Test : Summer in Mara - Nintendo Switch

Summer in Mara - Nintendo Switch

Summer in Mara - Nintendo Switch

Genre : Simulation de vie de fermier

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S'il est bien un genre qui a le vent en poupe en ce moment dans le jeu vidéo, c'est la simulation de vie, notamment à la ferme. L'excellent Stardew Valley et son succès insolent y sont sans doute pour quelque chose, même si peu se montrent à la hauteur. Summer in Mara fait partie de ces titres qui vont tenter de réaliser à leur tour cette prouesse. Après un passage sur Kickstarter, le bébé des espagnols de Chibig est désormais disponible sur PC et Nintendo Switch.

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch

Vous incarnez Koa, jeune fille sauvée des eaux par une vieille dame qu'elle considère comme sa grand-mère. Habitant sur une charmante petite île, l'héroïne va bien vite avoir des envies d'aventure et, quand l'occasion lui est donnée, elle va grimper sur son bateau pour voguer à travers les mers et rencontrer de nouvelles têtes... sans pour autant oublier de rentrer fréquemment chez elle, histoire de s'occuper de ses plantations. C'est d'ailleurs l'un des premiers aspects du jeu, celui avec lequel le joueur va apprendre bien vite à vivre : la vie de fermier. Devant sa maison, qui lui sert de lieu de repos, de cuisine et de salle de craft, Koa dispose de terrains qu'elle peut labourer et où elle doit planter des graines pour faire pousser laitues, carottes et autres épis de maïs. Le but étant évidemment de la nourrir puisque des jauges de faim et de fatigue sont présentes, mais aussi de répondre aux nombreuses quêtes qui lui sont données.
 

Summertime

En effet, le joueur découvre bien vite l'autre seconde île principale de Summer in Mara, Qälis. Une île sur laquelle se trouve une ville comprenant restaurants et magasins et où il va faire la connaissance d'un petit paquet de PNJ. Tous ces personnages, attachants et hauts en couleur, l'inonderont de quêtes tout au long de l'aventure. Si, au départ, réaliser ces quêtes est plutôt sympathique, on tombe hélas bien vite dans la répétitivité puisqu'il s'agit uniquement de quêtes FedEx. Cuisine tel plat, apporte tel objet à telle personne, fais pousser tel légume... Toutes les missions du jeu se présentent sous cette forme. Malheureusement, impossible d'y échapper puisque le joueur doit suivre une quête principale s'il désire avancer dans l'histoire, mais aussi des quêtes secondaires s'il veut gagner de l'argent, des objets ou encore de nouveaux plans. Pire, ces derniers mettent un temps fou à se débloquer, et on reste donc bloqué un bon bout de temps à chaque ''étape'' avant de pouvoir passer à la prochaine... 
 
Summer in Mara

L'autre gros problème de Summer in Mara, c'est que rien n'est vraiment intuitif. Ainsi, Koa peut uniquement crafter et cuisiner sur son île, ce qui l'oblige à chaque nouvelle quête ou presque à se faire un aller-retour entre sa maison et Qälis, sans voyage rapide bien entendu. Évidemment, on se dit bien vite qu'on va tenter de ''regrouper'' les quêtes afin d'en résoudre plusieurs à la fois et donc réduire les voyages... Sauf que Koa ne se trimballe pas avec ses recettes sur elle et, donc, on ne sait jamais vraiment de quoi on a besoin. Exemple typique : sur Qälis, la forgeronne vous demande de lui préparer une salade. Vous rentrez donc chez vous voir les ingrédients. Aïe, il faut des oignons et vous n'en avez pas ! Retour à Qälis pour acheter des graines, retour à la maison pour les semer et attendre que les légumes poussent avant de pouvoir cuisiner, puis retour chez la forgeronne pour lui donner son plat, en respectant l'heure d'ouverture de son échoppe (sinon, petit dodo pour aller au matin suivant). On a déjà vu mieux pour un jeu de ce genre.
 
Summer in Mara

Koa de neuf ?

