Test : God Wars : Future Past

God Wars : Future Past - PSVita

Genre : Tactical-RPG

Date de sortie : 16 juin 2017

Genre
Tactical-RPG
Date de sortie
16 juin 2017 - France
Développé par
Kadokawa Corporation
Edité par
NIS America Inc.
Disponible sur
PS4, PSVita
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network

Ça y est, vous avez fini Fire Emblem Echoes et vous n'avez plus de RPG tactique à vous mettre sous la dent ? Cette situation vous fend le cœur ? On vous comprend. Heureusement, la licence de Nintendo n'est pas la seule sur ce créneau sortie il y a peu : on peut ainsi prendre pour exemple un certain God Wars : Future Past, désormais disponible sur PS4 et PS Vita. Mais encore faudrait-il savoir si ce titre mérite quelques heures de votre temps...

Test effectué à partir d'une version PSVita

Les Dieux ne sont pas contents. Mais alors, vraiment pas du tout. La seule solution : un sacrifice. Lady Tsukuyomi, reine de Mizuho, n'a donc pas le choix, elle doit leur donner en offrande sa chère fille Sakuya. Après ce tragique événement, la monarque disparaît sans laisser de trace, non sans enfermer au préalable son autre fille, Kaguya. Bien des années après, un certain Kintaro est venu libérer cette dernière, histoire qu'elle parte à la recherche de sa mère. En effet, les Dieux sont de nouveau en colère, il faut donc l'aide de Lady Tsukuyomi pour les apaiser. Mais le monde est vaste, et la mère de Kaguya n'a vraiment laissé aucune trace. Il faudra donc aux compères traverser des villes et des pays, rencontrer des compagnons et discuter avec un bon paquet de PNJ afin d'espérer mener à bien cette quête... Avec une histoire certes assez banale et des personnages parfois un peu clichés, God Wars : Future Past a malgré tout de fortes chances de plaire aux amateurs de jeux purement japonais, puisqu'il baigne à fond dans le folklore de ce pays. Il y est par exemple question de lieux célèbres tels le mont Fuji, des personnalités telles Okami et Susano (mais avec une orthographe différente) ou encore des offrandes aux multiples temples présents dans le titre. Si l'on rajoute à ça la réalisation plongeant le joueur dans un Japon médiéval, on a donc de fortes chances de plaire aux otakes.

Le futur, c'est maintenant

En revanche, il faut se montrer assez patient pour voir l'histoire progresser car le plus clair du temps passé dans God Wars : Future Past se fait sur le champ de bataille. Les cinématiques sont rares, les cuts-scenes sont assez rapides et les dialogues plutôt courts. Les combats, en revanche, occupent pendant un bon moment, au moins 20 bonnes minutes à chaque fois, voire plus. Comme dit précédemment, ce titre est un RPG tactique à la Fire Emblem : le joueur se retrouve donc sur une map (elles sont en général assez petites ici) divisée en cases et chaque personnage agit l'un après l'autre. Les membres de l'équipe, tout comme les ennemis d'ailleurs, peuvent se déplacer d'un certain nombre de cases, attaquer avec leur arme, utiliser des skills, se défendre ou encore ouvrir des coffres en espérant que ces derniers ne renfermaient pas des pièges. Bref, du grand classique, mais les développeurs ont eu l'idée de rajouter tout un tas de petits éléments venant donner sa propre personnalité au titre. On pense par exemple aux altérations d'état se déroulant en deux temps : ainsi, si vous utilisez une flèche empoisonnée sur un ennemi, il sera en état de Poison. En toute logique, il perdra quelques points de vie à chaque tour. Mais si vous lui refaites la même attaque avant que l'altération ne cesse, alors il passera en Venom et perdra encore plus de vie. Et c'est aussi vrai pour le reste des modificateurs : lenteur, aveuglement, etc. Une bonne idée donc, d'autant plus qu'il ne faut pas hésiter là-dessus, les ennemis ne s'en privant pas.

