Test : The Escapists 2

The Escapists 2 - Nintendo Switch

Genre : La grande évasion

Date de sortie : 11 janvier 2017

Genre
La grande évasion
Date de sortie
11 janvier 2017 - France
Développé par
Mouldy Toof Studios
Edité par
Team17
Disponible sur
PC, PS4, Nintendo Switch, Xbox One
Modes de distribution
Nintendo eShop
PEGI
 Interdit aux moins de 7 ans

Avec son concept original – s'évader d'une prison – The Escapists avait su à sa sortie (en 2015) convaincre les joueurs. Mais voilà, il lui manquait quelque chose d'essentiel pour un jeu de ce genre : du multi. Un oubli réparé dans The Escapists 2, disponible depuis plusieurs mois sur PC, PS4 et Xbox One, et plus récemment sur Nintendo Switch, console sur laquelle ce test a été réalisé.

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch

The Escapists 2 reprend donc les bases de The Escapists premier du nom, mais en améliorant tout ça et en rajoutant les nouveautés qui vont bien. Ainsi, si vous avez déjà joué au premier opus, vous serez globalement en terrain conquis. En revanche, si vous êtes un petit nouveau, vous risquez d'être un peu paumés au départ, et ce malgré la présence d'un tutoriel. Si ce dernier explique certes les bases, il faut expérimenter, chercher, observer, pour pouvoir assimiler toutes les ficelles et possibilités du titre. Et croyez-nous, il y en a un bon paquet, et il faudra pas mal d'heures de jeu avant de devenir un maître de l'évasion. Heureusement, chaque nouvelle prison laisse un indice pour les joueurs, histoire que ces derniers sachent vers où se tourner. Par exemple, le directeur de l'une des prisons indique dès le départ que celle-ci est construite sur une ancienne mine. Alors, à votre avis, par où pourra-t-on s'échapper ? Mais attention, ce n'est là que l'une des possibilités, chaque niveau permettant de s'enfuir de plusieurs manières possible. De quoi gonfler la durée de vie pour ceux qui veulent tout tenter... Mais pour pouvoir se faire la belle, il faut avant tout se plier aux règles de la prison, qui se présentent tout d'abord sous la forme de routines.
 

The great escape

A des heures précises – qui varient en fonction de l'endroit – le joueur devra se rendre à l'appel, au petit déjeuner, au travail ou encore au sport. Des routines qu'il s'agit de ne pas trop louper, sous peine de faire grimper le niveau d'alerte. Il faudra donc attendre les heures de repos pour pouvoir se lancer dans l'opération évasion. Une opération qui ne peut pas se faire sans les outils adéquats, qu'il s'agira de crafter (à condition d'améliorer son intelligence à la bibliothèque) ou d'acheter auprès des autres prisonniers. Sauf que, forcément, vu que vous êtes en taule, vous êtes pauvre : il faut donc se trouver un boulot ou rendre des services aux autres pour pouvoir récupérer quelques piécettes bien utiles. Sans oublier évidemment de cacher tout ça, puisqu'un prisonnier n'est pas censé être en possession de cisailles, d'une pelle ou encore d'une lame de rasoir... Il faut également parfois jouer des poings et, fort heureusement, le système de combat a été remanié. Finis les coups automatiques, ici c'est au joueur de choisir quand et qui attaquer, sachant qu'il est aussi possible de bloquer, ce qui permet de perdre un peu moins de vie, le K.O. entraînant le joueur à l'infirmerie (ou en isolement, en fonction des cas). Une vraie bonne nouvelle, donc.
 
