Test : WRC 2

WRC 2 - Xbox 360

Genre : Rallye WRC

Date de sortie : 13 octobre 2011

Depuis 1998 et la sortie de son tout premier volet, la saga des Colin McRae Rallye domine le petit milieu de la simulation de rallye, reléguant la concurrence au simple rang de figurant. Et ce n'est pas l'excellent Dirt 3, dernier volet de la saga, qui va nous faire mentir. Mais cela n'a pas empêché Milestone de tenter sa chance l'année dernière avec un WRC. Là où la série de Codemasters est devenue un fourre-tout en prenant son virage Dirt, le studio italien se concentre lui sur le championnat WRC, nous proposant toutes les licences officielles. Un parti prit suffisamment éloigné du monstre anglais pour que le challenger ait une réelle chance de marquer les esprits. Malheureusement et malgré des qualités évidentes, le titre était plombé par une réalisation bancale. Mais Milestone ne s'est pas laissé décourager et nous propose un WRC 2. On va voir si les italiens ont réduit l'écart.

 
 
Les bases posées par le premier WRC étant prometteuses, Milestone ne chamboule pas sa recette, et c'est plutôt une bonne chose. On retrouve donc les modes école de rallye, solo, hot seat, multijoueur en ligne et bien sûr, le mode road to the WRC, qui constitue le gros morceau du titre. Même l'interface ne change pas, celle-ci passant simplement d'un noir classieux à un blanc pas franchement du meilleur effet. Et c'est bien là le seul changement négatif opéré sur ce deuxième volet. Quoi que tout est ici une question de goût. On prendra note aussi que les véhicules du groupe B sont cette fois-ci disponible sans passer par un DLC. Le studio italien a visiblement pris en compte les critiques émises l'année dernière, et ça fait plaisir.
 

Un gameplay affiné

On a beaucoup reproché au premier WRC le survirage trop prononcé des voitures. Vous serez donc ravis d'apprendre que ce défaut a été corrigé, les voitures ne partent plus en sucette de manière inexpliquée. Cependant, les équipes de développement ont réussi à conserver cette conduite tout en dérapage (in)contrôlé typique de ce genre de titre. WRC 2 se veut être une simulation, le comportement de votre voiture dépendra donc de tout un tas de paramètres comme les réglages qui lui sont appliqués, la surface de la piste, on en dénombre une bonne vingtaine, ainsi que ses aspérités. Si les différents réglages prédéfinis sont efficaces dans la plupart des cas, il faudra néanmoins procéder à des ajustements dans certains cas. Vous serez obliger d'assouplir vos suspensions et de réhausser votre voiture si vous espérez garder le contrôle de votre voiture en Grèce. Il y a donc du progrès de ce côté là.
On ressent également une volonté de la part des italiens d'ouvrir leur titre à un public plus large avec l'apparition de tout un tas d'aides au pilotage pour les débutants. On retrouve une aide au pilotage, à la stabilité et le fameux effet rewind popularisé par Codemasters. Tout le monde peut donc y trouver son compte désormais, d'autant plus que l'ajout de pré-configurations pour les voitures permet aux joueurs les plus pressés de ne pas se prendre la tête sur les réglages.
 

Une campagne approfondie

Il s'agit, comme dans le volet précédent, d'ouvrir une écurie et de la développer avec pour but avoué de grimper les échelons jusqu'au WRC et de le gagner. Pour ce faire, vous passez toujours par l'achat de voitures qui vous permettent de participer à des courses, et donc de gagner de l'argent pour acheter des voitures plus puissantes et ainsi de suite. Mais l'ensemble bénéficie d'ajouts conséquents, à commencer par la gestion du personnel. Vous devrez embaucher au fil de votre carrière des mécanos et des RP à qui il faudra verser un salaire bien sûr. Et il faudra s'assurer d'avoir assez d'argent pour payer son personnel à la fin de chaque saison. Si au début, la somme est relativement faible, environ 4000 Cr, on est vite amené à embaucher du personnel plus compétent, et donc plus cher, pour atteindre des frais de salaires supérieurs à 100 000 Cr. Ce qui, mine de rien, équivaut à l'achat d'une Subaru Impreza.
Mais ils sont loin d'être inutiles. Les mécano s'occupent du secteur recherche et développement de votre écurie, améliorant les pièces de vos voitures suivant votre bon vouloir. Cependant cette amélioration demande du temps et de l'argent, et il faudra désigner les améliorations à effectuer en fonction de votre calendrier de course pour optimiser vos chances de victoire.
 
