Preview : Super Mario Odyssey

Super Mario Odyssey - Nintendo Switch

Genre : Plates-formes en 3D

Date de sortie : 27 octobre 2017

Genre
Plates-formes en 3D
Date de sortie
27 octobre 2017 - France
Edité par
Nintendo
Disponible sur
Nintendo Switch
Modes de distribution
Boutique
Nintendo eShop

S’il y a bien un jeu que les possesseurs de Nintendo Switch attendent avec impatience pour les prochains mois, c’est bien le prochain Super Mario ! C’est donc à l’E3 2017 que l’éditeur japonais mettait pour la première fois des bornes jouables à disposition du public et de la presse pour qu’ils puissent découvrir le jeu en avant-première.

C’est donc loin de la foule déchaînée que nous avons pu l’essayer, et dans des conditions plus confortables : Nintendo avait mis en place un espace réservé à la presse où les journalistes pouvaient tester Super Mario Odyssey aux côtés de Mario + Lapins Crétins et Fire Emblem Warriors. Au menu de ce jeu, deux démos d’une dizaine de minutes chacune, l’une prenant place dans la ville de New Donk (largement exposée dans les trailers), l’autre dans un village mexicain et les ruines d’un ancien château du Royaume de Sable.

Super Mario Odyssey

Mario Adventure

On commence donc à explorer la ville dans la première démo : après une petite section pour nous aider à prendre en main les commandes, on s’essaie au lancer de chapeau pour activer quelques éléments du décor. Mais nous nous lançons en tout cas dans l’exploration de la ville de New Donk, qui n’est pas sans rappeler les quelques dizaines heures traumatisantes passées sur Sonic Adventure ou Sonic The Hedgehog (2006) : on aura la possibilité d’aller parler à des passants pour qu’ils nous donnent des indices, interagir avec eux notamment pour qu’ils nous filent des quêtes annexes, etc.
 
D’ailleurs, on nous indique d’entrée qu’il faut parler à la maire de la ville, Pauline, pour l’aider à retrouver des musiciens éparpillés un peu partout alors qu’ils sont censés jouer ensemble dans l’auditorium de la mairie (quelle bande de gros malins). Dans le second niveau, on nous indiquera seulement d’aller faire du grabuge dans le château en ruines d’à côté. C’est donc à ce moment-là qu’on part dans ces quêtes étranges qui nous incitent à explorer les environs et à exploiter les nouvelles mécaniques de gameplay.

Super Mario Odyssey

Super Chapeau Odyssey

Dans l’apparente lignée de Super Mario 64 et Super Mario Sunshine, le petit nouveau Super Mario Odyssey propose un petit mélange des deux : si on retrouve d’une part le gameplay de plates-formes qui a fait la force de la série jusqu’à présent, la nouveauté réside évidemment dans le chapeau vivant placé sur la tête de Mario, remplaçant ainsi le joli tuyau d’arrosage de Sunshine. Celui donne donc lieu à quelques inventivités de la part des développeurs : il existe en effets plusieurs façons de lancer celui-ci par le biais d’un bouton de façade ou de la détection de mouvements (faire un mouvement spécifique avec les deux Joy-Con donnera lieu à un lancer différent, mais l’utilité reste à prouver dans le jeu complet).
 
Revenant toujours tel un boomerang, on pourra lancer ce fameux chapeau soit à la manière d’un cerceau en cour de récré, soit à l’horizontale pour repousser les ennemis ou activer des éléments, soit en le lançant en tourbillon (celui-ci fera alors quelques petits tours autour de Mario avant de revenir entre ses mains, actant comme un bouclier temporaire). Si l’utilité de ces différents lancers restera à prouver dans le jeu complet, le plus intéressant reste le fait d’interagir avec des éléments du décor : dans le niveau de New Donk, on est amenés à activer des câbles électriques pour passer d’un point A à un point B tels une tyrolienne ou un ascenseur, mais dans celui du Royaume de Sable, il s’agira d’ennemis ou d’objets qui auront des capacités spéciales (on pouvait ici contrôler des statues moaï qui, grâce à leurs lunettes spéciales, révélaient des chemins invisibles à l’œil nu).

