Test : Titanfall

Titanfall - Xbox One

Genre : Combats contre des méchas

Date de sortie : 13 mars 2014

Genre
Combats contre des méchas
Date de sortie
13 mars 2014 - France
11 mars 2014 - USA
Développé par
Respawn
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, Xbox 360, Xbox One
Modes de distribution
Boutique

Après un événement d'annonce de la Xbox One controversé, par rapport au manque de jeux présentés, Microsoft se devait de frapper un grand coup avec sa conférence de l'E3 2013. C'est dans ce contexte que fût dévoilé, pour la première fois, Titanfall. Un FPS orienté multijoueurs dans lequel on fait du parcours, cool, avec un jetpack, trop cool, et qui permet également le pilotage de méchas, ultra méga cool. Avec ce titre, Respawn Entertainment semble décider à nous livrer un concentré de coolitude. Mais l'accumulation d'éléments individuellement cools suffit-elle à faire un jeu cool. Une chose est sûre en tout cas, il m'aura permis de caser un maximum de cool dans cette introduction. Et ça, c'est vraiment cool.

Test effectué à partir d'une version PC

 
 
Mais revenons en à nos moutons. Titanfall, bien que présenté comme étant orienté multijoueurs, est en fait massivement multijoueurs. Comprenez par là qu'il ne propose pas de campagne solo. Néanmoins, il prend la peine poser un contexte, allant même jusqu'à proposer un embryon d'histoire via une campagne multijoueurs qu'il sera possible de jouer dans les deux camps qui s'opposent : la Milice et l'IMC. Cette campagne est courte, 4h suffisant à la faire des deux côtés, mais vu qu'on nous ressert ici la même merde que dans tous les FPS à ambiance militaire, nous n'allons pas nous plaindre. D'autant plus qu'elle nous permet de découvrir les 15 maps que le titre propose. Par contre, avec un tel concept de base, les équipes de Respawn avaient de quoi nous proposer une campagne solo vraiment spectaculaire. Et nous ne pouvons que regretter son absence.
 

Oblitérer l'adversaire c'est bien.

Ceci étant dit, pour ce qui est du multijoueurs, Titanfall fait le boulot, et plutôt deux fois qu'une. Le jeu vous met dans la peau d'un pilote, un soldat surentraîné capable de faire des trucs de dingues comme courir sur des murs. En fait, les pilotes sont de véritables yamakasi, capables de se faufiler dans des bâtiments en passant les obstacles avec une aisance sans commune mesure. Ce qui donne lieu à des frags surréalistes, mais foutrement jouissifs. Chaque pilote a une arme de poing, une arme principale, ainsi qu'une troisième spécialisées dans la destruction des Titans. Mais même avec ce troisième jouet, affronter un mécha reste très dangereux, l'écart de puissance restant très important.
 
 
Le titre propose trois classes de pilotes : le fusilier, l'assassin et le combat rapproché. Vous les oublierez très vite pour personnaliser votre équipement à votre guise. En plus des armes plutôt classiques dans leur ensemble (notons tout de même la présence du smartgun, un pistolet qui locke automatiquement une ou plusieurs cibles, permettant ainsi au joueur de tirer sans trop se préoccuper de la visée), vous pourrez choisir différentes capacités tactiques. Elles sont au nombre de trois, et permettent, au choix, de devenir invisible, courir plus vite, ou de voir ses ennemis à travers les murs un bref instant. En complément des éléments suscités, vous pourrez aussi choisir des kits, qui sont autant de bonus passifs permanents.
 

Mais le faire avec style, c'est mieux.

Pour ce qui est des Titans, le jeu adopte aussi un système de classes, qui sont avant tout déterminées par son châssis. En effet, c'est ce dernier qui donnera au robot ses stats d'armure, de vitesse et d'accélération. Baptisées assaut, blindage et artillerie, ces dernières seront elles aussi vite délaissées au profit d'un modèle customisé. Le titre vous laisse choisir le châssis, l'arme, deux kits ainsi qu'une capacité tactique. Ces dernières sont au nombre de trois. Il y a le bouclier vortex qui permet de retourner les projectiles à l'envoyeur, l'électrofumigène qui permet de diffuser un épais brouillard chargé d'électricité (très pratique pour tuer un pilote qui à l'audace de grimper sur votre titan), et le mur de particule qui bloque les tirs ennemis tout en laissant passer les vôtres.
 