 
Les RP sont là pour négocier avec les sponsors, ces derniers vous offrant des objectifs différents lors des courses comme comme un classement minimal ou une pièce à ne pas endommager. Bien sûr, les bonus de fin de course aussi diffèrent. Mais si certains sont alléchant, il faut tout de même faire attention à ne pas être trop gourmand et pas s'imposer des objectifs trop ardus, sous peine que le bonus vous passe sous le nez. Certains sponsors vous donnerons également accès a de petit défis durant la course, comme faire un saut sur une certaine distance, qui vous permettront de débloquer de nouveaux motifs ou de nouvelles peintures pour vos voitures.
La fin de chaque compétition est l'occasion pour le joueur d'engranger de l'argent et de l'expérience, cette dernière permettant d'augmenter son niveau de réputation qui à son tour permet d'acheter des nouvelles voitures ou d'embaucher du personnel plus compétent. Mais cette réputation permet aussi de vous faire bien voir par les écuries WRC qui vous ont à l’œil. Et passer un certain stade, vous pourrez signer un contrat avec celle de votre choix pour courir sous ses couleurs lors de certaines courses.
 

Du contenu

Outre le mode carrière qui propose une durée de vie importante, le titre de Milestone propose un mode école de rallye en guise de tutorial qui, s'il est bienvenu, est un peu léger. Il manque en effet des petites explications sur la technique à acquérir ou à travailler avant les épreuves, le titre nous lançant directement dans la course avec la trajectoire pour seule indication, cette dernière nous indiquant où ralentir, freiner et utiliser le frein à main. Ceci étant dit, il fait quand même le boulot.
Le mode solo permet de se faire une course rapidement tandis que derrière le mode hot seat se cache en fait le multijoueur local, pouvant accueillir jusqu'à 4 pilotes. Mais pas d'écran splitté ici, on joue à tour de rôle. Si cette façon de faire nous évite d'acheter 3 manettes supplémentaires, elle oblige les joueurs à attendre leur tour avant de jouer. Ce qui peut être long quand on est quatre. On passera vite sur le multijoueur en ligne, pas des plus passionnants.
 
 
C'est par ses tracés que WRC 2 marque le plus. Véritablement excellents, ils sont parsemés de pièges. Cela vous oblige à maintenir un niveau de concentration élevé tout au long de la course, le moindre écart de conduite se payant cash. Si vous jouez en vue cockpit, il vous arrivera de prendre des virages alors que vous ne voyez même pas la piste à cause du dénivelé. À ce titre, le copilote est une aide précieuse, ce dernier vous indiquant les endroits sensibles. Malheureusement, le timing de ses indications n'est pas encore parfait. Il est possible de le régler, mais aucune configuration ne convainc totalement. On retrouve avec bonheur des tracés de l'année dernière auxquels viennent s'ajouter de nouveaux et on constate surtout l'apparition des super-spéciales qui manquaient cruellement au premier WRC.
 

Mais une réalisation toujours bancale

C'est encore une fois le gros point noir de ce WRC 2. Il est indéniable que des progrès ont été faits, mais le titre souffre du fait qu'il passe derrière Dirt 3 et Forza 4, tout les deux sublimes. On trouve encore des textures un peu baveuses et certains décors restent vides, mais dans l'ensemble, il y a du mieux, l'impression qu'il manque des textures ayant disparue. De plus, le titre arrive à créer une ambiance propre à chaque rallye, deux ambiance très différentes pouvant même se côtoyer au sein d'une même spéciale. Pour ce qui est de la modélisation des voitures, elle devient limite. Ces dernières jouissent cependant d'une gestion des dégâts fort honorable. On regrettera juste que leur influence sur la conduite ne soit pas plus importante. Par contre, les vues cockpit sont particulièrement ratées, avec des bugs d'affichage et une animation du volant saccadée.
Pour résumer, si on constate une amélioration depuis l'épisode de l'année dernière, ce n'est clairement pas suffisant pour se rapprocher du maître-étalon de Codemasters. Dommage.
 

Article rédigé par pattoune , le

Sans bouleverser la recette proposée dans le premier volet, Milestone nous propose quand même un nombre conséquent de nouveautés qui confèrent à ce WRC 2 une identité propre. Les ajustements apportés à la conduite apportent de bien meilleures sensations de conduite et le mode carrière, agrémenté d'un aspect gestion prononcé, gagne en profondeur. Cependant, la réalisation ne suit toujours pas, ce qui rebutera bon nombre de joueurs. Et c'est d'autant plus dommage car on sent bien qu'il s'agit là d'un problème d'ordre strictement financier, les budgets de Milestone étant bien moindre que ceux de Codemasters. Ce qui est d'autant plus dommage que les italiens sont sur la bonne voie et qu'il ne leur manque pas grand chose pour nous sortir une bombe.

Points positifs

  • Des tracés excellents
  • Une conduite peaufinée
  • Un mode carrière consistant
  • Groupe B pas en DLC

Points négatifs

  • Une réalisation en retard
  • Le timing du copilote pas toujours optimal
  • Une bande son moyenne

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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