Cet article est une reprise du test exceptionnel rédigé par le tout aussi légendaire Pattoune. Pour les informations spécifiques à la version Switch 2, veuillez vous diriger vers la dernière partie. Et si vous êtes déjà passés par le test Switch 2 de Shadow Tactics : Blades of the Shogun, sachez que le constat est exactement le même sur les deux jeux. Comme son nom l'indique, cette nouvelle aventure est centrée sur Aiko. Mais rassurez-vous, Mugen et le reste de la bande sont également de la partie. L'histoire prend place durant les événements de Blades of the Shogun : alors que votre équipe échafaude un plan pour prendre d'assaut le repaire de Kage-sama, ses troupes envahissent votre repaire. Menées par Lady Chiyo, l'ancienne senseï d'Aiko, elles prennent deux membres de l'équipe en otage, avec la ferme intention de tuer les autres. Le but du jeu sera donc de sortir vivant de cet assaut, libérer vos amis et neutraliser Lady Chiyo. Bien que se déroulant durant l'histoire de Blades of the Shogun, il n'est pas nécessaire d'y avoir joué pour comprendre l'intrigue de cette expansion, celle-ci se concentrant sur un arc narratif à part. Qui plus est, un résumé de l'intrigue de base, assez bien fait, vous donne toutes les clés pour comprendre les enjeux à plus grande échelle.
Il faut sauver les soldats Yuki et Takuma
Les mécaniques de jeu de cet add-on sont, comme vous pouvez vous en douter, très similaires à ce que nous avons connu dans Blades of the Shogun. Votre équipe est lâchée en territoire ennemi, largement surclassée en termes d'effectifs, rendant toutes approches agressives totalement vaines. Subtilité et furtivité sont ici les maîtres mots qui vous conduiront à la victoire. Heureusement, votre équipe est composée de soldats d'élite, chacun ayant sa spécialité. Au complet, votre équipe compte un samouraï, un ninja, un sniper, une voleuse et une espionne dans ses rangs. Chacun ayant des capacités, des forces et des faiblesses propres, il faudra les faire agir en synergie pour mener à bien vos missions.
On ne change pas une équipe qui gagne
Comme dans le jeu d'origine, toutes les compétences ne se valent pas. Certaines sont surpuissantes, comme le sabre tempête de Mugen qui permet d'éliminer un nombre conséquent d'ennemis pour peu qu'ils soient regroupés. Au contraire, d'autres sont totalement inutiles. Vous l'aurez compris, le gameplay d'Aiko's choice est, dans les grandes lignes, identique au jeu de base. Ce qui est logique, étant donné que nous ne parlons pas d'une suite mais d'une extension standalone. Néanmoins, le titre met en avant certaines features sous-exploitées dans le premier jeu, via le design de ses maps, comme les ennemis qui suivent vos traces de pas. Une contrainte que vous devrez tourner à votre avantage, le titre comportant un niveau entier tournant autour de cela.
Une esthétique d'époque
Visuellement, ce standalone est identique à l'original : magnifique. Mimimi Games a opté pour un rendu en cel-shading, donnant au jeu des airs de peinture. C'est bien simple, nous avons eu l'impression de jouer dans une estampe japonaise tout du long. Et la musique n'est pas en reste. Participant à l'immersion, elle se marie parfaitement à l'univers et est de bonne facture. Nous regrettons seulement qu'il n'y ait pas plus de compositions.
Ça Switch 2 : le retour de la vengeance du fils
Visuellement, Mimimi Games a fait le choix d’une esthétique cartoon colorée, usant du cel shading. En plus d’être joli, cela a le mérite de bien vieillir, si bien que 10 ans après sa sortie, Shadow Tactics n’a pas pris une ride. Et il tourne bien sur la dernière console de Nintendo : le jeu est fluide et dénué de bugs.
Cette version Switch 2 propose deux modes de contrôles : manette et souris. En mode manette, vous déplacez le personnage sélectionné directement avec le stick gauche, les autres commandes étant disponibles via un système de menu radial. Vous pouvez passer d’un personnage à l’autre en utilisant les gâchettes. Les contrôles du mode manette fonctionnent bien dans l’ensemble, même s’ils ne permettent pas la même réactivité qu’en mode souris. Nous avons tout de même constaté un souci à la manette : avec Yuki, il n'est pas possible d’utiliser le sifflet à proximité d’un piège posé, cette dernière préférant ramasser le piège au lieu de siffler.
Comme vous pouvez vous en douter, le mode souris met à profit l’utilisation du Joy Con en mode souris, permettant de retrouver la réactivité et la précision du jeu sur PC. C’est à cette configuration que va notre préférence. Ici, vous utilisez un Joy Con (celui de votre choix) comme une souris pour pointer et sélectionner les éléments ou déclencher les actions désirées, le second Joy Con servant à sélectionner ces dernières. Il faut un certain temps pour s’habituer à ces contrôles, mais ils fonctionnent vraiment bien, même si nous leur préférons encore l’ergonomie du combo clavier/souris.
Mais là où le jeu est vraiment fort, c’est dans sa manière de switcher entre ses différents modes de contrôles. Le passage de l’un à l’autre se fait de façon totalement transparente, en fonction de votre façon de tenir vos Joy Con. Aucune intervention du joueur n’est nécessaire in-game. Nous avons pu changer de mode plusieurs fois en cours de partie sans passer par le moindre menu.