Test : Super Lucky's Tale

Super Lucky's Tale - Xbox One

Genre : Plate-formes

Date de sortie : 07 novembre 2017

Genre
Plate-formes
Date de sortie
07 novembre 2017 - France
Disponible sur
Xbox One
Parfois appelé
Super Lucky's Tale

Après Yooka-Laylee, qui malheureusement n'honorait pas toutes ses promesses, c'est au tour du renard Lucky de tenter sa chance dans le genre du jeu de plates-formes 3D ''rétro'' mettant en scène un animal tout choupi. Cette exclusivité Xbox One se montre-t-elle plus convaincante ?

Test effectué à partir d'une version Xbox One

Renard de son état, donc, Lucky doit – en gros – sauver une poignée de mondes de vilains chats. Ces derniers sont arrivés avec leurs grosses pattounes et leurs sbires et ont un peu saccagé les lieux, laissant les habitants locaux désemparés. Pas la peine toutefois de s'attarder plus longtemps sur ce semblant de scénario car, même s'il a le bon goût d'être intégralement disponible en français, il ne représente clairement pas le cœur du jeu. Super Lucky's Tail étant un jeu de plates-formes en 3D, tout l'intérêt se porte donc sur le gameplay et le level design, deux fondamentaux du genre. Malheureusement, le titre de Playful Corp. ne se montre pas exempt de défauts à ce niveau, loin de là. Et ça saute aux yeux des les premières minutes manette en mains : la gestion des sauts est loin d'être top. Ce pauvre Lucky donne l'impression d'avoir des bottes de plomb tant il semble lourd lorsqu'il saute, et en plus il s'offre le luxe d'avoir des sauts un peu flottants. Résultat, le renard ne retombe pas toujours là où il aurait dû, et il n'est pas rare de perdre une vie (parce que l'on tombe dans le vide) à cause d'un saut mal calculé, et ce même si son ombre permet en théorie de connaître son point de chute... Un problème qui se ressent également lorsque l'on doit s'en prendre aux ennemis, puisqu'un simple coup de queue ne permet pas de les tuer, juste les assommer. Forcément, on perd des cœurs assez bêtement, surtout contre des ennemis en mouvement. Et même si au bout d'un moment on chope le truc, cela n'éradique pas les erreurs. Surtout que l'on n'est pas aidé par une caméra impossible à totalement diriger soi-même.
 

What does the fox say ?

Quant au level design, il souffle un peu le chaud et le froid. Si l'on apprécie que le titre de Playful Corp. varie un peu les styles, tous les niveaux sont globalement assez génériques. Pourtant, il y a de l'effort : il y a ainsi de gros niveaux en 3D, des phases en 2D et scrolling horizontal, des courses-poursuites ou encore des énigmes (dont certaines clairement inspirées de Super Monkey Ball) et des boss. Mais malgré cette relative diversité, Super Lucky's Tail ne parvient jamais vraiment à se hisser dans le haut du panier, et l'on oublie les niveaux dès qu'on les a terminés. Là encore, c'est dommage, d'autant plus que ce soft pousse les joueurs à retourner dans les niveaux afin de récupérer tous les trèfles qu'ils contiennent. Pour avancer dans les aventures de Lucky, il faut en effet des trèfles, et chaque level en cache quatre : un pour finir le niveau, un se débloquant lorsque l'on récupère 300 pièces d'or, un pour avoir récupéré les lettres L-U-C-K-Y, et enfin un dernier offert après avoir réussi un objectif secondaire inconnu. Un système à l'ancienne, qui dans les faits ne fonctionne pas vraiment puisque tout ce beau monde se récupère très facilement pour peu que l'on y fasse un peu attention. Certes, on peut rusher et uniquement récupérer le trèfle de fin de niveau, mais il ne faut pas beaucoup d'exploration pour obtenir tous les autres. Et il vaut mieux de toute façon faire attention à prendre tous les trèfles des niveaux puisque, le cas contraire, le joueur se retrouve bloqué à un moment ou un autre, l'obligeant à aller glaner ces récompenses dans des niveaux déjà terminés.
 
Super Lucky's Tail

Non seulement personne n'aime faire ça, mais en plus il s'agit juste d'un prétexte pour augmenter une durée de vie qui aurait été très courte sans ce subterfuge. Une poignée d'heures, c'est tout ce qu'il vous faudra pour terminer Super Lucky's Tail, et ce même en ayant récupéré tous les trèfles cachés dans les quatre mondes présents. On apprécie en revanche que les développeurs n'aient pas rajouté par dessus ça une couche de difficulté abusée, ce qui aurait encore augmenté artificiellement cette durée de vie. D'ailleurs, l'absence globale de challenge – en dehors de la gestion des sauts – en fait un titre parfait pour un gosse qui aura parcouru avant ça un Skylanders, par exemple. D'autant plus que sa direction artistique toute choupi est relativement similaire. On retrouve ainsi un univers rondouillard très coloré, un héros vraiment trop mignon avec des expressions rigolotes le rendant immédiatement attachant, et des personnages et ennemis tout aussi charmants. Les quatre mondes disponibles sont assez différents les uns des autres et c'est un petit plaisir de les découvrir les uns après les autres : le canyon désertique peuplé de yétis, la ville-fantôme fourmillant de gentils spectres lâchant des ''spoookaboo !'' lorsqu'on va leur parler, et ainsi de suite. Le seul regret ? On aurait aimé en voir plus... On regrette également d'avoir à supporter de nombreux temps de chargement ainsi que quelques petits bugs et autres chutes de framerate. Autant de problèmes qui, on l'espère, seront corrigés rapidement.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Ni jeu excellent, ni catastrophe industrielle, Super Lucky's Tail fait en fait partie de cette masse de titres que l'on apprécie plus ou moins de parcourir mais que l'on oublie aussitôt. S'il profite d'une direction artistique charmante et de niveaux plus ou moins variés, le jeu de Playful Corp. propose malheureusement un gameplay imparfait (ces sauts, bon sang !), un level design assez générique ainsi qu'une durée de vie très courte. A découvrir pourquoi pas à petit prix avec votre petit frère ou petite sœur si vous n'avez rien d'autre à lui montrer.

Points positifs

  • Direction artistique toute mignonne
  • Quelques niveaux différents
  • Lucky, renard très attachant
  • Des niveaux qui se parcourent sans déplaisir

Points négatifs

  • Durée de vie faiblarde
  • Sauts imprécis
  • Vite oubliable
  • Level design générique

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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