En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins promotionnelles et/ou publicitaires, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.
Test :
Tomodachi Life : Une vie de rêve - Nintendo Switch
Licence probablement la plus étrange de Nintendo, Tomodachi Life est de retour pour un second épisode. Après un premier opus sur 3DS, qui a d'ailleurs aussi donné naissance à une sorte de spin-off baptisé Miitopia, voilà que sort Tomodachi Life : Une Vie de Rêve sur les deux Nintendo Switch.
Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch 2
Le principe ici reste le même que sur l'épisode d'origine : il s'agit d'une demi-simulation de vie dans laquelle le joueur crée des Mii avant de les observer vivre leur vie tranquillement, sans véritable objectif à atteindre. Il est possible d'interagir avec eux pour les influencer ou les aider s'ils ont une requête spécifique, mais il n'est en revanche pas possible de les incarner directement. Au fil du jeu, tout ce beau monde noue des relations ou participe à des activités, et le tout est tellement aléatoire et loufoque que ça en devient hypnotique. Mais évidemment, ce parti pris radical n'est pas pour tout le monde.
Alors, quid des nouveautés ici ? Tout d'abord, un peu plus d'inclusivité lors de la création des Mii puisqu'il est désormais possible de créer des personnages homosexuels ainsi que non-binaires (même si les seuls pronoms restent il et elle). Pour le reste, l'éditeur se montre extrêmement complet avec une belle palette de couleurs pour la peau et les cheveux, ou encore la possibilité de dessiner soi-même des éléments à placer sur le visage. Une super idée pour créer les Mii de ses rêves, même si la pratique s'avère complexe, que ce soit avec les boutons ou en tactile.
Welcome to your (new) life
Une fois créés, les Mii se retrouvent dans une maison et commencent à vivre leur petite vie, sachant qu'il faut tout de même plusieurs personnages et des amitiés naissantes pour débloquer le contenu principal disponible : magasin de vêtements, de meubles ou encore atelier de création. Comme dit précédemment, ils vivent par eux-mêmes, ils décident donc de déambuler seuls, d'aller à la rencontre d'autres Mii ou encore d'utiliser des éléments placés dans le décor, comme par exemple des distributeurs automatiques.
Néanmoins, ils ont souvent des requêtes et il est important de les prendre en compte. Ils voudront parfois de la nourriture, parfois une maison à la décoration différente, parfois un avis concernant leur relation avec un autre Mii. Dans tous les cas, aider ces personnages permet de faire grimper leur jauge de bonheur qui, une fois pleine, les fait passer au niveau d'après. Chaque gain de niveau s'accompagne d'un cadeau que le joueur peut leur donner, comme un objet à utiliser quand bon lui semble ou encore une expression à ressortir à tout moment.
Le bonheur accumulé ne va pas nulle part puisqu'il vient remplir la fontaine située au cœur de l'île. Elle aussi gagne des niveaux et chaque palier atteint vient débloquer un élément de notre choix, comme de nouveaux objets de personnalisation ou de nouveaux cadeaux à offrir aux Mii. C'est là d'ailleurs qu'est la plus grosse nouveauté de ce Tomodachi Life : Une Vie de Rêve : les objets de personnalisation. Car cette île est celle du joueur et il peut en faire plus ou moins ce qu'il veut.
Si les éléments de base sont gratuits, comme le fait de créer des routes ou des coins d'herbe, tout le reste est payant : lampadaires, bancs, pots de fleurs, etc. L'éditeur est très simple et agréable à prendre en main, nul doute donc que les décorateurs en herbe se feront un plaisir de passer de longs moments à créer l'île de leurs rêves. Bien sûr, pour acheter tous ces objets il faut de l'argent et celui-ci s'obtient en faisant plaisir aux Mii ou via les trésors récupérés durant la partie.
Mii figue, Mii raisin
Cet aspect personnalisation est le vrai point fort de cette suite... mais aussi son plus gros point faible. Car les développeurs n'ont pas réussi ici à trouver le juste équilibre entre la déco et les interactions avec les Mii, ce qui était pourtant le point central du premier épisode et ce qui le rendait aussi hypnotique. Les interactions étaient nombreuses, les situations toujours plus loufoques et les scénettes étaient tout de même variées. Ici, c'est bien plus limité et on tombe très vite dans la répétitivité et la lassitude. Ce qui n'est pas aidé par les mini-jeux tous aussi inintéressants les uns que les autres et les mêmes situations qui se répètent en boucle.
Tomodachi Life : Une Vie de Rêve est avant tout un grand bac à sable : il laisse de nombreux outils au joueur pour créer ses Mii, son île et ses objets, mais ça ne va pas plus loin. Les observer et interagir avec eux est bien moins intéressant que par le passé, et l'unique intérêt d'y revenir encore et encore est lorsque l'on a une nouvelle idée pour créer un Mii. D'autant plus qu'il est possible d'entasser jusqu'à 70 personnes sur cette petite île, offrant une liberté plus d'honorable.
Les fans du premier épisode retrouveront également ici l'humour totalement absurde qu'ils ont (probablement) aimé à l'époque, avec des Mii qui dissertent sur tout et n'importe quoi avec leurs voix robotiques hilarantes. Au fur et à mesure, ils noueront des liens les uns avec les autres, avec aussi la possibilité de se marier ou d'avoir des enfants. Bien sûr, comme dans la vraie vie, tout ceci prend du temps et il s'agit d'un autre aspect à prendre en compte pour ceux qui veulent tout, tout de suite, maintenant.
Sur le plan technique, il n'y a pas grand-chose à dire. Visuellement, Tomodachi Life : Une Vie de Rêve profite d'une direction artistique colorée qui fait mouche, et le tout tourne de manière très fluide. On regrette toutefois la présence de temps de chargement à chaque fois que l'on rentre ou sort d'une maison, ce qui arrive malheureusement assez régulièrement. Car les Mii, quand ils ont besoin d'aide ou qu'ils ont tout simplement décidé d'aller bouder, vont souvent faire ça chez eux.
Tomodachi Life : Une Vie de Rêve est intéressant, mais pas comme l'était le premier épisode. Sur 3DS, l'accent était mis sur la simulation et sur les interactions très variées avec les Mii qui se mettaient dans tout un tas de situations différentes. Ici, les développeurs ont surtout fait le choix de la personnalisation, avec une énorme liberté concernant les Mii et l'île, mais au détriment du reste. Les décorateurs en herbe y passeront des heures, les autres se lasseront vite.
Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.