un joueur encerclé de toutes parts par les ennemis. Les batteries se vident rapidement, mais elles peuvent être rechargées grâce à des items placés ça et là dans les niveaux.

Quant à Komaru, elle se montre bien plus lente et se bat avec son porte-voix. Ce dernier permet de lancer des ''bullets'' – comme dans les deux autres opus lors des procès – qui ont des utilisations variées. Faire bouger une voiture ou ouvrir une porte, paralyser un Monokuma ou le faire danser, révéler des éléments invisibles ou, bien entendu, tuer les ennemis. Plusieurs balles sont d'ailleurs nécessaires pour venir à bout d'un adversaire, sauf si le joueur parvient à tirer dans son œil rouge : une attaque qui correspond tout bêtement à un headshot et qui terrasse un ours maléfique en un seul coup. De quoi économiser ces précieuses balles, même si les possibilités de recharger les munitions sont assez nombreuses.

DanganRonpa Another Episode : Ultra Despair Girls

Malheureusement, ces phases de TPS ne se montrent pas spécialement fascinantes – ce qui est quand même un problème lorsque l'on sait que c'est la principale nouveauté. Comme dit précédemment, l'héroïne est assez lente, les niveaux sont de longs couloirs vides qu'il faut suivre bêtement et l'action est constamment coupée. En effet, certains passages prennent d'autres aspects, mettant notamment à profit le sens de l'observation dans une salle pour trouver un mot de passe, ou encore l'esprit tactique du joueur via des minis-jeux. Par exemple, il peut être demandé de tuer tous les Monokumas d'un endroit en une seule fois : il s'agit donc de bien cerner l'environnement et de le mettre à profit pour réussir l'objectif. Pas de panique, il n'est pas obligatoire de réussir pour progresser, les plus bourrins peuvent aussi foncer dans le tas sans réfléchir.

Fine gâchette

DanganRonpa Another Episode : Ultra Despair Girls
Certains visages sont connus...

Mais ce qui gâche le plus l'esprit TPS de ce DanganRonpa Another Episode : Ultra Despair Girls, c'est paradoxalement ce qui fait l'ADN de la série, à savoir le côté visual novel. Si ce dernier est toujours bien écrit, avec de savoureux échanges entre les deux héroïnes et de nombreux rebondissements, les dialogues viennent constamment couper l'action. Que ce soit lorsqu'un nouvel élément apparaît ou quand le joueur découvre un document caché, les cut-scenes et les cinématiques sont légion. Ce titre a donc constamment le cul entre deux chaises, ce qui se montre plutôt énervant à la longue. D'autant plus pour les anglophobes, le tout étant uniquement disponible dans la langue de Shakespeare, et sans sous-titre pendant les vidéos s'il vous plaît. Heureusement, le tout est très bien doublé et ces passages ne devraient donc pas trop poser de problèmes à ceux qui parlent anglais mais qui ont pris l'habitude dans les jeux de justement lire les sous-titres au lieu d'écouter les discussions.

DanganRonpa Another Episode : Ultra Despair Girls

Un autre petit souci d'aspect technique vient d'ailleurs aussi gâcher le tableau, à savoir les sérieux problèmes de caméra que les joueurs peuvent rencontrer dans ce DanganRonpa Another Episode : Ultra Despair Girls. Comme dit précédemment, il faut principalement parcourir de long couloirs étroits pour progresser dans l'aventure : fatalement, des soucis de ce genre étaient à prévoir. Il n'est donc pas rare de se faire toucher par un Monokuma arrivé par derrière et n'ayant pas laissé le temps de tourner la caméra. Un défaut d'autant plus vrai lors des combats de boss, qui demandent bien souvent de tourner en rond dans une arène en attendant que le point faible de l'adversaire se dévoile. Heureusement, le reste de la réalisation rattrape le tout, que ce soit l'ambiance sonore au poil ou la direction artistique si particulière de la série (le sang est par exemple rose fluo), faisant oublier des graphismes parfois assez vieillissants, quelques saccades et temps de chargement longuets.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Avec ce DanganRonpa Another Episode : Ultra Despair Girls, Spike Chunsoft a voulu s'ouvrir à un nouveau genre, le TPS, qui lui permettrait de toucher un plus large public. Malheureusement, cet aspect n'est pas vraiment maîtrisé, avec une héroïne lente, un bestiaire limité, des problèmes de caméra et de gros soucis de rythme. Heureusement, le côté visual novel rattrape le tout, avec un scénario glauque toujours aussi bien écrit (en anglais), des personnages toujours aussi intriguant, moult rebondissements et des dialogues souvent savoureux – notamment la relation entre les deux personnages principaux, le tout porté par une direction artistique au poil. Un épisode un peu en deçà des autres, donc, mais qui saura occuper les fans de la licence (les néophytes seront un peu perdus par les nombreuses références) pendant une petite vingtaine d'heures.

Points positifs

  • Le scénario, toujours bien écrit
  • Deux personnages bien différents à contrôler
  • Direction artistique au poil
  • Des passages différents (observation, tactique, etc)
  • Des nombreuses références aux autres opus...

Points négatifs

  • Problèmes de rythme
  • Héroïne leeeeente
  • Gros soucis de caméra
  • Tout en anglais (et sans sous-titres durant les cinématiques)
  • ...Mais qui du coup peuvent larguer les néophytes

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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