, en plus d’avoir un titre bien long, se déroule dans le Japon de l’ère Edo. Une époque durant laquelle le pays connaît une paix fragile sous le règne du Shogun. Et votre aventure débute alors que le Shogun demande à Mugen, le samouraï de l’équipe, d’enquêter sur une cargaison d’armes illégale expédiée par un certain Kage-sama, craignant d’avoir une rébellion qui se prépare. Vous aurez donc différentes missions à accomplir pour recueillir des informations sur l’identité de Kage-sama et déjouer ses plans.
L’histoire du jeu a fait l’objet d’un soin particulier pour le genre, allant jusqu’à dicter le déroulement de certaines missions. Cela dit, elle reste classique et pas réellement marquante. Mais pour terminer cette partie sur une note positive, notez qu’il est possible de jouer avec les voix japonaises, ce qui nous plonge encore plus dans l’ambiance.
“Ça va trancher chérie.”
Tout comme Commandos, son illustre modèle, Shadow Tactics vous met aux commandes d’une escouade dont chaque membre a sa spécialité. Mugen, le samouraï, peut éliminer les petits groupes d’ennemis et porter les charges lourdes. Hayato, le ninja, peut aller dans l’eau, grimper sur les toits et éliminer les ennemis à distance silencieusement avec son shuriken. Yuki, la voleuse, peut poser des pièges et y attirer les ennemis avec son sifflet. Takuma, le sniper, peut sniper. Enfin, Aiko, l’espionne, peut se déguiser pour se balader librement dans des zones contrôlées par les ennemis.
Tout ce petit monde doit travailler ensemble pour accomplir la mission qui est la leur. Et les forces hostiles étant en surnombre, il faudra user de discrétion et de ruse. C’est là que se situe tout le sel du jeu : trouver la meilleure approche, élaborer un plan et le mettre en pratique, espérant que tout se passe comme prévu. Pour se faire, il vous faudra user de toutes les capacités des membres de votre escouade, et apprendre à les faire travailler en synergie. Et quand votre plan se déroule sans accroc, c’est diablement satisfaisant. D’autant plus que le titre parvient à varier les situations et les environnements, offrant un challenge sans cesse renouvelé.
Ça cartoon
Visuellement, Mimimi Games a fait le choix d’une esthétique cartoon colorée, usant du cel shading. En plus d’être joli, cela a le mérite de bien vieillir, si bien que 10 ans après sa sortie, Shadow Tactics n’a pas pris une ride. Et il tourne bien sur la dernière console de Nintendo : le jeu est fluide et dénué de bugs. Et pour ne rien gâcher, les temps de chargement sont rapides, permettant de faire du savescumming comme un sauvage. Une pratique inhérente au genre qui est ici rendue digeste grâce à la faible durée des temps de chargement.
Ça Switch
Cette version Switch 2 propose deux modes de contrôles : manette et souris. En mode manette, vous déplacez le personnage sélectionné directement avec le stick gauche, les autres commandes étant disponibles via un système de menu radial. Vous pouvez passer d’un personnage à l’autre en utilisant les gâchettes. Les contrôles du mode manette fonctionnent bien dans l’ensemble, même s’ils ne permettent pas la même réactivité qu’en mode souris. Nous avons tout de même constaté un souci à la manette : avec Yuki, il n'est pas possible d’utiliser le sifflet à proximité d’un piège posé, cette dernière préférant ramasser le piège au lieu de siffler.
Comme vous pouvez vous en douter, le mode souris met à profit l’utilisation du Joy Con en mode souris, permettant de retrouver la réactivité et la précision du jeu sur PC. C’est à cette configuration que va notre préférence. Ici, vous utilisez un Joy Con (celui de votre choix) comme une souris pour pointer et sélectionner les éléments ou déclencher les actions désirées, le second Joy Con servant à sélectionner ces dernières. Il faut un certain temps pour s’habituer à ces contrôles, mais ils fonctionnent vraiment bien, même si nous leur préférons encore l’ergonomie du combo clavier/souris.
Mais là où le jeu est vraiment fort, c’est dans sa manière de switcher entre ses différents modes de contrôles. Le passage de l’un à l’autre se fait de façon totalement transparente, en fonction de votre façon de tenir vos Joy Con. Aucune intervention du joueur n’est nécessaire in-game. Nous avons pu changer de mode plusieurs fois en cours de partie sans passer par le moindre menu.