Test : Dragon Quest Builders

Dragon Quest Builders - Nintendo Switch

Genre : RPG / construction

Date de sortie : 09 février 2018

Genre
RPG / construction
Date de sortie
09 février 2018 - France
01 mars 2018 - Japon
Développé par
Square Enix
Edité par
Square Enix
Disponible sur
PS3, PS4, PSVita, Nintendo Switch
Modes de distribution
Boutique
Nintendo eShop
PEGI
 Interdit aux moins de 7 ans

Fin 2016 sortait un certain Dragon Quest Builders, mélange improbable entre Dragon Quest et Minecraft. Mais quelle genre de folie avait frappé les petits gars de chez Square Enix ? Et pourtant, la sauce a pris et le tout fonctionnait incroyablement bien. Sorti à l'époque sur PS4 et PS Vita dans nos contrées, le titre débarque désormais sur Nintendo Switch, histoire de déblayer le terrain pour sa suite (qui n'a hélas toujours pas de fenêtre de sortie).

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch

Dragon Quest Builders se déroule après le tout premier opus, dans une timeline alternative. Le terrible Dragonlord a proposé au héros de régner à ses côtés et, patatra, il a part la suite totalement détruit le monde. Fatalement, les êtres humains se sont raréfiés et les monstres ont proliféré. C'est dans ce contexte chaotique que le héros – ou l'héroïne – se réveille, passablement amnésique. Il apprend rapidement qu'il est le Bâtisseur légendaire et que, contrairement aux autres, il n'a pas oublié comment construire des objets. Ce qui est bien pratique pour reconstruire des villes, et c'est justement son but : rétablir la lumière sur le monde en retapant des cités en ruines qui attireront petit à petit de plus en plus d'habitants, bien contents de pouvoir revivre en communauté. Un boulot de longue haleine qui se divise en quatre chapitres distincts, se situant tous dans un royaume différent, avec ce que ça comporte de nouveautés à chaque fois, pour plusieurs dizaines d'heures de jeu.
 

Des cubes et des gluants

Bon, on ne va pas se le cacher : Dragon Quest Builders est bien une copie de Minecraft, mais genre GRAVE. Malgré tout, il y a quand même quelques différences – et c'est tant mieux ! Ainsi, dès le départ, le joueur apprend le principe même de la construction, à savoir comment construire une pièce. Rien de plus simple : des murs hauts de deux blocs, une porte ainsi qu'une source de lumière. Nul besoin de toit ici, contrairement à un Minecraft, puisque des murs suffisamment hauts et solides suffisent pour que les monstres ne puissent pas rentrer. Évidemment, le nom donné à la pièce ainsi que son utilité diffèrent par la suite en fonction des objets que l'on y place. Un lit ? Une chambre ! Un tournebroche ? Une cuisine ! Une armoire et deux tabourets ? Un dressing ! Et ainsi de suite. Pour découvrir de nouvelles pièces, plusieurs possibilités sont offertes au joueur. Il peut ainsi recevoir un plan de la part d'un habitant, à créer en le suivant à la manière d'un Lego, ou encore tâtonner en expérimentant soi-même. Bref, la liberté est de mise et il serait franchement dommage de s'en passer. Mais Dragon Quest Builders tape aussi dans le J-RPG. Cela ne se traduit pas par des niveaux gagnés par le personnage mais bel et bien par sa base. Concrètement, chaque pièce, chaque objet rapportent des points et, forcément, plus une pièce est aménagée, ''avancée'', et plus elle donne de points.
 
Dragon Quest Builders

En plus de ces points, les différentes pièces accordent des boosts aux habitants, en faisant grimper le nombre de PV de leurs barres de vie ou encore en leur permettant de s'équiper avec des armes plus puissantes. Ce qui n'est pas de trop car les monstres attaquent régulièrement la base, soit durant des moments bien précis (qui sont considérés comme des quêtes), soit ponctuellement, sans prévenir. Malheureusement, malgré son aspect J-RPG, Dragon Quest Builders ne propose pas des combats très intéressants. Le héros ne dispose que d'une seule attaque de base – même si certaines spéciales se débloquent par la suite, il ne fait pas de magie et ne possède pas de réel contre. Résultat, on frappe un ou deux coups, on court un peu plus loin pour éviter la contre-attaque et on y retourne. Pas bien passionnant donc, et c'est dommage car c'est l'un des seuls défauts de ce soft. Quant à l'équipement, il doit se crafter et, logiquement, plus on progresse et plus il devient puissant puisque construit à partir de matériaux plus robustes. Le joueur peut donc s'équiper d'une armure et d'un bouclier, mais également d'épées ou encore de masses. Ces mêmes armes servent aussi à ramasser les fameux matériaux et se brisent au bout d'un certain temps, il est donc plus que conseillé d'en crafter plusieurs à la fois.