Super Mario Odyssey

Des idées qui contrastent avec le reste du jeu un peu fade

Ces premières minutes très convaincantes niveau gameplay laissant donc une certaine part de frustration de ne pas pouvoir continuer la partie, mais contrastent un peu avec le reste du jeu : on a droit à des graphismes un peu plats et à une musique assez basique. Ne vous méprenez pas, le jeu reste joli et lisse, les animations des personnages sont efficaces, les 60 images par seconde sont quasi constantes (les baisses en fluidité sont vraiment rares et difficilement remarquables pour ceux qui n’ont pas des yeux de lynx), mais on a en face de nous un jeu qui n’est pas vraiment époustouflant : on n'a pas l’impression que la ville vit vraiment, avec des voitures et passants qui sont soit immobiles, soit font des petites boucles de parcours, tandis que le désert est assez plat visuellement, rappelant du Super Mario 64 avec de meilleures textures. La faute à la console ? On ne saurait trop vous dire.
 
Cependant, il faut insister sur le fait que le jeu propose plein de petites idées par ailleurs, beaucoup plus convaincantes que celles de Super Mario 3D World qui sentait beaucoup plus le réchauffé à postériori : en explorant un peu les environs des villes et villages, on peut customiser l’apparence de Mario grâce à des pièces de monnaie spécifiques à récupérer, distinctes des pièces "normales" qui vous redonnent des vies une fois accumulées (cependant, la monnaie de New Donk n’est pas utilisable dans d’autres niveaux, comme précisé maintes fois dans la démo). Par ailleurs, on va également avoir droit à un retour dans les années 80, puisque Mario devra s’assimiler dans certains murs pour continuer d’explorer le niveau : il va alors temporairement passer en mode 2D de Super Mario Bros., un peu à la manière de Link dans The Legend of Zelda : A Link Between Worlds.
 
Le jeu a également l’air de contenir sa petite dose de challenge, car si l’on n'est pas encore habitués aux commandes, on peut facilement se taper un game over une fois qu’on se sera pris trois hits (remplaçant donc ici le système de costumes qui permettait de se prendre un hit avant de mourir). Enfin, le petit chapeau reste en soi très intéressant puisque, comme expliqué, il peut soit activer des éléments du décor, soit permettre de contrôler des PNJ (comme les statues sur pattes évoquées plus haut) ou contrôler des ennemis comme le Bullet Bill, permettant ainsi d’atteindre des endroits cachés contenant son lot de pièces, d’étoiles ou de lunes à collectionner.

Article rédigé par Ratchetlombax , le

Ces premières minutes sur Super Mario Odyssey donnent clairement envie de se lancer dans l’aventure une fois le jeu sorti (notamment grâce à un gameplay efficace et une rejouabilité qui a l’air d’être au rendez-vous), même si on reste un peu sur notre faim à cause des visuels un peu fades. Mais qu’importe le superflu, l’essentiel c’est que l’expérience soit agréable et que l’on ait envie de continuer, voir ce que propose le jeu par ailleurs (vous avez dit mode coop ?) et s’il tient la route jusqu’au bout ! Alors, pari tenu ?

A propos de l'auteur

Ratchetlombax

Ratchetlombax

Explorateur nocturne

Avide d'aventures et de sensations, ce bonhomme ne quitte pourtant que rarement son salon. La raison ? Tout petit, il s'est rendu compte qu'il pouvait vivre de grandes épopées par le biais d'un écran et d'une manette. Du coup, il passe le clair de son temps sur des petits projets et sur la longue liste de jeux vidéo qui l'intéressent depuis de longues années... Et c'est loin d'être fini !

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