Pour se distraire un peu, Koa peut également participer à d'autres activités, comme couper du bois – sans oublier de replanter des arbres, pêcher – à condition d'avoir le bon appât pour le bon poisson ainsi que du fil pour la canne à pêche, ou encore parcourir la mer à bord de son bateau pour aller explorer d'autres îles. Mais, là encore, Summer in Mara déçoit, et ce malgré la bonne quantité d'îles disponibles : elles sont en effet quasiment toutes vides ou presque et ne représentent pas grand intérêt, si ce n'est ramasser des coquillages ou des fruits à replanter sur son île-maison. Une fois de plus, c'est dommage, et une fois une île découverte on n'y reviendra pas vraiment, sauf si une quête nous y envoie. Résultat, on n'a d'autre choix que de passer notre temps à Qälis pour satisfaire les caprices des PNJ (plusieurs centaines de quêtes tout de même). 
 
Summer in Mara

Les PNJ, parlons-en justement, et plus globalement de l'univers du jeu de Chibig. C'est là son gros point fort : son univers mignon, coloré, enfantin et joyeux (préférez le jeu en docké pour un rendu plus joli). Les personnages sont tous charmants à leur manière, ils ont leurs petits soucis à régler et il est amusant de voir comment Koa parle à chacun d'entre eux. Dommage que leurs quêtes ne soient parfois pas en raccord avec la progression du joueur – l'un d'entre eux lui demande par exemple de faire des lingots très tôt dans l'aventure, alors qu'elle va pouvoir bien plus tard – et que la carte n'indique pas où ils sont en temps réel. Elle indique simplement où ils sont en général et il n'est donc pas rare de ne pas les trouver à cet endroit si l'envie leur en prend d'aller se balader. D'ailleurs, Koa n'apparaît pas non plus sur la carte, impossible donc de savoir où l'on se trouve.
 
Summer in Mara

Summer breeze

L'autre aspect positif, même si un peu plus en retrait, c'est le message porté par le jeu en ce qui concerne l'écologie. Très tôt, on nous apprend qu'il faut replanter un arbre lorsqu'on en coupe un, parce qu'il ''faut rendre à la terre ce qu'on lui prend'', ou encore qu'il est important de ne pas laisser traîner ses déchets n'importe où mais plutôt de les mettre à la poubelle. Alors oui, ok, les adultes sont au courant de tout ça (et encore...) mais c'est tout de même une bonne idée d'inclure ça dans ce titre qui, de part son aspect graphique ainsi que son côté ''à la cool'' (la culture représente moins de contraintes que dans un Stardew Valley, les horaires ne représentent pas de deadline, etc), peut aussi se destiner à des plus jeunes qui pourraient ainsi être sensibilisés à ce souci. Des plus jeunes qui n'auront aucun problème à comprendre Summer in Mara puisqu'il est intégralement en français, soit dit en passant.
Summer in Mara avait un gros potentiel hélas entaché par des erreurs de parcours que l'on pardonne difficilement en 2020, à plus forte raison quand le marché comporte tant de bons jeux de simulation. Les quêtes sont répétitives, les allers-retours sont légion, l'ergonomie est vraiment loin d'être au point et les îles – en dehors des deux principales – ne représentent aucun intérêt. Il reste néanmoins une direction artistique charmante, des personnages attachants, un joli message sur l'écologie ou encore un côté relax, le joueur pouvant prendre le temps de faire ce que bon lui chante sans avoir à constamment surveiller ses cultures.
16 juin 2020 à 15h48

Par

Points positifs

  • Direction artistique charmante
  • Les PNJ, attachants
  • Le message sur l'écologie
  • La vie de fermier version relax
  • Une bonne quantité de quêtes...

Points négatifs

  • ...Hélas toutes répétitives
  • Les allers-retours
  • L'ergonomie peu intuitive
  • Pas très joli en nomade
  • Les îles trop désertes

A propos de...

Summer in Mara

  • Genre : Simulation de vie de fermier
  • Date de sortie : 16 juin 2020 - France
  • Développé par : Chibig
  • Edité par : Chibig
  • Modes de distribution : Nintendo eShop

Gribouillé par...

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

Twitter : Shauni_Chan

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