Test : Shaq Fu : A Legend Reborn

Shaq Fu : A Legend Reborn - Xbox One

Genre : Beat'em all

Date de sortie : 05 juin 2018

En mars 2014, une campagne Indiegogo lancée par les minots de chez Big Deez Productions demandait 450 000 dollars pour financer Shaq Fu : A Legend Reborn, la suite de l’infâme bousin sorti sur 16 bits en 94. C’est à ce moment-là que tous les vieux cons comme moi ont dit : chérie, il est où mon portefeuille ?

Test effectué à partir d'une version PS4

Et en fait, j’aurais dû m’abstenir. Shaq Fu : A Legend Reborn vous met dans la peau de Shaq Fei Hung, orphelin élevé dans la grande Chine par un paysan, qui se retrouve confronté à Yen-Lo-Wan qui envoie des démons sur Terre afin d'asservir et d'abrutir les gens. Quant à Shaq, il est l’élu, celui qui sauvera le monde en se débarrassant de la vermine démoniaque représentée par des ersatz de Trump, Bieber ou autre Kardashian. Car c’est ça, Shaq Fu, un grand mélange de n’importe quoi, aux blagues un peu edgy (ils arrivent à être racistes dans la première phrase du jeu), mais qui colle à la peau aux types comme moi, complètement drogué aux années 90.


Shaq Fu : A Legend Reborn

Vous traversez 6 niveaux de beat’em all, tous aussi con-con et criards que possible, en enchaînant les écrans pour vous défaire des Chinois et leurs machines à laver (oui, il y a beaucoup de laveries chinoises aux U.S.) ou encore des guignols fans de Bieber sous codéine. Le truc, c’est que les combats sont tout autant répétitifs qu’ennuyeux, rendant la traversée des stages plate et sans réelle saveur. Outre la redondance de l’action, la technique pose également problème pendant les combats, avec notamment une distance de collision mal gérée et des contrôles plus qu’approximatifs. Sans vraie difficulté, vous pourrez atteindre la fin du jeu en 3-4 heures de jeu bien tassées. Malgré les errances techniques, on saluera la musique composée pour l’occasion ainsi que les différentes cut-scenes en animations plutôt propres ainsi que le design des méchants, bien pensé.

Shaq Fu : A Legend Reborn

On se retrouve au final avec un jeu rigolo dans le fond, mais atrocement mal foutu pour les 473 884 balles et les 4 ans de développement qui ont été, apparemment, nécessaires. Comme une petite crotte de nez collée sous le banc de l’école, on rappellera quand même que certaines features annoncées à la base du financement participatif n’ont jamais vu le jour comme de l’Online ou de la co-op. Vendu à 30 euros, il faudra être sacrement fan de mister Shaquille pour craquer et acheter ce beat’em all aux allures de jeu smartphone. C’est franchement pas très beau et on se demande vraiment où est parti tout ce pognon quand on sait qu’un jeu comme Hollow Knight s’est débrouillé avec 9 fois moins. Dans le genre, préférez Mother Russia Bleeds qui vous coutera un demi Shaq Fu pour deux fois plus de fun.

Shaq Fu : A Legend Reborn

Article rédigé par Lorris , le

Il aura fallu un petit pactole et des ambitions sous acide pour produire une suite à l’atroce Shaq Fu. Ce second opus, malgré l’avalanche de points noirs,  reste toujours mieux que certaines atrocités qu’on nous servait dans les années 90. Comme un bon nanar, on lui retrouve l’envie de bafouiller quelque chose, avec des propos parfois piquants et parfois très (trop) edgy, sur le ton d’un humour con-con. Toutefois, cela ne nous fait pas oublier la répétitivité globale et la faiblesse technique de ce beat’em all qu’on pourra acheter quand il sera 5 fois moins cher.

Points positifs

  • Il fait rire, de temps en temps
  • Les cut-scenes animées
  • La musique originale
  • Revoir Big Shaq dans un jeu

Points négatifs

  • La répétitivité
  • Problèmes de collision et hitbox
  • Les animations loupées
  • Les contrôles approximatifs
  • La durée du jeu (trop courte sur le papier, même si on est content de finir ça vite)
  • L'apparence globale du jeu très... smartphone
  • L'absence d'Online et de co-op
  • Le prix

A propos de l'auteur

Lorris

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Fin limier du mot

Nonobstant les ouï-dires et les non-dits de ceux qui pensent que non et de ceux qui estiment que oui, Lorris demeure un génie incompris. Utilisant constamment un langage profane qui sied à sa caste de jeune kikoo-gamer-du-web, ce candide éphèbe qui newse, teste, et previewte n'est finalement qu'un esprit brillant parmi les autres cucurbitacées qu'il tient pour collègues. Sinon, Lorris est une âme modeste, offrant son corps pour partager avec délectation et frivolité sa passion qui l'anime dans le manoeuvrage du joystick et non pas du droit de cuissage comme certains butors le feraient entendre.

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