En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins promotionnelles et/ou publicitaires, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.
Test :
Otome Daoshi -Fighting for Love- - Nintendo Switch
Le dernier otome en date de chez Otomate et Aksys Games se nomme Otome Daoshi -Fighting for Love-. Au menu des festivités : des morts-vivants, du kung-fu et bien sûr des histoires d'amour.
Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch
Otome Daoshi prend place dans le royaume de Kayu où tous les citoyens sont adeptes des arts martiaux. Un tournoi annuel vient d'ailleurs récompenser les meilleurs combattants et c'est là que l'héroïne, une certaine Shunlin, se rend. Cette jeune prêtresse en apprentissage, capable de maîtriser des sortes de zombies si jamais ils se montrent agressifs, vient soutenir son ami d'enfance qui a décidé de participer au tournoi. Sauf que voilà : les choses vont vite dégénérer quand les morts-vivants vont attaquer et que ni Shunlin, ni son grand-père, ne seront en mesure de les arrêter malgré leurs pouvoirs.
Par rapport à d'autres otomes sortis ces derniers mois / années, Otome Daoshi propose très peu de love interests. Il n'y en a ici que cinq, et qui correspondent comme toujours aux clichés du genre : le timide Yuhang, le taiseux Shaowu, l'ami d'enfance attentionné Haoran, le gentleman Longli et un dernier qui reste secret. De quoi permettre, en théorie en tout cas, aux scénaristes de correctement développer à la fois l'histoire fil rouge et les romances entre les uns et les autres. Dans les faits toutefois, la chose n'est pas aussi simple.
Car Otome Daoshi est aussi un titre qui se termine assez vite pour le genre, avec une petite vingtaine d'heures à peine à notre actif (sans mode auto et avec une vitesse de lecture assez élevée). Ce qui implique donc des routes très courtes avec, forcément, le risque d'être sous-développées. Et c'est le cas ici : il est possible de terminer une route en une poignée d'heures sans se forcer. De quoi non seulement survoler les histoires d'amour, mais aussi l'histoire globale, et terminer sur quelque chose d'assez prévisible à chaque fois.
Big trouble in little China
En dehors d'un love interest ou deux, les histoires d'amour sont en effet franchement rushées et arrivent bien souvent comme un cheveu sur la soupe. Ce qui peut être justifié par le caractère de l'héroïne, qui tombe immédiatement sous le charme de ces jeunes hommes et donc ne laisse pas le temps aux sentiments de se mettre en place de son côté. Dommage, même si au moins ces histoires sont tout de même légères et mignonnes, des sortes de premiers amours à base essentiellement de personnages qui rougissent. Il est également agréable de constater qu'il n'y a pas de mauvaise fin : les deux fins pour chaque love interest sont True Love et Romantic.
L'histoire fil rouge est pour sa part moins rushée puisqu'elle prend plus de place, mais elle n'est hélas pas assez profonde. Dès le départ, Otome Daoshi nous bombarde de termes et autres éléments spécifiques à la culture chinoise, mais sans jamais vraiment rentrer dans les détails. Et même si les sujets abordés peuvent être graves, ils sont souvent contrebalancés par de l'humour qui vient directement casser la tension et les enjeux. Des enjeux qui finissent par se résoudre hyper rapidement et parfois un peu trop facilement.
Attention, tout ceci ne signifie pas qu'il s'agit d'un mauvais jeu. C'est un otome léger et mignon, qui peut s'apprécier par lui-même ou bien par petits bouts entre deux titres plus lourds par rapport à leurs sujets. Il est par ailleurs particulièrement beau, avec de sublimes artworks, un bon charadesign et quelques passages de type manga – donc par cases et en noir et blanc – pour les combats. Comme toujours, les doublages japonais sont excellents mais les textes sont uniquement en anglais. Quant à l'héroïne, aucun sprite ni aucune doublage en vue, hélas.
Otome Daoshi -Fighting for Love- est un otome très léger, assez court, fun et plutôt mignon, enrobé dans des graphismes vraiment jolis. Il ne plaira toutefois pas à tout le monde avec ses sujets survolés uniquement et ses romances qui sont souvent rushées, la faute à une durée de vie globale assez faible pour le genre. Les fans préférant des histoires plus complexes et développées n'y trouveront clairement pas leur compte.
Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.