Test : PokéPark 2 : Le Monde des Voeux

PokéPark 2 : Le Monde des Voeux - Wii

Genre : Party-game / aventure

Date de sortie : 23 mars 2012

Genre
Party-game / aventure
Date de sortie
23 mars 2012 - France
Edité par
Nintendo
Disponible sur
Wii

« Pika pika, pika pika pika ! » Comment Pikachu ? Un nouveau jeu Pokemon est sorti sur Wii ? « Pika, pika pikachuuuu ! » Ah mais en plus je dois le tester ? « PIKACHU ! » Mais genre… il n’y a personne d’autre qui pourrait s’en occuper ? Parce que bon, c’est pas parce que je suis la seule fille de la rédaction que je dois me taper tous les jeux estampillés Pokem… « Pika pika, pika pika pikachu ! » Attends… Tu veux me faire quoi avec ta queue exactement ?!

 
 
Après avoir déjà fait la teuf comme un ouf guedin au Poképark en 2010, Pikachu est de retour cette année. Mais cette fois, il n’est pas venu tout seul. Il a décidé d’amener son meilleur ami d’enfance, le Pokemon avec qui il a fait les 400 coups, avec lequel il va acheter de l’herbe à Germignon, avec lequel il va boire des bières au bar de Bourg Palette ou même avec lequel il va draguer des Nidorina, des Lippoutou et des Ponyta, mais qui repart la plupart du temps avec des Grotadmorv. Et des mâles, en plus. Et ce best friend pour la vie, c’est Tiplouf. Alors qu’ils se baladent tous les deux sur la plage du Poképark, ils entendent parler d’un certain Monde des Vœux, dans lequel on peut faire diverses attractions et manger autant de gâteaux que l’on souhaite. Ni une ni deux, ils s’y rendent avec un groupe d’autres curieux. Sauf que voilà, ce monde ne semble pas si fabuleux que ça. Pire encore, Pikachu fait la connaissance d’un certain Moustillon qui lui explique que des Pokemon disparaissent et qu’il vient enquêter. Alors qu’ils s’apprêtent à repartir, l’impensable se produit : Tiplouf est fait prisonnier. Et ça, ça ne va pas du tout plaire à Pikachu.
 

Règle n°1 : il est interdit de parler du Poképark. Règle n°2 : il est interdit de parler du Poképark.

Vous l’aurez compris, le scénario n’est pas franchement folichon, mais il faut se mettre dans le contexte : il s’agit d’un jeu pour enfant. Nul doute qu’un minot de 7 ans doit trouver cette histoire absolument passionnante. J’ai essayé de tester ça sur ma petite cousine de 8 ans, elle m’a répondu « Wesh grosse, j’ai pas envie de tester ton truc pourri là, moi j’veux un truc de bourrin, j’sais pas, genre du Charlotte aux Fraises quoi ! ». Les enfants, c’est plus ce que c’était. Cette histoire se développe au fur et à mesure grâce à des cut-scenes remplies de dialogues dans lesquelles de nombreux Pokemon interviennent. Ces mêmes Pokemon que Pikachu tentera de rallier en faisant en sorte qu’ils deviennent ses amis. Pour se faire, il n’y a pas 36 solutions : soit en leur cassant les dents en duel, soit en leur donnant un objet qu’ils cherchent, soit en les attrapant en jouant à chat.
 

Une prise en main en un éclair

Alors que se faire des amis est la chose la plus importante dans le jeu, c’est malheureusement là que le bât blesse. Car le plus gros défaut de Poképark 2 : Le Monde des Vœux, c’est son gameplay. Outre le fait qu’il est extrêmement répétitif, il n’est en plus pas franchement intéressant. Pour courir après un Pokemon, il suffira de marteler le bouton 1 de la Wiimote pour sprinter, ce qui permet d’attraper son adversaire en moins de trois secondes. Les combats sont légèrement plus intéressants, sans pour autant tomber dans la folie furieuse. Soit l’on assène un coup spécial (tonnerre, pistolet à O, etc…) en appuyant sur le bouton d’attaque, soit on sprinte sur l’ennemi, soit on remue la Wiimote pour donner un coup plus basique (mimi-queue…). Tous ces coups peuvent être améliorés grâce à des mentors que l’on trouve dans le Poképark mais qui demandent, en revanche, quelques baies en échange, la monnaie du jeu.
 
