Test : Elementallis - Xbox One

Elementallis - Xbox One

Elementallis - Xbox One

Genre : Aventure à la Zelda 2D

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Il y a quelques années, un projet Kickstarter espagnol a attiré l'attention des habitués de la plateforme. Il s'agissait d'un certain Elementallis, un Zelda-like à l'ancienne avec un petit twist, à savoir l'utilisation de la magie élémentaire au lieu des traditionnels accessoires. Financé en 24 heures à peine, le titre d'AnKae Games a trouvé un éditeur (Top Hat Studios, Inc.) et s'apprête à sortir.

Test effectué à partir d'une version Nintendo Switch

Dès les premiers instants, l'héritage des Zelda en 2D et vue du dessus se fait grandement ressentir, même si Elementallis propose une narration un peu plus poussée. Le joueur incarne ici l'enfant de deux mages capables d'utiliser à leur guise les éléments, des élémentalistes. Sauf que voilà, ses parents se sont lancés dans une quête pour détruire ces fameux éléments et vont finir par mourir à cause de lui. Comme si ça ne suffisait pas, le monde se meurt à cause de ces actions. Résultat, ce personnage va se lancer dans une quête pour restaurer les éléments, histoire de surmonter 1. la culpabilité d'avoir engendré la mort de ses parents et 2. la culpabilité d'être l'enfant de ceux qui ont lancé la fin du monde.

It's dangerous to go alone...

Même si le personnage principal ne parle pas, il y a une bonne quantité de dialogues dans Elementallis. Le joueur va au fil de ses aventures rencontrer pas mal de PNJ qui auront toujours un petit quelque chose à dire, souvent pour donner des indications ou des indices sur la prochaine destination à atteindre. Si c'est certes efficace, il ne faut toutefois pas s'attendre à quelque chose de foncièrement inédit : ce jeu narre une histoire assez classique et bourrée d'éléments vus et revus, comme par exemple les nains qui ne peuvent plus forger depuis que le volcan ne crache plus de lave. Mais puisque l'inspiration est tirée de titres rétros, le tout est assez raccord.

Elementallis

Côté gameplay, là encore on se retrouve sur du classique mais très bien exécuté. Le héros récupère bien vite une épée avec laquelle combattre ses ennemis, mais aussi un bouclier pour se protéger et renvoyer les projectiles. Là où ça devient plus intéressant, c'est lorsque les éléments entrent en jeu. Ce qui se fait petit à petit, le personnage débloquant un nouvel élément dans le temple de chaque biome traversé, pour un total de huit temples. Des pouvoirs à utiliser pour les affrontements ou tout simplement pour progresser et trouver des secrets. Ainsi, le feu vient brûler des ronces qui bloquaient au départ le passage, la terre permet de faire pousser des plantes grimpantes, et ainsi de suite.

Elementallis

De quoi également ouvrir la porte à l'expérimentation en combinant peu à peu tous ces éléments entre eux, notamment pour rendre certains affrontements plus simples en exploitant les faiblesses des ennemis les plus coriaces. Débloquer de nouveaux éléments est aussi l'occasion de retourner dans des biomes déjà explorés pour accéder à de nouvelles zones, celles-ci renfermant bien souvent des quarts de cœur ou de mana. Un mana qui se régénère d'ailleurs tout seul, ôtant la charge mentale de constamment faire attention à son utilisation si jamais on n'a pas assez de fioles pour le recharger. De toute façon, le sac est si petit (au départ) qu'il est impossible d'y entasser les consommables.

Elementallis

Tous ce beau monde s'imbrique particulièrement bien, rendant la progression franchement agréable. D'autant plus que le level design repose sur un juste équilibre entre ''ligne droite'' et labyrinthe, il n'est donc pas franchement possible d'être bloqué. Ce qui est d'ailleurs aussi vrai dans les temples, même si cette accessibilité risque de décevoir ceux qui attendaient un titre plus exigeant. Les combats sont très simples avec des patterns basiques, sauf en ce qui concerne les boss qui deviennent de plus en plus inventifs au fur et à mesure où il faut combiner les éléments entre eux, et les puzzles ne sont jamais bien méchants. Bref, vous l'aurez compris : vous ne resterez pas bloqué pendant des semaines dans le temple de l'eau (ouf).

Elementallis

… take this FIREBALL !

Est-ce grave ? Oui et non. Ôter les énigmes les plus tordues et les moments où l'on ne sait pas franchement où aller des Zelda 2D est plutôt appréciable puisque l'on peut progresser sans perte de rythme ni prise de tête. Mais d'un autre côté, un peu plus de challenge à ce niveau aurait été appréciable pour éviter la promenade de santé. Ici, même les secrets cachés dans les biomes et sur lesquels revenir une fois que l'on dispose du bon élément ne sont pas bien difficiles à trouver, ôtant ce petit goût de satisfaction lorsque l'on parvient enfin à trouver ce quart de cœur qu'il nous manquait. On regrette aussi un système de téléportation assez frustrant : il est uniquement possible d'aller d'un pylône de téléportation à l'autre, et ils sont placés un peu aléatoirement dans chaque biome.

Elementallis

Mais très franchement, on chipote tant les côtés négatifs sont très peu nombreux ici, entre ce manque de difficulté et une histoire au final assez basique. Car comme dit précédemment, tout le reste est franchement solide et donne constamment envie de progresser. Ce qui est aussi vrai en ce qui concerne le sublime pixel art d'Elementallis, là encore extrêmement proche de ce qui se faisait à l'époque et apportant donc une grosse bouffée de nostalgie. Les musiques sont aussi de qualité et accompagnent à merveille chaque biome et chaque lieu important, et nous n'avons rencontré aucun bug ni chute de framerate sur Nintendo Switch 2. On regrette toutefois une absence de traduction française, les langues disponibles étant l'anglais, l'espagnol et le catalan.
Elementallis est un peu trop facile et son histoire est au final assez basique. Néanmoins, ça n'empêche pas le titre d'AnKae Games de se poser en tant que très bon Zelda-like à l'ancienne. Le level design est bien fichu, l'utilisation des éléments est intelligente et le très joli pixel art vient sublimer le tout. Résultat : l'aventure est plaisante et l'on a constamment envie de progresser toujours plus pour voir ce que le prochain élément permettra de faire, seul ou combiné à un autre, surtout face aux boss. Bref, une œuvre pleine d'amour pour un genre et une époque qu'elle parvient parfaitement à retranscrire.
28 avril 2026 à 10h40

Par

Points positifs

  • Classique mais efficace
  • Un level design soigné
  • L'utilisation pertinente des éléments
  • De supers combats de boss
  • Un sublime pixel art
  • Une très jolie bande-son

Points négatifs

  • Pas de traduction française
  • Une histoire au final très classique
  • Un peu trop facile (manque cette petite satisfaction lorsque l'on réussit enfin ce puzzle sur lequel on se cassait les dents depuis des jours)

Gribouillé par...

Shauni

Shauni

Celle qu'on ne voit pas

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

Twitter : Shauni_Chan

Bluesky : shaunichan

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