Test : StarFox Zero

StarFox Zero - Wii U

Genre : Shooter dans l'espace

Date de sortie : 1er trimestre 2016

Genre
Shooter dans l'espace
Date de sortie
1er trimestre 2016 - France
Développé par
Camelot Co.Ltd.
Edité par
Nintendo
Disponible sur
Wii U
Modes de distribution
Boutique
Nintendo eShop

Parmi toutes les licences de Nintendo, il en est une qui n'a pas fait parler d'elle depuis quelques temps et ce malgré la popularité de son héros, le célèbre StarFox. Mais depuis quelques mois, l'espoir renaît chez les joueurs, plus exactement depuis que Nintendo a annoncé officiellement StarFox Zero sur Wii U. L'attente a été longue, elle a été dure mais ça y est, ce nouvel épisode est désormais bel et bien là, et il est donc plus que temps de voir si les fans ont raison d'être restés fidèles au renard de l'espace.

Test effectué à partir d'une version Wii U

Ces fans ne seront d'ailleurs pas franchement dépaysés par le scénario de ce StarFox Zero, qui n'est finalement grosso modo qu'une relecture de Lylat Wars / StarFox 64. Fox, Falco, Peppy et Slippy sont appelés en urgence par le général Pepper afin de résoudre les problèmes apportés par le grand méchant Andross. Les joueurs arrivent donc en terrain connu, avec par exemple la planète Corneria, même si les niveaux sont tout de même différents de ceux du titre originel. Ceux-ci se parcourent différemment en fonction de la mission : si les niveaux purement ''shoot'em up'' sont de la partie, avec une avancée en ligne droite sans possibilité de retour en arrière, certains environnements prennent plutôt la forme de gigantesques arènes dans lesquelles le joueur se déplace à sa guise, même si ces derniers sont bien moins intéressants à parcourir. Dans tous les cas, les développeurs ont inclus ça et là des passages alternatifs (pas forcément plus intéressants ceci dit), qui ne se débloquent parfois que lorsqu'un certain type de véhicule est disponible. De quoi offrir une bonne replay value au titre et les adeptes du 100% y trouveront certainement leur bonheur, d'autant plus que ces chemins différents n'offrent pas tous le même niveau de difficulté et, donc, font varier le score obtenu à la fin du niveau et le type de médaille récolté (or, argent ou bronze). Bref, de quoi rallonger une durée de vie assez rikiki en ligne droite, puisqu'il est possible de finir le titre en quatre ou cinq heures à peine.

StarFox Zero

StarKiller

Malheureusement, traverser tous ces niveaux n'est pas toujours une partie de plaisir, et ce pour plusieurs raisons, à commencer par le gameplay de ce StarFox Zero. Pour ce titre, Nintendo n'a pas voulu faire de concession : le GamePad est obligatoire, tout comme le gyroscope – il peut être minimisé mais pas totalement supprimé. Ce qui n'est certes pas un problème en soi lorsque c'est bien fait, mais ce n'est pas franchement le cas ici. La prise en main est déstabilisante et il faut plusieurs heures pour s'y habituer et la maîtriser (soit la totalité du jeu, en fait), ce qui empêche clairement d'apprécier ce que cet épisode a à offrir. Ainsi, les deux écrans affichent une vue différente : le GamePad celle du cockpit et la télévision une plus ''normale''. Il s'agit donc d'alterner en permanence entre les deux si l'on désire bien viser, puisque le viseur sur la TV est bien moins précis que celui de la mablette. Il est bien possible de locker les points faibles de certains ennemis, mais seulement de manière passive, puisque ce lock se contente de tourner la caméra vers un endroit intéressant. La visée destinée à tirer sur les adversaires se fait pour sa part au gyroscope, en remuant le GamePad dans tous les sens. La sensibilité est plutôt bonne, en revanche le viseur doit constamment être resynchronisé puisqu'il se met rapidement à partir dans tous les sens. Heureusement, une simple pression sur le bouton Y le replace au centre.

