Test : Star Wars : Galactic Racer - Xbox Series

Star Wars : Galactic Racer - Xbox Series
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Cela faisait longtemps que Star Wars n’avait pas remis les pieds dans le jeu de course avec de vraies ambitions. Avec Galactic Racer, Fuse Games ne cherche pourtant pas simplement à moderniser Episode I : Racer. Le studio part sur une formule arcade très rapide, y ajoute une structure roguelite et trouve surtout une excellente manière d’exploiter les véhicules de l’univers Star Wars.

Test effectué à partir d'une version PC

La première bonne surprise de Star Wars : Galactic Racer vient de sa structure. Là où nous attendions surtout une succession assez classique de championnats et de courses, Fuse Games a choisi de construire sa campagne autour d’un système de runs. On incarne Shade, pilote plutôt discret qui rejoint la Galactic League avec l’objectif de se rapprocher du champion Kestar Bool. L’histoire donne une raison d’avancer et permet de rencontrer quelques personnages au fil de l’aventure, mais elle reste avant tout un prétexte pour passer d’une course à l’autre. Ce n’est clairement pas pour son scénario que Galactic Racer restera en mémoire.

Rogue One sur la ligne de départ


La campagne fonctionne plutôt comme un roguelite. Chaque run propose une progression composée de plusieurs embranchements, avec des courses, des événements et différentes opportunités d’améliorer son véhicule avant d’atteindre les épreuves les plus importantes. Une défaite peut coûter cher et l’accumulation d’échecs finit par mettre un terme à la tentative, obligeant alors à repartir sur une nouvelle série d’épreuves. Cette organisation apporte immédiatement un peu plus d’enjeu à chaque course que dans un championnat traditionnel. Tout fonctionne aussi grâce aux améliorations récupérées pendant la progression. Il est possible de faire évoluer son véhicule, de renforcer certaines caractéristiques et surtout de commencer à construire une configuration correspondant à sa manière de jouer. Certaines améliorations fonctionnent particulièrement bien ensemble et permettent progressivement de créer des combinaisons orientées autour du boost, de la résistance ou d’une conduite plus agressive. 

Star Wars : Galactic Racer

C’est certainement l’un des meilleurs choix réalisés par Fuse Games. Le système donne envie de relancer une partie après un échec et surtout de tester autre chose. Une mauvaise course n’est pas simplement frustrante puisqu’elle fait partie d’une progression plus globale, tandis qu’une très bonne série crée cette tension typique des roguelites lorsque l’on commence à accumuler les améliorations intéressantes. On sent un bel équilibre entre maîtrise pure de la conduite et construction progressive du véhicule. Il existe différents types d’épreuves, avec des courses classiques, des éliminations et des défis plus spécifiques. Cela permet de casser suffisamment le rythme pour éviter que la campagne ne ressemble simplement à une succession de Grands Prix. Le concept montre néanmoins ses limites sur les sessions les plus longues puisque la structure oblige forcément à repasser régulièrement sur certains environnements et certaines épreuves. Le système de runs permet de renouveler la manière de les aborder, mais pas toujours leur contenu. Heureusement, tout cela serait beaucoup moins intéressant si conduire n’était pas aussi plaisant.

Star Wars : Galactic Racer

À fond, à fond, à fond

Star Wars : Galactic Racer est avant tout un jeu de course arcade et il l’assume complètement. La prise en main demande très peu de temps et l’objectif consiste généralement à conserver la vitesse la plus élevée possible. La majorité des courses se jouent donc en cherchant constamment la meilleure trajectoire, en utilisant correctement les boosts et en réduisant au maximum les moments où il faut réellement ralentir. Nous avons passé une bonne partie de notre temps avec le speeder et c’est probablement avec lui que cette philosophie apparaît le plus clairement. Galactic Racer donne constamment envie d’accélérer. Les circuits sont construits autour de cette sensation avec de longues portions rapides régulièrement interrompues par des virages qui demandent davantage de précision. Il ne s’agit pas de freiner proprement avant chaque courbe comme dans un jeu de course réaliste, mais plutôt de comprendre jusqu’où il est possible de pousser le véhicule avant de perdre du temps. Les différentes catégories de véhicules changent suffisamment cette approche pour donner envie de les essayer. Certains modèles sont plus équilibrés, la speeder bike demande davantage de précision tandis que les podracers peuvent atteindre des vitesses impressionnantes au prix d’une fragilité beaucoup plus importante. Un choc qui ne représente qu’un léger problème avec un véhicule plus robuste peut devenir catastrophique avec une machine plus légère. Cette distinction entre les catégories apporte une vraie variété au pilotage et ne se limite pas à quelques valeurs différentes dans un menu. 

Star Wars : Galactic Racer

Les contacts font d’ailleurs partie intégrante des courses. Il est possible de pousser un adversaire, de l’envoyer contre un élément du décor ou simplement de profiter d’une mauvaise trajectoire pour provoquer son élimination. Certains véhicules sont évidemment plus adaptés à cette stratégie que d’autres. Nous avons régulièrement vu des concurrents exploser pendant les courses et il est parfaitement possible de jouer soi-même de manière agressive, à condition d’avoir suffisamment renforcé son véhicule. L’influence de Burnout est assez évidente sur ce point, ce qui n’a rien de très étonnant puisque Fuse Games rassemble plusieurs anciens développeurs de Criterion. Galactic Racer reprend cette idée d’une course arcade où les concurrents sont aussi des obstacles que l’on peut directement attaquer. Il ne va pas aussi loin que Burnout dans les accidents et la destruction, mais cet aspect donne énormément de rythme aux épreuves. L’intelligence artificielle participe aussi beaucoup à cette impression. Les concurrents sont agressifs et n’hésitent pas à venir chercher le contact. Une course reste rarement figée après le premier virage et il faut continuer à surveiller ce qui se passe autour de soi. À certains moments, l’équilibrage peut donner l’impression que le jeu veut absolument maintenir plusieurs pilotes dans la bataille, mais cela contribue également à conserver de la tension jusqu’aux dernières secondes.