 
Les titans ont une inertie bien plus importante que les pilotes, et sont donc plus lourd à manier. Ce qui est loin d'être étonnant vu la différence de gabarit. Mais attention, ils ne sont pas mous non plus. Ils sont équipés d'un dash qui vous sera très utile pour esquiver les roquettes ou attaquer un autre titan au corps-à-corps. Si l'énorme gain de puissance que confère le pilotage d'un mécha est grisant, celui-ci est compensé par le fait qu'on est beaucoup plus exposé. En effet, il n'est pas possible de se cacher dans un bâtiment, et les autres joueurs vous entendront arriver depuis l'autre bout de la map. De plus, chaque fenêtre est un spot potentiel pour un tireur ennemi. Il faut rester sur ses gardes à chaque instant sous peine de se faire éclater en deux secondes, ce qui arrivera souvent.
 

Parcours meurtrier

Le titre propose 15 maps pour le moins variées. Parmi elles, nous comptons une colonie abandonnée, une base aérienne, ou encore une ville. La plus marquante reste sans aucun doute celle baptisée « danse avec les dragons », qui voit d'immenses créatures prendre part aux affrontements. Toutes ces maps réussissent l'exploit d'être aussi bien adaptées aux pilotes qu'aux titans, proposant à la fois des ruelles et des bâtiments labyrinthiques et des grands espaces dégagés. De plus, elles permettent une bonne exploitation des capacités des pilotes. Ce qui induit une verticalité poussée dans le gameplay, la menace pouvant venir de partout. Et pour ne rien gâcher, la direction artistique est une franche réussite, chaque niveau ayant sa propre ambiance. D'ailleurs, chacun d'entre eux bénéficie d'une petite séquence d'intro mettant en scène votre arrivée sur les lieues, histoire de vous mettre dans l'ambiance. Certains disposent même d'objectifs secondaires, comme des tourelles à pirater par exemple. De plus, chaque partie a droit à son épilogue durant lequel l'équipe perdante va tenter de prendre la fuite à bord d'un vaisseau.
 
 
En terme de mode de jeu, le bilan est un peu plus mitigé. Titanfall compte en tout cinq modes de jeux, les deux principaux étant les modes attrition et point clé. Il ne s'agit en fait que d'un match à mort par équipe et d'un mode domination. À ces deux là viennent s'ajouter les modes chasseur de pilote (un mode attrition où seul les frags sur les autres pilotes sont comptabilisés), capture de drapeau, et dernier titan. Pour ce dernier, tout les joueur débutent avec leur titan, et la première équipe qui perd tout ses méchas a perdu. Bref, le titre ne fait pas vraiment dans l'originalité à ce niveau là. Mais le gameplay suffit largement à apporter de la fraîcheur au titre, et une bonne dose de fun aux joueurs.
 
 
À l'image de ce qui se fait dans la plupart des FPS online du moment, durant chaque partie, vous gagnerez de l'expérience occasionnant des level-up. Ce qui vous permettra de débloquer des armes et améliorations diverses. Vous gagnerez aussi des atouts à usage unique, que vous pourrez utiliser après chaque mort. Les bonus qu'ils confèrent sont de diverses nature. Il peut s'agir d'une version améliorée de votre arme ou de la faculté de courir plus vite. Des atouts rares vous donnent également des avantages plus importants, comme le fait d'avoir une petite escouade de bots sous vos ordres, et dont les frags s'ajouteront à votre score.
 

Article rédigé par pattoune , le

Pour conclure, en toute subjectivité, Titanfall est un jeu chiant. Pas parce qu'il est mal fait. Au contraire même, il est visuellement très réussi, et propose un gameplay rafraîchissant tout en étant parfaitement équilibré. Non, si ce jeu est chiant, c'est parce qu'il me fait me sentir vieux. Son rythme effréné et les coups qui viennent de toutes parts me donnent, face à des petits jeunes dotés de réflexes inhumains, une espérance de vie moyenne d'environ 20 secondes, si ce n'est pas moins. Plus sérieusement, le matchmaking est sans doute le seul gros point noir du soft. Heureusement, les objectifs secondaires et les bots qui peuplent les maps font qu'il est toujours possible de s'amuser. Ce qui limite beaucoup le sentiment de frustration. Si vous faites parti de ceux qui commencent à se lasser des Battlefield et autres Call of Duty, Titanfall est une alternative plus que valable, étant au moins aussi bon que ces derniers. Et si vous n'avez jamais touché à ce genre de jeu, Titanfall est un excellent titre pour débuter.

Points positifs

  • La direction artistique.
  • Le petit effet qui déchire quand on entre dans son titan.
  • Des maps bien construites et vivantes.
  • Un concentré de cool, et de fun.

Points négatifs

  • Pas de campagne solo.
  • Une campagne multi franchement dispensable.
  • Pas très original en terme de modes de jeu.
  • Un matchmaking à la ramasse.

A propos de l'auteur

pattoune

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Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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