Test : Neon Clash : Echoes of the Lost - Nintendo Switch

Neon Clash : Echoes of the Lost - Nintendo Switch
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On commence l'année avec un peu d'amour grâce à Voltage Inc. qui nous sort son otome Neon Clash : Echoes of the Lost sur Nintendo Switch. Bon, ok, techniquement il est sorti à Noël dernier mais il fallait bien le temps de le tester.

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch

Une fois n'est pas coutume, ce n'est donc ni Otomate, ni PQube qui sont ici aux commandes mais le studio Voltage qui nous propose de suivre les aventures de Kroa Liu. Tandis qu'elle tente de survivre du mieux qu'elle peut dans un futur dystopique, cette livreuse va un jour rencontrer un homme du nom de Gante Lowd. Ce dernier va lui expliquer qu'elle vient d'une grande famille mafieuse, mais exterminée quand elle était plus jeune. Rapidement, ils vont tous deux décider de recréer cette famille afin de renverser le pouvoir en place et enfin permettre aux habitants de vivre, et non plus seulement survivre.

Les trois mafias

La première chose à souligner est la structure de ce Neon Clash. Contrairement aux otomes ''traditionnels'', il n'y a pas ici de route commune suivie par les routes individuelles pour chaque love interest. À la place, cette histoire inspirée par le roman Les Trois Royaumes suit une route unique avant de se terminer sur une bonne ou une mauvaise fin (voire plusieurs), puis sur les fins liées à la romance. Dans chaque chapitre, Kroa passe un peu de temps avec le love interest du moment histoire de rendre les dénouements amoureux plus crédibles.

Neon Clash : Echoes of the Lost

À ce stade, les fans du genre se demandent comment la chose est possible et scénaristiquement crédible. Car après tout, si Kroa passe du temps avec un love interest par chapitre, ne tombe-t-elle pas amoureuse de tous à la fois ? Hé bien non, et la chose est rendue possible grâce à un petit tour de passe-passe. Une sorte de Deus ex machina qui fonctionne très bien (mais pas de spoil), contrairement à tous les autres qui semblent souvent arriver comme un cheveu sur la soupe. Car des petites pirouettes de ce genre, il y a énormément ici, et si on peut passer outre sur les premières, on commence à souffler quand elles deviennent trop récurrentes.

Neon Clash : Echoes of the Lost

Comme dit précédemment, Neon Clash parle de mafia. Kroa est à la tête de sa propre famille et elle va devoir s'associer avec d'autres mafieux pour faire tomber les grands méchants. Ce qui va mener à tout un tas de situations dangereuses. Les scènes d'action et de tension s'enchaînent, permettant au titre de profiter d'un bon rythme et le tout reste cohérent, notamment avec le world building. Les scénaristes n'ont toutefois pas oublié d'inclure des passages plus tranquilles histoire de souffler entre deux fusillades et de permettre aux différents personnages de se rapprocher un peu plus.

Neon Clash : Echoes of the Lost

Les personnages, justement, sont globalement tous bien écrits, à commencer par l'héroïne. Si elle n'a hélas pas droit à son sprite et son doublage, Kroa fait clairement partie du haut du panier des otomes. C'est une jeune femme courageuse, forte et déterminée qui a sa place à la tête d'une famille mafieuse. Quand elle doit prendre des décisions compliquées, elle le fait, elle ne se repose pas sur ses love interests ou ses alliés. Elle n'est évidemment pas parfaite, mais il est agréable de voir une héroïne d'otome prendre les choses en main.

Neon Clash : Echoes of the Lost

Mafia love

Les autres ne sont pas en reste. Que ce soit ses alliés ou ses ennemis, ils ont globalement tous une personnalité marquée et il est aisé de soit s'attacher à eux, soit les détester immédiatement. Quant aux love interests, la bonne nouvelle c'est qu'il n'y en a que quatre. Contrairement à d'autres titres qui en incluent beaucoup trop, Neon Clash se contente ici du strict minimum et ça fonctionne. Pas besoin d'en faire trop : on a ici quatre hommes très différents les uns des autres, bien écrits et profitant d'une bonne alchimie avec l'héroïne. Bref, que demander de plus ?

Neon Clash : Echoes of the Lost

Hé bien... de la romance. Car pour un otome, Neon Clash est malheureusement assez radin à ce niveau. Durant toute l'aventure, les choses restent extrêmement timides, et si les fins sont satisfaisantes, elles sont bien trop courtes. Résultat : on a davantage l'impression de se retrouver devant un visual novel ayant décidé de rajouter quelques petites touches d'amour ça et là. Ça n'enlève rien à la qualité de l'écriture, mais il s'agit d'un point important à noter pour les fans d'otomes qui recherchent avant tout cet aspect.

Neon Clash : Echoes of the Lost

Visuellement, Neon Clash a son propre style et ça fonctionne. Le chara design est réussi, les artworks sont sublimes et les environnements fourmillent de détails, ce qui est d'ailleurs crédible avec le monde cyberpunk dans lequel Kroa évolue. On aurait toutefois aimé avoir davantage d'artworks ou encore des personnages qui bougent – même si c'est uniquement la bouche -, comme ce que l'on voit désormais assez souvent chez Otomate. Il n'y a évidemment rien à redire concernant le doublage japonais, mais il faut comme toujours parler anglais pour profiter des textes (qui renferment d'ailleurs quelques coquilles).
Neon Clash : Echoes of the Lost est un bon visual novel traitant de mafia, mais un otome qui laisse un peu sur sa faim tant la romance est en retrait. Difficile toutefois de ne pas être immédiatement happé par les aventures de Kroa grâce à une action omniprésente et des personnages bien écrits. Si l'on rajoute à ça une super direction artistique et un monde cohérent, on se retrouve avec un titre particulièrement solide, même si reposant sur beaucoup trop de Deus ex machina.
05 janvier 2026 à 12h06

Par

Points positifs

  • Une histoire prenante et bien rythmée
  • Des personnages bien écrits
  • Une super direction artistique
  • Un univers cohérent

Points négatifs

  • Trop peu de romance
  • Pas de traduction française
  • Trop de Deus ex machina

Gribouillé par...

Shauni

Shauni

Celle qu'on ne voit pas

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

Twitter : Shauni_Chan

Bluesky : shaunichan

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