Test : The Princess Guide

The Princess Guide - Nintendo Switch

Genre : Action / RPG / Beat'em all

Date de sortie : 29 mars 2019

Genre
Action / RPG / Beat'em all
Date de sortie
29 mars 2019 - France
26 mars 2019 - USA
08 mars 2018 - Japon
Développé par
Nippon Ichi Software
Edité par
NIS America Inc.
Disponible sur
PS4, Nintendo Switch
Modes de distribution
Boutique
Nintendo eShop

Petite annonce. Postée aujourd’hui, 13h42, par TheGuide93 : Personne de confiance propose ses services en tant qu’entraîneur de princesse. Aucune expérience en tant que mentor mais guerrier reconnu dans le monde entier, notamment grâce à ses combats contre des dragons et ses essais littéraires. Rémunération désirée : gîte et couvert, mais ouvert à négociations. Curieux et peu sérieux s’abstenir.

Test effectué à partir d'une version PS4

The Princess Guide met donc le joueur dans la peau d’un mentor prenant sous son aile pas moins de quatre princesses à tour de rôle. Son but est de les aider à terminer leurs quêtes personnelles, évidemment différentes pour chacune : l’une désire conquérir le monde, l’autre amener la paix, l’autre nourrir son peuple et enfin la dernière rendre sa gloire d’antan à sa famille. Des missions qui ne s’accompliront qu’à travers moult combats proposant des gameplays différents, chaque héroïne se battant avec son arme fétiche (hache, épées, magie, arme à feu). Le joueur doit donc apprivoiser toutes ces manières de combattre, qui viennent en plus s’ajouter à celle du héros créé en début de partie. Le bébé de Nippon Ichi Software propose donc pas moins de cinq gameplays différents, même si sur le fond ils se rejoignent tous d’une certaine manière, la palette de mouvements étant assez limitée.

Mentor sensei

Une petite poignée d’attaques, la possibilité de demander de l’aide aux six soldats qui nous suivent et basta, merci au revoir. Forcément, avec si peu de types de coups, on n’évolue clairement pas dans The Princess Guide en réalisant des combos de fou. Et c’est un problème, car sous ses airs d’action / RPG, ce titre penche en fait bien plus du côté du beat’em all. Sauf que les beat’em all, pour éviter qu’ils ne soient chiants comme la mort, il faut qu’ils proposent un gameplay un peu plus étoffé que ça. Résultat, on se retrouve bien vite à toujours faire la même soupe, à avancer en pilotage automatique et frapper sans vraiment faire attention à ce que l’on fait. Sauf lorsque l’on se retrouve face à des groupes interminables d’ennemis : ce qui peut arriver tant la difficulté de ce titre est en dents de scie. Heureusement, les développeurs ont pensé à inclure quelques petits éléments venant un peu diversifier les batailles.

The Princess Guide

Enfin, ça, c’est sur le papier. Parce qu’en vrai, tous les petits systèmes annexes ne servent pas vraiment à grand-chose. Déjà, il faut les comprendre, le tutoriel ne prenant en règle générale pas la peine d’expliquer au joueur leur fonctionnement. Prenons par exemple le système de reliques. Concrètement, le joueur trouve dans les niveaux plusieurs reliques prenant des formes variées (porte, statue, etc). Afin de ne pas subir leurs attaques, il doit alors demander à ses soldats d’aller se les approprier : une fois sous son joug, ces reliques peuvent ensuite être utilisées contre les ennemis, avec des propriétés diverses, comme frapper ceux qui se trouvent à proximité ou empoisonner à une certaine distance. Sauf que dans les faits, la rapidité de l’action ne donne pas vraiment le temps d’activer ces reliques. Elles sont même parfois placés à des endroits vides de toute présence hostile… Seules les statues à mana sont utiles puisqu’elles permettent de regagner de la vie. Une barre de vie qui se vide d'ailleurs très rapidement et que l’on ne peut pas faire regrimper via un item que l’on pourrait emmener avec nous avant chaque mission.

The Princess Guide

Once upon a time...