God Wars : Future Past

Une autre idée sympathique, et venant encore ajouter une pincée de stratégie, est le système d'Impurity. Concrètement, chaque personnage en possède un, et ce dernier augmente au fur et à mesure des attaques. A quoi sert-il ? Hé bien plus il est haut et plus l'ennemi ciblera ce combattant en particulier, sachant que les mages et autres soigneurs voient leur jauge d'Impurity grimper beaucoup plus vite que les autres. Il existe heureusement des solutions, comme des objets spécifiques, des sorts permettant de faire réduire cette jauge ou encore la possibilité d'invoquer une marionnette dotée d'une Impurity extrêmement élevée, histoire de détourner l'ennemi pendant quelques tours. De quoi permettre, par exemple, de débloquer au bout d'un certain nombre de tours des attaques ultra-puissantes puisant dans une jauge de pétales, et non de points de magie comme les autres skills. Qu'ils soient offensifs (pluie de flammes sur la map) ou défensifs (stats de toute l'équipe boostées), ils sont de toute façon très intéressants et valent vraiment la chandelle. Mais il faut au préalable les débloquer, ce qui se fait dans les menus, dans lesquels le joueur passera de toute manière un bon moment durant sa partie. C'est en effet là dedans que toute la préparation se fait : le choix de l'équipement, l'attribution des jobs, le déblocage des skills actifs ou passifs... Bref, tout ce qu'il faut pour sortir victorieux des affrontements, d'autant plus que God Wars : Future Past se montre assez corsé et oblige bien souvent à aller faire du level up dans les combats annexes (qui rapportent de toute façon des items, de l'argent et des pièces d'équipement intéressantes).

God Wars : Future Past

Back to the Future

Tous les personnages de God Wars : Future Past – et croyez-nous il y en a pas mal, peuvent s'offrir trois classes : une principale, une secondaire et une personnelle. La première décide des statistiques, de l'équipement qu'il sera possible de prendre (par exemple un bâton pour un mage) et possède son propre arbre de compétences. La seconde permet pour sa part uniquement de débloquer d'autres compétences, tout comme la dernière, à la différence près que cette dernière ne peut être modifiée. Si vous avez bien tout suivi, vous savez donc que chaque héros peut donc avoir trois arbres de compétences, avec des points à distribuer à chaque fois chez les uns et les autres (sachant que chaque affrontement est assez généreux sur le nombre de points récupéré à la fin). Ce qui occupe déjà pas mal de temps, puisqu'il faut bien souvent choisir entre le fait de débloquer de nouvelles capacités ou améliorer celles que l'on possède déjà. Par exemple, un soigneur : dois-je garder son sort de soin niveau 1, donc ne récupérant que peu de points de vie, au profit d'autres sorts de buffs et débuffs ? Ou au contraire dois-je améliorer le soin, sachant que plus une compétence est améliorée et plus elle utilise de points de magie, et ne débloquer que les autres skills plus tard ? A chacun de voir, mais autant dire que le joueur reviendra bien souvent dans les menus, d'autant plus qu'un bon paquet de jobs sont à débloquer (une trentaine). Car oui, les classes avancées ne peuvent s'obtenir qu'en combattant encore et encore, les jobs gagnant eux aussi des niveaux. Ainsi, après un certains nombre de niveaux, la classe basique du Warrior peut par exemple évoluer en Samouraï ou en Archer. Là encore, c'est au joueur de voir s'il veut modifier le job de ses personnages, rien n'étant obligatoire.