Dragon Quest Builders

Construire ou périr

Offrant donc la liberté d'un MinecraftDragon Quest Builders consent tout de même à prendre doucement le joueur par la main, histoire qu'il sache dans quel sens aller. Les habitants, de plus en plus nombreux, donnent ainsi régulièrement des quêtes au joueur, ce qui lui permet de découvrir de nouveaux matériaux et donc de créer de nouveaux objets – certaines recettes sont d'ailleurs découvertes grâce à la création de certains items. Il est donc tout de même nécessaire de progresser si l'on veut découvrir toujours plus de nouveaux éléments, d'autant plus qu'avancer dans l'histoire permet aussi d'accéder à de nouveaux lieux. Au départ lâché sur une île, le joueur débloque petit à petit des portails magiques : ces derniers le conduisent dans d'autres îles (trois par chapitre) regorgeant de nouveaux monstres à occire et de nouveaux sols à miner. Ces mêmes endroits recèlent également quelques petites surprises, comme des sortes de mini-boss offrant des items inédits ou d'autres habitants à qui parler, histoire d'obtenir une quête supplémentaire ou encore de précieux objets... Quoi qu'il en soit, il est bien difficile de se retrouver bloqué dans ce titre, et c'est tant mieux. Il est même impossible de s'ennuyer tant la progression se fait de manière fluide, si l'on omet deux ou trois moments par chapitre obligeant le joueur à atteindre un certain niveau avec sa base (ce qui est de toute façon prétexte à tenter de nouvelles combinaisons pour créer des pièces inédites).
 
Dragon Quest Builders

Bref, vous l'aurez compris : Dragon Quest Builders est totalement addictif, tout comme peut l'être Minecraft, même si de petites différences les séparent tout de même, notamment ce système de progression encadré. Par exemple, le titre de Square Enix est plus souple dans sa gestion de l'inventaire puisqu'il suffit de placer les objets dans un ''coffre colossal'' pour pouvoir les récupérer de n'importe où, simplement en ouvrant le menu. Ou encore, comme dit précédemment, ce titre se divise en plusieurs chapitres, chacun tenant place sur une île différente. Malheureusement, passer d'un chapitre à l'autre entraîne une perte d'absolument tous les objets possédés par le héros. Oui, c'est dur sur le coup, mais ce n'est finalement pas tant un problème que ça. Non seulement le joueur sait d'office quels éléments lui seront nécessaires – et il pourra donc se mettre immédiatement en quête de ces derniers, mais en plus le côté addictif du titre fonctionne tellement bien que ce n'est finalement pas bien embêtant de devoir tout récupérer. Quant à ceux qui ne désirent pas particulièrement suivre un chemin plus ou moins tracé (rappelons qu'une grande liberté est offerte), ils peuvent toujours se rendre sur une île spécifique, où l'on peut faire ce que l'on veut, pour ensuite partager les créations en ligne. Précisons tout de même qu'il faut terminer le premier chapitre pour pouvoir débloquer ce Mode Libre. Dans ce dernier, les joueurs trouveront quelques bonus liés à la Nintendo Switch : la possibilité de pouvoir monter un Smilodon de Lait ou encore de construire une cartouche de NES. Rien d'affolant, donc.

Dragon Quest Builders

Dragoncraft

Enfin, terminons sur la réalisation de ce Dragon Quest Builders. Sur la petite Nintendo Switch, le titre est vraiment beau, avec de jolis personnages et une certaine variété dans les décors, et les blocs sont loin de ressembler aux gros pixels baveux d'un Minecraft (sans vouloir critiquer ce dernier, bien entendu). Le bestiaire ravira certainement les amoureux de la licence, avec tout ce qu'il comporte de slimes, sorciers et autres squelettes. Le seul petit défaut à ce niveau se trouve au niveau de la caméra. Et encore, c'est franchement pour chipoter. Située un peu au dessus du héros, elle peut être déplacée comme bon nous semble et permet de légèrement dézoomer pour observer les alentours. Ça, c'est pour l'extérieur. Malheureusement, c'est déjà un peu moins rose pour les intérieurs (heureusement donc que les pièces ne nécessitent pas de toits) : il n'est en effet pas rare que la caméra reste bloquée à l'extérieur lorsque le joueur commence à miner un peu trop profondément et, une fois qu'elle a décidé de le suivre, elle risque de se coller aux murs lorsque l'endroit est un peu trop exigu. Rien de rédhibitoire heureusement, d'autant plus qu'il est assez rare d'avoir à s'enfoncer très profondément dans la terre. Enfin, toujours côté technique, sachez que le tout tourne admirablement bien, que ce soit sur la tablette ou la télévision.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Peu importe le support, Dragon Quest Builders reste un titre très prenant. Mais il faut bien avouer que la portabilité de la Nintendo Switch a de quoi séduire, d'autant plus que le titre tourne comme un charme sur la machine, peu importe son mode. Si vous n'avez pas encore succombé, voici l'occasion rêvée de perdre des dizaines d'heures de votre vie. En revanche, si vous l'avez déjà fait, inutile de repasser à la caisse, les rajouts n'étant pas franchement indispensables (et cantonnés au Mode Libre).

Points positifs

  • Quelques petites nouveautés...
  • Toujours aussi addictif
  • Pouvoir emmener son petit monde partout
  • Techniquement au top, peu importe le mode

Points négatifs

  • ...Mais rien de vraiment foufou
  • Toujours les soucis de caméra en intérieur
  • Pas vraiment indispensable pour ceux qui l'ont déjà fait

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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