Test : Assassin's Creed Valhalla - Google Stadia

Assassin's Creed Valhalla - Google Stadia
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Ça y est, il est là, fidèle au rendez-vous : le Assassin's Creed de cette année 2020, histoire de nous remonter un peu le moral en cette période difficile qui semble sans fin. Après un petit passage du côté de l’Égypte Antique, suivie de la Grèce Antique, c'est désormais vers les Vikings que se tourne cet épisode nommé Valhalla. Par Odin !

Test effectué à partir d'une version PS4

Assassin's Creed : Valhalla nous propose de faire la connaissance d'Eivor, une jeune viking dont la vie va basculer : un soir, un clan adverse va attaquer le sien... et évidemment c'est le drame. Après avoir vu la quasi intégralité de ses proches se faire charcuter, l'enfant est laissée pour morte sur un lac gelé. Animus, ellipse, 17 ans plus tard. L'enfant est devenue une jeune femme bien vénère qui ne cesse de ruminer sa vengeance. S'en suivent toute une série d'événements que nous vous laissons le soin de découvrir et nous mettons les voiles pour l'Angleterre dans le but de fonder une nouvelle colonie en compagnie de notre fidèle frère d'adoption, Sigurd.
 

God of thunder

Alors, on commence à bien se connaître vous et moi, nous n'allons donc pas tourner autour du pot : ne vous attendez pas avec Assassin's Creed : Valhalla à un scénario qui vous laissera sur le cul. C'est un peu devenu une habitude sur les derniers opus, l'histoire est quasiment ici un prétexte pour vous lâcher dans cet open world gigantesque / bac à sable fourmillant de choses plus ou moins intéressantes à faire, et aussi d'ennemis à trucider. D'autant plus que cette pauvre Eivor (ou ce pauvre, en fonction du sexe que vous choisissez) n'a vraiment pas beaucoup de charisme, ses interventions se limitant la plupart du temps à gronder sur les personnes en face d'elle, même si elle fait des efforts au fur et à mesure de la progression du joueur. En revanche, on apprécie la mise en scène et les cinématiques de cet épisode qui se montrent plus cinématographiques que par le passé (toutes proportions gardées, évidemment), ainsi que l'ambiance globale qui retranscrit bien l'univers Viking, ou en tout cas celui que l'on se représente dans l'esprit collectif et la culture populaire. En ce qui concerne la réalité historique... ben on n'en sait rien, on vous avoue (et on s'en fout un peu).
 
Assassin's Creed : Valhalla

Niveau structure, cet Assassin's Creed : Valhalla se place dans la digne lignée d'Origins et d'Odyssey. On est donc lâché dans un open world gigantesque, divisé en régions regroupant de nombreux points d'intérêt. La différence, c'est qu'ici on ne sait pas forcément ce qui nous attend sur un point d'intérêt. Ces derniers sont divisés en trois catégories (à l'exception évidemment des points de synchronisation), à savoir les trésors, les artefacts et les mystères. Ainsi, les trésors peuvent prendre la forme de simples matériaux d'amélioration, mais aussi d'équipements intéressants ou de compétences à débloquer. Et c'est un peu la même chose pour les mystères, qui se montrent toutefois plus variés : quêtes ponctuelles très courtes, constructions de cairns, bugs d'Animus, défis, etc. Sachez par ailleurs que tout n'est pas forcément affiché sur la map (en normal, en tout cas), poussant les joueurs à toujours plus d'exploration. Enfin, de petites activités sont aussi de la partie et savent se montrer très chronophages, notamment un petit jeu de dés très addictif.
 
Assassin's Creed : Valhalla

Cherche pas, t'as Thor

Côté nouveautés au niveau du gameplay, on compte tout d'abord les raids. Vikings oblige, notre petit crew a la possibilité de poser son drakkar sur la rive et d'aller piller des zones plus ou moins intéressantes en termes de trouvailles. Les raids affichés sur la map sont particulièrement importants puisqu'ils permettent d'obtenir des matériaux de construction, nécessaires à la fondation de notre colonie. Au fur et à mesure, Eivor bâtit en effet des bâtiments divers et variés venant débloquer des bonus et autres petites choses essentielles (forge, boulangerie, bureau des Assassins - ou plutôt de ''Ceux qu'on ne voit pas'', etc). Pour en revenir aux raids, ils se montrent particulièrement jouissifs à mener puisque l'on fonce dans le tas avec nos vikings, à découper de l'anglais, brûler des maisons et piller des trésors. Une fois les trésors principaux obtenus, on retourne au drakkar et on repart comme si de rien n'était. Un délice. Les habitués de la licence seront sans doute ravis d'apprendre l’existence des zones de méfiance qui demandent de se fondre dans la foule pour passer inaperçu, même si ce système se montre très perfectible tant les adversaires vous tombent dessus rapidement dès que vous faites un pet de travers.
 
