Test : Home Sweet Home

Home Sweet Home - Xbox One

Genre : Horreur thaïlandaise

Date de sortie : 09 octobre 2018

Genre
Horreur thaïlandaise
Date de sortie
09 octobre 2018 - France
Développé par
YGGDrazil Group Co.,LTD
Disponible sur
PC, PS4, Xbox One

Ça y est, vous avez fini tous vos survival horror et ne savez plus vers quoi vous tourner ? Les développeurs de chez YGGDrazil Group Co.,LTD ont ce qu’il vous faut avec un certain Home Sweet Home, désormais disponible sur PS4 (originellement sur PC puis Xbox One) et compatible VR. Mais est-ce que ce titre vaut la peine de se laisser tenter ? C’est ce qu’on va voir juste en dessous.

Test effectué à partir d'une version PS4

Home Sweet Home commence de manière extrêmement classique : vous incarnez Tim, un jeune homme fraîchement triste puisque sa femme a disparu. Et comme si ça ne suffisait pas, le bougre va se réveiller dans un lieu qu’il ne reconnaît pas et découvrir qu’il y a pas mal de choses dans le coin qui veulent sa peau. Un scénario certes vu et revu, voire cliché, mais qui a le mérite de proposer tout un pan tiré du folklore et des mythes thaïlandais. Attendez-vous donc à entendre parler de karma, à être poursuivi par des esprits vengeurs ou encore à croiser des poupées passablement flippantes. Une bonne idée sur le papier, mais qui a malheureusement un peu du mal à fonctionner. Les habitués du cinéma d’horreur asiatique ne seront ainsi jamais vraiment étonnés tant les développeurs ont coché toutes les cases du genre, mais en plus leur budget hyper limité les a sans doute empêché de mettre tout ce qu’ils voulaient dans leur bébé.

House of the Dead

Alors, certes, un manque de budget n’empêche pas d’avoir de bonnes idées. Le problème ici, c’est que les idées sont relativement mal exécutées et empêchent de réellement apprécier ce qui nous est ici proposé. Par exemple, Home Sweet Home a opté pour un système où le joueur se fait tuer en un seul coup. Pourquoi pas ? Après tout, Tim est poursuivi par des créatures bien plus coriaces que lui. Sauf que le gameplay ne suit pas et que l’on mourra un bon paquet de fois parce qu’une icône ne se sera pas affichée assez vite ou parce que l’intelligence artificielle se montre bien trop changeante. Ce qui est franchement dommage pour un titre basant quasiment tout sur de l’infiltration et du die & retry. Comment ne pas s’agacer lorsque l’ennemi nous repère alors que l’on était bien planqué et hors de sa vue ? Voire même carrément dans son dos ? Pire, comment vraiment se mettre dans l’ambiance lorsque l’on sait qu’un fantôme va débarquer ? Car Tim ne peut vraiment se cacher que dans des casiers. Et devinez ce qui apparaît dans une zone hantée ? Bref, c’est dommage, même si l’on peut se consoler avec une petite poignée de jump-scares…

Home Sweet Home

Même s’il se montre hyper court, quatre ou cinq heures à peine, Home Sweet Home a le bon goût de ne pas proposer uniquement des phases d’infiltration ou de poursuite. Le héros doit ainsi parfois résoudre de petits puzzles pas bien compliqués venant un peu varier l’expérience. Certes, rien de bien foufou, mais cela a le mérite de laisser souffler le joueur entre deux attaques, ou au contraire de lui rajouter un coup de pression lorsqu’un adversaire se trouve dans les parages tant il est lourd et peut mettre du temps à s’enfuir et trouver où se cacher (d’autant plus que, parfois, il faut absolument se cacher là où le jeu le veut)... Même si, une fois encore, il est bien difficile de réellement se plonger dans l’ambiance horrifique ici. C’est comme pour ZombiU : les développeurs ont bien appris leur leçon et ont mis tout ce qui peut potentiellement faire peur dans leur jeu, mais ont totalement négligé le gameplay. Résultat, on s’énerve plus que l’on ne frissonne. Autre élément agaçant, les cutscenes visionnées avant une mort ne peuvent pas être passées, obligeant le joueur à les regarder encore et encore s’il ne parvient pas à progresser.

Home Sweet Home

Thaï la route

Le manque de moyen se ressent donc dans le gameplay de ce Home Sweet Home, mais aussi dans ses graphismes. On ne va pas se mentir, c’est quand même bien laid, même si la chose reste honnête en VR tant les titres compatibles ne sont jamais des canons de beauté. Les environnements sont vides (pas de fioriture : les seuls objets présents ou presque sont à utiliser pour progresser dans l’aventure ou pour découvrir le background du titre), la modélisation des personnages est franchement d’un autre temps, sans parler de l’animation… En revanche, les développeurs ont mis un peu plus de soin dans leur sound design, ce qui est clairement quelque chose de très important pour un survival horror. Et c’est d’ailleurs à ce niveau là que les frissons se font le plus ressentir, notamment via le bruit du cutter tenu par la jeune femme fantomatique poursuivant parfois Tim. Un élément qui ne sera pas sans rappeler quelques souvenirs à tous ceux qui ont encore le bruit du fantôme de The Grudge en mémoire...

Article rédigé par Shauni Chan , le

Home Sweet Home aurait pu être une expérience intéressante mais malheureusement le manque de moyens n’a pas aidé les développeurs à proposer mieux. Très court, le titre se base en plus sur un système de die & retry hyper frustrant et sur des ficelles bien trop grosses pour fonctionner encore en 2019. Il y a certes déjà eu bien pire dans le milieu des survival horror, mais vous n’aurez hélas ici que quelques jump-scares un peu cheap et surtout beaucoup de crises de nerf. Dommage, pour une fois qu’un soft proposait un background un peu différent...

Points positifs

  • Le folklore thaïlandais, une idée originale
  • Un sound design globalement réussi
  • Compatible VR
  • Des phases de gameplay qui varient un peu

Points négatifs

  • Vraiment vilain
  • Très court
  • Hyper frustrant
  • Plus agaçant qu’effrayant
  • Très classique dans le fond

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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