God Wars : Future Past

Tous ces jobs permettent par ailleurs d'obtenir des skills passifs, sachant que trois seulement peut être attribués à chaque personnage : défense accrue, attaque améliorée lorsque le combattant est équipé d'une certaine arme, points de magie se régénérant plus vite, etc. Comme tout le reste, ces compétences passives peuvent être modifiées à tout moment dans les menus – sauf durant les combats évidemment. Enfin, précisons également aux moins patients que le jeu propose d'équiper automatiquement les héros avec les meilleurs pièces. Il suffit pour cela d'indiquer quel rôle le personnage en question joue (première ligne, soutien...) et le reste se fait automatiquement. Ce qui n'est parfois pas du luxe tant les pièces d'équipement sont assez nombreuses, certaines possédant même des caractéristiques supplémentaires - il est facile de les reconnaître puisque leur nom est inscrit dans une couleur différente. Vous vous perdez dans tous vos objets ? Qu'à cela ne tienne, vous pouvez toujours les revendre au marchand du coin, qui se fera un plaisir de vous les échanger contre de l'argent sonnant et trébuchant, que vous pourrez re-dépenser chez lui afin d'acquérir des petites choses plus puissantes. Sauf si vous préférez utiliser votre argent pour faire des offrandes aux temples : dans ce cas, vous aurez droit à des bonus durant votre combat suivant. Sachant que les temples gagnent des niveaux au fur et à mesure des offrandes, et que par conséquent les bonus se font plus intéressants, autant dire que l'on apprécie de temps à autres d'aller lâcher sa petite pièce...

God Wars : Future Past

Gods are among us

God Wars : Future Past possède une durée de vie solide, que l'on ne voit pas tellement passer tant son gameplay se montre efficace et son histoire finalement plutôt agréable à suivre. En revanche, tout n'est clairement pas tout rose du côté de la réalisation, loin de là. Du côté des visuels 2D et des cinématiques, on n'a pas grand-chose à dire : les dessins sont très jolis, chaque héros a sa personnalité propre (avec quelques surprises venant un peu casser le côté ''Japon traditionnel'', genre la blonde aux gros seins, petites lunettes de secrétaire, tenue tigrée bleue pétant – ou encore cette autre demoiselle dotée d'oreilles et de pattes de lapin...), les cinématiques sont fluides et leur aspect parfois BD est plutôt charmant. En revanche, toute la partie 3D est épouvantable. Mais vraiment. Vous vous rappelez de la PS2 ? Hé bien pareil. Les maps sont assez vides, avec des décors génériques, des textures baveuses et des à-plats dégueux. Les personnages ne sont pas en reste, avec des animations extrêmement rigides, des temps de latence (sur PS Vita) pour les attaques puissantes et un côté ''grosse tête'' assez perturbant. Et les ennemis ne s'en sortent pas mieux, avec en plus la malchance d'être relativement tous identiques... Bref, les affrontements ne se font pas forcément dans les meilleurs conditions visuelles, et c'est dommage puisqu'ils représentent une grosse partie du titre. L'ambiance sonore permet heureusement de relever le tout avec des musiques d'ambiance japonisantes réussies et de bons doublages japonais. Mais, mais, mais, mais. Mais le problème, c'est que les cinématiques n'ont pas le droit aux sous-titres. Ceux ne parlant pas cette langue devront donc switcher en doublage anglais, bien moins convaincant. Un anglais qui est de toute façon l'unique langue présente pour les textes... Enfin, précisons que du côté purement technique, la version PS Vita souffre de gros temps de chargement à chaque fois que l'on lance un combat, ce qui est assez pénalisant à la longue.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Souffrant certes de quelques petits soucis, comme des temps de chargement à rallonge sur PS Vita, des visuels 3D dégueux ou encore une histoire assez cliché, God Wars : Future Past se montre malgré tout à la hauteur. Son gameplay est bien foutu, et même s'il se montre classique au premier abord il propose suffisamment d'éléments intéressants pour lui insuffler une personnalité qui lui est propre (trois jobs à équiper avec autant d'arbres des compétences, système d'Impurity, altérations d'état en deux temps...). Bref, une plutôt bonne pioche pour les anglophones adeptes de RPG tactiques et d'ambiance ''Japon traditionnel'', d'autant plus que ce titre les occupera pendant un bon moment...

Points positifs

  • Visuels 2D très jolis...
  • Gameplay efficace
  • Le système ''multi-jobs'' et ses arbres de compétences
  • Durée de vie costaud
  • De petites idées intéressantes, genre l'Impurity

Points négatifs

  • ...Mais 3D dégueu
  • Scénario progressant assez lentement
  • Temps de chargement de l'enfer sur PS Vita
  • Uniquement en anglais
  • Pas de sous-titres dans les vidéos (comment profiter des voix japonaises du coup ?)

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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