The Escapists 2

Bref, vous l'aurez compris : entre les routines à ne pas louper et les jeux de cache-cache avec les gardes, l'évasion est une affaire qui prend du temps (d'autant plus que la difficulté augmente au fur et à mesure, rendant le tout de plus en plus délicat, avec par exemple davantage de caméras de surveillance ou toujours plus de portiques détectant les objets de contrebande). Parfois même beaucoup de temps, et il faut donc se montrer patient avant de pouvoir goûter à la liberté. Sauf dans certaines maps, qui elles imposent un temps limité. Ces niveaux, plus tendus que les plus classiques, se déroulent forcément d'une autre manière, mais non moins intéressante. Il s'agit ici de se montrer bien plus discret puisque les gardes attaquent à vue dès que le joueur sort de sa cellule : à ce dernier donc de trouver les bonnes cachettes ou, s'il le faut, engager le combat pour pouvoir s'en sortir... Mais, forcément, qui dit temps limité dit impossibilité de prendre son temps pour tout explorer. Heureusement, là encore, le titre aiguille le joueur par rapport aux possibilités d'évasion, sachant qu'elles varient en fonction du mode choisi (solo ou multi). Quoi qu'il en soit, cette variété dans les niveaux permet de ne pas se lasser de ce The Escapists 2, ce qui pourrait malheureusement survenir en raison du côté répétitif des niveaux classiques.
 
The Escapists 2

Press Esc

Mais, comme dit précédemment, tout l'intérêt de ce The Escapists 2 réside dans son côté multijoueurs. Si tout le titre peut être fait en solo, il est donc également possible de jouer à plusieurs. Les plus compétitifs se tourneront vers le Mode Versus, qui demande tout simplement de s'échapper avant l'autre, en faisant sa petite tambouille et en empêchant l'autre de progresser, au choix. Le plus intéressant reste toutefois pour nous le Mode Coopération qui peut compter jusqu'à quatre joueurs à la fois (en écran splitté s'il s'agit du local). Ici, il n'y a pas vraiment le choix : il faut s'aider puisque certains endroits stratégiques ne sont accessibles que grâce à l'entraide (par exemple tenir une porte entrebâillée pour que quelqu'un puisse s'y glisser). Forcément, jouer à plusieurs permet de rendre le tout un peu plus facile, mais surtout plus rapide, chacun pouvant glaner dans son coin les objets à utiliser ou les ingrédients nécessaires à du craft pour ensuite partager tout ça avec les autres. Voire même effectuer une diversion afin de tenir les gardes éloignés d'un endroit délicat... Et croyez-nous, c'est un véritable plaisir de jouer à plusieurs, d'autant plus que cela engendre pas mal de moments épiques ainsi que de fous rires. Cerise sur le gâteau, la version Switch ne nécessite pas de manette supplémentaire pour s'amuser à deux puisqu'il est tout à fait possible de jouer avec un Joy-Con chacun.
 
The Escapists 2

L'autre nouveauté, c'est le ''bond''graphique qu'il y a eu entre le premier épisode et cette suite. Adieu le pixel art un peu grossier de The Escapists, ici le tout est plus fin, plus détaillé, avec des décors bénéficiant davantage d'éléments ainsi que des sprites un peu mieux animés et des effets d'ombre et de lumière plus poussés. Bref, vous l'aurez compris : The Escapists 2 est plus ravissant pour la rétine que ne l'était son prédécesseur. Seul petit problème, quelques rares petits ralentissements se font parfois ressentir, essentiellement lorsque le jeu sauvegarde pendant que le joueur est en train de se balader, mais rien de bien méchant. Et si les musiques sont parfois un peu répétitives, bien que collant à chaque fois bien à l'ambiance de la prison, on apprécie que le tout soit intégralement en français, histoire de ne laisser personne sur le carreau.

Article rédigé par Shauni Chan , le

The Escapists premier du nom était déjà sympathique, sa suite continue sur cette lancée en corrigeant les quelques problèmes soulevés par les joueurs à l'époque, comme par exemple le système de combat automatique. Mais le plus gros point fort de The Escapists 2, et sa plus grosse nouveauté, c'est le côté multijoueur, qui promet de belles heures de rigolade en coopération. Bref, si vous cherchiez un petit jeu à faire avec vos amis, voilà un sérieux candidat, même s'il faut tout de même préciser que le challenge peut se montrer parfois assez salé.

Points positifs

  • Le mode coopération réussi
  • Le système de combat remanié
  • Une bonne durée de vie
  • Assez joli
  • Une formule immédiatement accrocheuse...

Points négatifs

  • ...A condition d'accepter d'apprendre tout seul
  • Un tutoriel assez succinct
  • Un challenge qui peut rebuter
  • Peut se montrer répétitif

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

Contacter

Commentaires