Assassin's Creed : Valhalla

Assassin's Creed : Valhalla laisse tomber le système de niveaux pour un système de puissance, même si au fond c'est assez similaire. Lorsque la jauge d'expérience se remplit totalement, le joueur obtient deux points de puissance à attribuer dans un arbre de compétences extrêmement vaste. Ces points combinés viennent établir un niveau de puissance qui permet de savoir si l'on est assez fort pour aller se balader dans la région voisine. Évidemment, si vous êtes puissance 56 et que les voisins sont puissance 200, il faudra attendre un peu. L'arbre des compétences débloque pour sa part des bonus et se dévoile petit à petit, le joueur ne sachant jamais vraiment ce qui se dévoilera par la suite. En vrac, sachez que vous pouvez de la sorte augmenter votre santé, votre résistance au corps à corps, votre attaque à distance et ainsi de suite. Les ''nœuds'' débloquent des bonus plus concrets, comme la possibilité d'enchaîner les assassinats, par exemple. La bonne nouvelle, c'est que tous ces points peuvent être réinitialisés quand on veut, donc pas de panique si vous en activez un par erreur.
 
Assassin's Creed : Valhalla

So many centuries, so many gods

Le scénario de cet épisode est divisé en plusieurs gros arcs narratifs plus ou moins fil rouge, eux-mêmes divisés en arcs plus courts. Ainsi, afin de faire grimper la renommée de la colonie, il s'agit d'établir des alliances avec les voisins, ce qui entraîne plusieurs quêtes. On retrouve aussi avec plaisir les assassinats des Anciens, que l'on avait déjà parcouru dans Odyssey. C'est le même système : les cibles de l'Ordre des Anciens sont inconnues et il faut obtenir des indices pour les trouver et aller les trucider. Le système de mercenaires est aussi de retour, même s'ils ont ici un autre nom, à savoir les Zélotes, et ils représentent toujours un challenge conséquent si l'on n'est pas suffisamment préparé. De ce côté, Valhalla se calme un peu au niveau du loot par rapport aux opus précédents : on récupère bien moins d'équipement et on se concentre donc plus sur le fait de les améliorer et de leur équiper des runes (bonus passifs) au lieu de changer toutes les dix minutes, ce qui n'est pas plus mal. Évidemment, il faut pour ce faire explorer... Côté combats, pas de gros changements : toujours nerveux et basés sur l'esquive, les contres, les attaques faibles ou fortes et enfin les compétences.

 
Assassin's Creed : Valhalla

L'exploration, vous l'aurez sans doute déjà compris, est loin d'être un calvaire et, au contraire, c'est avec un vrai plaisir que l'on arpente les plaines anglaises sur notre cheval ou les rivières sur notre drakkar. Et ce même si, open world d'Ubisoft oblige, pas mal de soucis techniques sont à relever, comme des bugs en pagaille, des ralentissements lorsque l'on entre dans des zones, des crashs qui font quitter le jeu, des soucis d'IA et de pathfinding ou des temps de chargement beaucoup trop longs. Autant de soucis auxquels nous sommes habitués mais qui, on l'espère, seront peu à peu patchés. Surtout que l'aventure Valhalla s'étale sur une durée de vie colossale, d'autant plus pour les adeptes du 100% qui auront sans aucun doute de quoi facilement passer la centaine d'heures. Et c'est sans compter les DLC prévus dans le Season Pass et qui fourniront encore pas mal de dizaines d'heures de meurtres à la lame secrète...
Ubisoft continue là la ligné d'Origins et d'Odyssey, en peaufinant et améliorant toujours plus sa formule. Résultat, l'aventure d'Eivor en Angleterre se montre immédiatement prenante et addictive, avec son univers poussant à l'exploration, sa gestion de la colonie bienvenue, son système de combat toujours efficace, son ambiance Viking bien retranscrite, tous ses éléments RPG bien intégrés et, bien entendu, son contenu gargantuesque. On regrette bien les soucis techniques habituels des open world d'Ubisoft ou encore quelques petites choses qui fonctionnent moins bien, mais ce serait dommage de passer à côté de ce soft qui est sans doute le plus abouti de la ''trilogie'' du reboot de la série Assassin's Creed.
18 novembre 2020 à 13h36

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Points positifs

  • L'univers Viking bien retranscrit
  • Système de combat toujours jouissif
  • Des éléments RPG bien intégrés (compétences, équipement, etc)
  • La traque des membres de l'Ordre
  • Beaucoup de choses variées à faire
  • Les raids, particulièrement kiffant
  • Et les meurtres à la lame secrète, bien entendu

Points négatifs

  • Eivor, pas bien charismatique
  • Les éternels bugs et soucis techniques
  • Des temps de chargement de l'enfer infernal
  • Le système d'infiltration dans les zones de méfiance, perfectible

Gribouillé par...

Shauni Chan

Shauni Chan

Celle qu'on ne voit pas

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

Twitter : Shauni_Chan

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