Test : Oninaki

Oninaki - Nintendo Switch

Genre : RPG

Date de sortie : 22 août 2019

Genre
RPG
Date de sortie
22 août 2019 - France
Développé par
Tokyo RPG Factory
Edité par
Square Enix
Disponible sur
PC, PS4, Nintendo Switch
Modes de distribution
Nintendo eShop

Déjà responsable des moyens I am Setsuna et Lost Sphear, le studio Tokyo RPG Factory tente une nouvelle fois sa chance avec Oninaki. Avec une petite différence toutefois : si l’on garde le feeling ‘’RPG des années 90’’, les développeurs ont décidé de troquer le système de combat au tour par tour pour quelque chose en temps réel et plus dynamique. Alors, le studio a-t-il trouvé la bonne formule ?

Test effectué à partir d'une version PS4

Dans le monde d’Oninaki, la mort n’est pas une fatalité, bien au contraire : tout le monde croit en la réincarnation et en la possibilité de retrouver ses êtres chers dans une nouvelle vie. Aussi, lorsqu’un être aimé disparaît, on prie pour qu’il ne se perde pas dans les limbes et on espère secrètement le rejoindre rapidement… Mais, parfois, les esprits ne parviennent pas à s’en sortir. S’ils ont des regrets, ils ne trouvent pas le chemin qui les mène à la résurrection et deviennent des Égarés. C’est là où les Gardiens entrent en jeu. Accompagnés de démons, ces hommes et femmes ont le pouvoir – et le devoir – d’aider les Égarés à retrouver leur chemin. Une mission qui s’accompagne bien souvent par le fait de devoir faire leur fête aux monstres qui se baladent ‘’au-delà du voile’’.

Onigiri

Le joueur contrôle l’un de ces Gardiens, un certain Kagachi, qui a une vision bien particulière de son métier, de la vie et de la mort. Pour s’aider dans sa tâche, il dispose donc au départ d’un seul démon, Aisha. Il n’est toutefois nullement question ici de contrôler les deux personnages : le démon, en ‘’possédant’’ Kagachi, lui confère en fait ses pouvoirs et son arme de prédilection. En l’occurrence, ce premier démon combat avec une épée et se montre particulièrement rapide, mais les nombreux autres êtres à recruter durant l’aventure viennent un peu varier tout ça : faux, arbalète, fouet ou encore hache sont ainsi de la partie, avec la possibilité de switcher à la volée de l’un à l’autre des démons (l’équipe peut être composée de quatre démons à la fois) et donc de s’adapter rapidement à l’ennemi qui se trouve en face du héros.

Oninaki

Seulement voilà : si, sur le papier, ce système se montre intéressant (d’autant plus qu’il a déjà été fait avec brio ailleurs), Oninaki loupe le coche. La faute tout d’abord à une leeeeeeenteuuuuuur absolument incroyaaaaaable. Car si Aisha est relativement rapide, c’est bien l’une des seules ! Tous les autres prennent absolument tout leur temps, que ce soit pour l’attaque normale ou les attaques spéciales (le pire). Autant dire que l’on a le temps de se faire frapper un bon paquet de fois, sans parler du fait que les coups encaissés coupent bien souvent le lancement des skills. Bref, l’action est loin d’être nerveuse et l’on pestera bien souvent sur la mollesse de la chose et le manque de punch des frappes. L’autre gros élément qui vient gâcher le système de combat, c’est le système de grinding. Chaque démon dispose de son arbre de compétences, compétences qui se débloquent via des objets bien précis.

Oninaki

Dead soldier

Sauf que voilà, en dehors de quelques objets universels, les objets spécifiques à chaque démon n’apparaissent que lorsque l’on prend le contrôle de ce même démon. Aisha, par exemple, ne pourra récupérer que des ‘’pierres d’épée’’ afin de s’améliorer. Résultat, si l’on veut avoir une équipe un peu homogène, il faudra faire du grinding sauvage dès que l’on aura un nouveau démon, histoire de le rendre plus puissant. Le souci, c’est que les donjons d’Oninaki ne donnent pas franchement envie de faire ce fameux grinding, qui est pourtant l’une des composantes de base de la plupart des RPG. Ils sont vides, se composent bien souvent de couloirs à suivre, regorgent d’ennemis très peu variés et il est bien rare que le passage du monde des vivants au monde des morts (via une pression sur une touche) soit vraiment utile. Bref, on tombe bien vite, et c’est dommage, dans l’ennui total, la lassitude, la répétitivité.

Oninaki

Malheureusement, tout le reste ne relève pas franchement le niveau. Que ce soient les quêtes annexes, relativement toutes similaires et très peu intéressantes ; la découverte des mémoires de nos démons ; le scénario, qui malgré quelques bonnes idées ne parvient jamais vraiment à accrocher, la faute à une mise en scène au niveau zéro (de nombreux passages sont totalement muets, même si les personnages remuent les mains et la tête !) ; les graphismes d’un autre temps, même si le chara design pourra sans doute plaire aux adeptes des productions kawaï ; ou encore l’absence quasi totale de B.O., avec des doublages presque inexistants et des musiques trop peu nombreuses et parfois totalement absentes. Sans parler des temps de chargement un peu longuets lorsque l’on utilise le voyage rapide…

Article rédigé par Shauni Chan , le

Oninaki se classe hélas dans la lignée des autres productions de Tokyo RPG Factory : malgré un pitch de départ et un univers intéressants, il est presque impossible de rentrer vraiment dans le jeu, la faute à un système de combat mou et très vite répétitif, à une histoire peu intéressante à suivre en raison d'une mise en scène navrante et, globalement, à une réalisation d’un autre temps. Dommage…

Points positifs

  • Un univers plein de potentiel
  • Traitement intéressant de la vie et de la mort
  • Pas mal de démons à recruter
  • Une histoire prometteuse...

Points négatifs

  • Système de combat répétitif et trop mou
  • Donjons linéaires et vides
  • Réalisation datée
  • ...Mais une mise en scène niveau zéro

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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