Si l’on peut looter des bonbons PV, l’autre seul moyen de regagner de la santé est le système ‘’d’interaction’’ avec la princesse alors contrôlée (évidemment, si l’on choisit de partir en mission avec le guide, ce n’est pas possible). Interaction entre guillemets, car tout ce que l’on peut faire c’est féliciter ou gronder cette dernière, et seulement à trois reprises dans un niveau. Une fois de plus, ce n’est guère expliqué par The Princess Guide mais, en gros, choisir l’une ou l’autre des options aura un effet spécifique essentiellement en fonction de la barre de vie. Un peu short en PV ? Féliciter la donzelle permettra de regagner de précieux points. Si, côté santé, c’est plutôt pas mal, ce système pourra booster un peu l’attaque. Plusieurs autres conséquences sont sans doute possibles mais, au vu de la difficulté aléatoire, on s’en servira essentiellement pour regagner de la santé in extremis histoire de ne pas se taper un Game Over et devoir tout recommencer. Enfin, l’utilisation de l’escouade est aussi relativement secondaire. Si l’on peut donner des tactiques à nos sbires ou les laisser un peu plus libres, on préférera les garder derrière nous et utiliser leurs attaques en cas de besoin. L’I.A. étant aux fraises, il n’est pas rare de les voir se comporter en kamikazes… Sauf que une fois que l’on perd un soldat, il ne revient plus de tout le niveau, ce qui peut potentiellement rendre la progression hyper délicate.

The Princess Guide

Non seulement les combats sont très répétitifs, mais ce n’est pas franchement mieux du côté des missions en elles-mêmes : protéger telle zone, survivre tant de temps, effectuer tant d’escarmouches. Voilà en substance ce à quoi vous passerez votre temps dans The Princess Guide, entre évidemment deux dialogues. Dialogues fort heureusement plus intéressants grâce à une écriture légère plutôt sympa, mais surtout une bonne dose d’humour. Les princesses, aussi différentes soient-elles les unes des autres, ont toutes un petit quelque chose d’amusant et d’attachant, et c’est avec un certain plaisir que l’on découvre leurs histoires respectives. D’ailleurs, pas de panique lorsque le jeu vous demandera de choisir la princesse à suivre : au final, toutes seront jouables durant une même partie. En revanche, seule une histoire à la fois aura le droit à sa conclusion lors d’un run, forçant le joueur désireux de tout voir à recommencer plusieurs fois (sachant tout de même qu’une partie se termine au final assez rapidement).

The Princess Guide

Épée et féminité

The Princess Guide propose par ailleurs différents types d’améliorations au final assez basiques pour un jeu de ce genre, mais affreusement mal agencées. Ainsi, que vous vouliez booster les stats de votre princesse (stats qui ne sont au passage pas bien claires, sérieusement ça change quoi l’esprit ? La foi ? Le moral ? Mystère) ou améliorer une arme, il faudra d’abord retirer l’équipe du champ de bataille si elle est partie en mission. Rien de bien méchant en soi, sauf que cela impose un cooldown non justifié de 5 heures ingame, interdisant la même escouade de repartir aussitôt au front. Alors, certes, il est possible d’accélérer le temps, mais un tel système reste frustrant et l’on aurait préféré pouvoir améliorer notre équipe n’importe quand. Mais la cerise sur le gâteau reste tout de même l’absence totale de sauvegarde automatique, obligeant le joueur à sauver sa partie manuellement et régulièrement sous peine de perdre des heures de progression si jamais un petit bug se fait sentir.

The Princess Guide

Heureusement, Nippon Ichi Software fait mieux visuellement parlant, une habitude pour ce studio. The Princess Guide est plus que charmant, avec son chara-design réussi, ses couleurs vives et ses animations impeccables. On apprécie aussi l’effet ‘’avance rapide’’ donné durant les dialogues, faisant sautiller les personnages, même si ce système est un peu déroutant au premier abord. Quant aux niveaux, s’ils se ressemblent tous hélas plus ou moins, ils ont au moins le mérite de proposer une version chibi très mignonne des héros mais aussi des monstres. Gros point noir en revanche en ce qui concerne la visibilité des affrontements qui en prend un gros coup lorsque plusieurs groupes d’ennemis fondent sur l’équipe du joueur. On ne sait plus trop où l’on est, où l’on frappe et surtout qui va éventuellement nous porter un coup. Résultat, il n’est pas rare de voir sa barre de vie descendre de moitié sans que l’on comprenne vraiment pourquoi...

Article rédigé par Shauni Chan , le

Avec The Princess Guide, Nippon Ichi Software se prend malheureusement les pieds dans le tapis. Certes, le principe est intéressant, tout comme les différentes histoires et les personnages, et les combats sont défoulant. Hélas, cela ne suffit pas et l’on se lassera bien vite de ses affrontements répétitifs, fouillis et trop peu variés, la faute à différentes bonnes idées mal exécutées (les reliques, par exemple) mais aussi à un certain manque d’ergonomie et d’explications.

Points positifs

  • Les quatre princesses
  • Une réussite visuellement parlant
  • Des combats qui défoulent…

Points négatifs

  • ...Mais qui deviennent vite répétitifs et donc lassants
  • Gros manque d’explications
  • Des idées mal exécutées
  • Une ergonomie pas toujours au top
  • Toujours les mêmes missions

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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