 
Chacun de ces Sensei entrainent un genre spécifique de Pokemon puisque dans ce soft, outre Pikachu, ce sont les trois starters de Pokemon Noir et Blanc qui sont jouables : Gruikui, Vipélierre et Moustillon. Par exemple, Pikachu se fera entraîner par Raichu. Evidemment, toutes ces petits bêtes ont des attributs différents et ces derniers seront à prendre en compte lors des combats. Ainsi, une attaque éclair sera inefficace face à un Pokemon de type roche, alors qu’une attaque eau lui fera mordre la poussière. Un peu comme dans les « vrais » jeux de la franchise, quoi. Pour gagner le combat, il faut réduire la barre de vie à zéro de son adversaire avant la fin du temps imparti. Une fois que c’est fait, on gagne des baies. Mais ce n’est pas tout, puisque chaque Pokemon ayant choisi de grossir les rangs de l’armée de Pikachu sont référencés dans une sorte de Pokédex, permettant ainsi de voir combien l’on a recruté de petits monstres. Ce qui s’avère très important pour pouvoir retourner dans le Monde des Vœux, puisque le portail s’ouvre grâce au « Pouvoir de l’Amitié » (oui, je sais…).
 

Comment on ramasse des choux ? Avec des Pika-choux ! (ahah)

Car le jeu est divisé en deux : le Poképark et le Monde des Vœux qui, eux-mêmes, sont divisés en plusieurs zones. Et lorsque l’on se trouve dans cet univers parallèle, le gameplay change quelque peu. Cette fois-ci, Pikachu et ses petits copains devront venir à bout de party-game. Ces derniers sont basiques, c’est du vu et du revu, et ne présentent donc pas franchement d’intérêt, même s’il faut reconnaitre qu’ils sont plutôt bien réalisés. Il faudra réussir tous ces petits jeux afin de passer aux zones suivantes pour, à terme, arriver au boss, le grand méchant qui kidnappe les Pokemon. Ces phases restent néanmoins minoritaires, puisque, comme dit plus haut, on passe les trois quarts de son temps à se faire des amis dans le Poképark.
 
 
La réalisation du jeu est, dans son ensemble, plutôt correcte. Les Pokemon et les décors sont jolis, même si ces derniers manquent cruellement de détails, et il n’y a rien à redire sur les nombreuses cinématiques. Du côté du son, les musiques sont – comme très souvent dans les titres de la franchise – réussies, quant aux cris poussés par les Pokemon, ils sont tout choupinets. Et si l’envie vous en prend, vous pouvez même inviter des amis à jouer aux party-game puisque les développeurs ont pensé à inclure un mode multijoueur. Le seul gros point noir reste le gameplay, trop simple et trop répétitif. Mais il ne faut pas oublier que le jeu est destiné à des enfants, et qu’ils se révèlent moins pointilleux que nous là-dessus.
 

Article rédigé par Shauni Chan , le

Ne vous leurrez pas : si vous avez plus de 12 ans, Poképark 2 : Le Monde des Vœux ne risque pas franchement de vous plaire. Même le fan le plus hardcore de la série risque de s’ennuyer ferme devant. En revanche, si l’anniversaire de votre petite sœur ou de votre cousin se pointe, ce soft s’avère être un bon cadeau. Ca aura par ailleurs le mérite de l’occuper, comme ça vous n’aurez plus à le supporter à longueur de journée. Et si en plus l’enfant a déjà le premier opus, alors il n’y a que du bon puisque les développeurs ont repris la même formule en l’améliorant légèrement.

Points positifs

  • Un univers sonore convaincant
  • C’est choupinet kikinou
  • Un bon jeu pour les enfants

Points négatifs

  • Gameplay trop répétitif
  • Histoire inintéressante
  • Des party-game vus et revus

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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