StarFox Zero

StarFox Zero comprend plusieurs types différents de véhicules qui ne répondent pas tous forcément de la même manière. Le plus agréable est, sans surprise, ce bon vieil Arwing. Rapide et efficace, c'est un vrai plaisir de contrôler ce vaisseau, même si les soucis liés à l'utilisation du double-écran cités plus haut ne sont jamais très loin. Rapidement, cet Arwing peut se transformer en Walker : comprenez par là qu'il range ses ailes pour sortir deux pattes avec lesquelles il marche. Grâce à cette transformation, Fox peut utiliser les fameux chemins alternatifs, par exemple des tunnels où l'Arwing ne pourrait se rendre, voire s'infiltrer si nécessaire. Avec des contrôles sensiblement identiques à ceux du vaisseau bien connu, le Walker se montre globalement agréable à utiliser, à l'exception des phases de boss, puisqu'il ne sait pas faire de pas sur le côté (seulement des ''barrel rolls'' moins précis) et qu'il est plus lent. Si l'on doit tourner autour d'un ennemi, par exemple, il s'agit donc de tourner en permanence la caméra afin de ne pas le perdre des yeux, puis de lui refaire face afin de tirer. Niveau ergonomie, on a déjà vu mieux. Mais les champions à ce jeu là, ce sont le Gyrowing, un vaisseau doté d'hélice dont le but premier est de s'infiltrer (avec au menu moult arrachages de cheveux) pour lâcher un petit robot capable de pirater, et le Landmaster, un gros tank pouvant voler pendant un court instant. Lourd et peu maniable, ce dernier s'offre en plus le luxe de ne pas avoir une visée très précise. Rageant lorsque l'on affronte un boss...

StarFox Zero

StarFlop

Les boss, justement, sont peu ou prou différents de ce que les autres épisodes de la licence StarFox ont déjà fait. Certains sont même carrément identiques, que ce soit dans leur aspect visuel ou dans la manière dont il faut s'y prendre pour les abattre, comme par exemple l'Attack Carrier. Les fans seront certainement ravis de ce fan service assumé (du moins espérons-le puisque c'est essentiellement vers les adeptes de la licence que ce titre se tourne), même si l'on ne peut s'empêcher de voir là une certaine facilité : pourquoi se compliquer la vie à ne faire que du neuf lorsque l'on peut recycler d'anciens ennemis ? Toujours concernant ces boss, si la plupart peuvent être battus assez rapidement – ce qui est tout de même le nerf de la guerre pour un shoot'em up, d'autres demandent bien plus de temps et ce pour différentes raisons. Ainsi, le joueur doit affronter à bord de son Landmaster une sorte d'araignée géante dans une vaste arène. Le problème, c'est que son point faible ne se dévoile qu'au bout d'un long moment, et que ce dernier ne reste visible qu'un très court instant. Si l'on rajoute à cela la maniabilité assez rigide du tank, on se retrouve face à un niveau de boss interminable.

StarFox Zero

Et le monde coopératif n'y change pas grand-chose. Car StarFox Zero propose bel et bien de jouer à deux en local avec un ami, qui se dotera pour sa part d'une manette Pro ou de l'éternel combo Wiimote + Nunchuk. Plutôt sympa dans l'idée, ce mode ne permet par de jouer à deux vaisseaux mais d'en contrôler un seul à deux : celui en possession du GamePad se contente de tirer là où l'autre ne fait que piloter. Autant dire qu'il faut savoir se coordonner parfaitement tant l'on devient rapidement dépendant du second joueur. Enfin, terminons sur ce qui fâche un peu (comme tout le reste, en fait) : la réalisation. Si l'on n'a (presque) rien à dire au niveau de la fluidité du titre, quasiment jamais prise à défaut, il ne faut que quelques secondes pour comprendre que le développement a commencé il y a très longtemps, sur la console précédente. Les décors sont vides et pas bien beaux, les textures sont baveuses et le parti pris ''cubique'' risque de ne pas plaire à tout le monde. On a déjà vu beaucoup mieux sur Wii U, et on a d'ailleurs déjà entendu beaucoup mieux. Les doublages français sont en effet extrêmement agaçants avec des voix exagérées et des dialogues bien souvent stupides, du genre ''Mais comment on reconnaît les gentils des méchants ?''. Quant aux musiques, elles rehaussent un peu le niveau même si elles marquent beaucoup moins que celles des épisodes plus anciens.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Quelle déception que ce StarFox Zero, même si on avoue que l'on s'y attendait un peu. Si le fan service est bel et bien là et que ça fait plaisir de retrouver le renard de l'espace, trop de défauts viennent ternir le tableau : entre une réalisation d'un autre temps, des vaisseaux à la maniabilité perfectible, des boss interminables, une durée de vie rikiki et surtout un gameplay loin d'être réussi (dommage, le double-écran aurait pu permettre tant de bonnes choses), seuls les adeptes du 100% y trouveront peut-être un plus grand intérêt. Ceux-là passeront certainement de nombreuses heures à aller chercher toutes les médailles d'or, en refaisant encore et encore les niveaux afin de trouver tous les passages secrets et faire grimper leur score.

Points positifs

  • Le fan service
  • Des passages alternatifs dans les niveaux
  • Fluide
  • Un mode coop

Points négatifs

  • Gameplay loin d'être convaincant
  • Réalisation d'un autre âge
  • La maniabilité lourde du Landmaster
  • Certains boss interminables
  • Pauvre Fox...

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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