Test : World End Syndrome - PSVita

World End Syndrome - PSVita
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Disponible depuis le mois de juin 2019 sur PS4, PS Vita et Nintendo Switch, World End Syndrome passe aujourd'hui par la case test chez GameHope. Car quoi de mieux qu'un visual novel mêlant drague et mystères horrifiques pour occuper les joueurs durant le confinement ?

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch

La première chose qui frappe lorsque l'on lance World End Syndrome, c'est à quel point ce jeu est BEAU. On vous l'accorde, la plupart des visual novel sont jolis, avec des personnages finement dessinés et des décors tout aussi mignons. Mais le bébé de ToyBox est clairement à un autre niveau. Le chara-design fait vraiment partie du haut du panier, et on se prend tout de suite d'affection pour chacun des personnages tant ils ont de bonnes bouilles. Mais la différence provient surtout des environnements qui ont de toute évidence profité d'un vrai bon gros boulot : bourrés de détails, ils sont en plus relativement variés et parfois animés, donnant lieu notamment à de très jolis effets de lumière, comme sur les reflets de l'eau, par exemple. Bref, du tout bon à ce niveau, comme en ce qui concerne les doublages japonais sans fausse note ou encore la bande-son assez variée. On regrette néanmoins que le tout ne soit qu'en anglais, avec quelques fautes qui plus est.
 

Le dernier jeu avant la fin du monde

Le cœur d'un visual novel reposant sur l'histoire, que vaut celle du titre édité par PQube ? Elle commence de manière très cliché, avec un étudiant fraîchement débarqué en cours d'année dans un nouveau lycée. Il va faire la connaissance d'un camarade de classe qui s'avère être le pervers / looser notoire, et sera vite enrôlé dans un club de détectives cherchant à résoudre des mystères. Bien entendu, ces détectives seront toutes de charmantes demoiselles relativement bien dotées par la nature. Sauf que voilà : la mignonne petite ville côtière de Mihate renferme de nombreux folklores plus ou moins sombres, dont celui des Yomibitos qui va s'avérer important. Ces derniers, qui sont en fait des sortes de zombies, reviennent tous les cent ans pour commettre des meurtres... Et devinez quand ils ont été de sortie la dernière fois ? 
 
World End Syndrome

World End Syndrome opte donc pour un mélange des genres, avec des relations à entretenir avec les personnages ainsi qu'une enquête à mener en ce qui concerne les mystères entourant la ville. Pour ce faire, le joueur peut choisir à chaque nouvelle journée trois destinations vers lesquelles se rendre, chacune d'entre elles renfermant un personnage et donc permettant de débloquer une petit bout d'histoire. Il faut néanmoins survivre au trèèèèès long prologue se terminant par une fin brutale : le joueur est alors invité à recharger une sauvegarde et à faire un choix différent afin de ne pas revivre la même chose. Un procédé qui est utilisé plusieurs fois dans le jeu puisque plusieurs fins sont disponibles, et qui n'étonnera pas les fans du genre puisque ce n'est pas le premier visual novel à proposer un tel système.
 
World End Syndrome

This is the end, my friend

C'est ainsi que l'on progresse dans World End Syndrome, en faisant grimper petit à petit les liens avec les autres, ce qui permet d'en apprendre davantage sur eux mais aussi de débloquer de nouvelles options de dialogues une fois une nouvelle partie lancée. La bonne nouvelle, c'est que le système de sauvegarde est très bien foutu, évitant ainsi de perdre le joueur. L'autre bonne idée, c'est d'afficher l'icône d'un personnage rencontré tel jour à tel endroit, une fois que la rencontre a eu lieu, bien évidemment. Cela permet ainsi de ne pas faire deux fois le même choix et donc de toujours progresser. Heureusement, l'erreur n'est pas bien grave puisqu'une option permet de passer tous les dialogues déjà lus à la vitesse de l'éclair. Pas de panique si vous cliquez au mauvais endroit, donc. 
 
World End Syndrome

Forcément très clichés au premier abord (la fille peu loquace, la tsundere, la très timide, etc), les personnages se montrent au fur et à mesure de plus en plus profonds, et on a forcément envie d'en savoir toujours plus sur eux. C'est d'ailleurs l'élément le plus important dans World End Syndrome : les liens avec les autres et leurs backgrounds respectifs. Toute l'histoire concernant le folklore, les Yomibitos et les meurtres est distillée par petites gouttes durant les trois quarts de l'aventure, pour devenir plus importante sur la fin. De ce côté là, on ne va pas se mentir, c'est un peu frustrant, et on aurait aimé un meilleur équilibrage entre les relations humaines et le côté horrifique, ce dernier passant une trop grosse partie du jeu à seulement se teaser. Heureusement, les dialogues se montrent suffisamment intéressants pour passer outre. Et c'est pas plus mal, puisqu'il faudra débloquer un certain nombre de fins, et donc se refaire un certain nombre de runs, pour avoir droit à un final qui valait largement l'attente.
Visuellement sublime, World End Syndrome est clairement un visual novel à parcourir pour tous les fans du genre. Si on aurait aimé un meilleur équilibrage entre l'horreur et les relations humaines, ainsi qu'une traduction française (soyons fous !) et un prologue un peu moins longuet, ce ne sont que de petites gouttes d'eau dans cet océan. Les équipes de ToyBox on fait un vrai beau boulot, avec une histoire intéressante, des personnages plus profonds qu'il n'y paraît et un système de progression intelligent.
29 avril 2020 à 11h40

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Points positifs

  • Une histoire et des personnages intéressants
  • Visuellement sublime
  • Un système de progression intelligent
  • Bande-son et doublages au top

Points négatifs

  • Un prologue longuet
  • On aurait aimé un meilleur équilibrage entre les relations humaines et l'horreur
  • English only (avec des fautes)

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Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

Twitter : Shauni_Chan

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