Star Wars : Galactic Racer

Galactic Racer réussit surtout quelque chose de très important pour un jeu de ce genre : il donne une vraie sensation de vitesse sans rendre la conduite incontrôlable. Les décors défilent extrêmement rapidement, les concurrents explosent autour de nous et certaines portions demandent de prendre des décisions en quelques secondes, mais les commandes restent suffisamment précises pour comprendre immédiatement pourquoi une trajectoire a fonctionné ou non. Les circuits participent évidemment beaucoup au résultat. Ils sont généralement très bien construits et exploitent correctement les caractéristiques des différents véhicules. Plusieurs passages permettent d’optimiser sa trajectoire ou de prendre des risques pour gagner quelques secondes. Visuellement, le résultat fonctionne aussi très bien avec des environnements immédiatement reconnaissables et quelques très beaux panoramas. Le passage au milieu de carcasses de vaisseaux et certains environnements plus ouverts offrent notamment quelques séquences impressionnantes. 

Star Wars : Galactic Racer

Tout n’est cependant pas parfait. Certaines planètes possèdent une identité visuelle très forte mais peuvent devenir assez monochromes au fil des courses. Le problème est surtout visible lorsqu’une longue portion utilise constamment la même palette de couleurs. Cela ne pose généralement pas de problème de lisibilité, mais après plusieurs heures la variété visuelle paraît parfois moins importante que ce que le nombre d’environnements pouvait laisser espérer. La réalisation reste malgré tout très solide. Pendant notre partie sur PC, nous n’avons rencontré aucun problème technique suffisamment important pour perturber une course. C’est d’autant plus appréciable que Galactic Racer affiche constamment beaucoup d’éléments à l’écran et que la vitesse aurait facilement pu provoquer des problèmes de lisibilité. L’ambiance sonore fait également le travail. Les moteurs possèdent suffisamment de personnalité pour renforcer les différences entre les véhicules et la musique accompagne efficacement les courses. Elle ne nous a pas particulièrement marqués après plusieurs heures, mais elle s’intègre parfaitement à l’action et l’ensemble respecte très bien l’identité Star Wars sans chercher constamment à rappeler les films.

Star Wars : Galactic Racer

C’est probablement une des grandes réussites du jeu. Galactic Racer utilise très bien sa licence sans avoir besoin de s’appuyer constamment sur les éléments les plus connus de la saga. Il existe évidemment plusieurs références et des personnages familiers sont présents, mais le jeu fonctionne avant tout parce qu’il est un très bon jeu de course. La comparaison avec Episode I : Racer est inévitable, mais elle devient finalement assez réductrice. Galactic Racer propose plusieurs catégories de véhicules, une progression beaucoup plus développée et surtout une philosophie différente. Fuse Games a davantage construit un Burnout futuriste utilisant les règles de l’univers Star Wars qu’une simple nouvelle version du jeu de 1999.Le contenu en dehors de la campagne est également assez conséquent. Le mode Arcade permet de reprendre directement les circuits et véhicules tandis que différents scénarios offrent des défis supplémentaires. Le multijoueur repose de son côté sur des Tours où les joueurs enchaînent plusieurs courses tout en faisant évoluer leur configuration entre les épreuves. Ce système reprend donc une partie de la logique de progression de la campagne plutôt que de proposer simplement une succession de courses indépendantes. 

Star Wars : Galactic Racer

Nous avons toutefois principalement consacré notre temps à la campagne durant ce test et il faudra surtout observer comment le multijoueur évoluera une fois les serveurs remplis. Son potentiel est évident tant les mécaniques de Galactic Racer se prêtent à la compétition, mais l’équilibre entre les différentes configurations et la population des serveurs auront forcément une influence importante sur sa durée de vie. Après plusieurs heures, le plus difficile reste finalement de s’arrêter. La structure en runs encourage naturellement à recommencer une tentative et la qualité du pilotage fait le reste. Une course ratée donne immédiatement envie de repartir et une victoire pousse à découvrir la prochaine amélioration. Le système est simple à comprendre, mais suffisamment profond pour que les premières heures ne donnent jamais l’impression d’avoir déjà tout vu.

Star Wars : Galactic Racer

Star Wars : Galactic Racer est une excellente surprise et surtout un excellent jeu de course arcade. Fuse Games réussit à proposer une sensation de vitesse remarquable tout en conservant une conduite très précise, puis utilise intelligemment sa structure roguelite pour donner du sens à chaque course. Quelques répétitions, une histoire anecdotique et certains environnements moins variés empêchent l’ensemble d’être totalement irréprochable, mais une fois lancé, il est particulièrement difficile de lâcher l’accélérateur.
02 octobre 2026 à 15h18

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Points positifs

  • Une excellente sensation de vitesse
  • Une conduite arcade très précise
  • La structure roguelite particulièrement efficace
  • Des véhicules réellement différents à piloter
  • Des circuits globalement très bien construits
  • L’univers Star Wars parfaitement exploité

Points négatifs

  • Une histoire assez anecdotique
  • Quelques répétitions sur les longues sessions
  • Certains environnements un peu monochromes
  • Quelques situations où l’IA semble très insistante
  • Pas de multijoueur local en écran partagé

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Lorris

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Jean-Claude Van Damme au corps, Jean-Claude Dusse dans la tête. C'est parfois l'inverse.
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