Souris HyperX Pulsefire Raid

Souris HyperX Pulsefire Raid
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Alors que nous testions encore la très bonne Pulsefire Dart l’année passée, nous avions manqué de peu la Pulsefire Raid, souris dédiée aux jeux d’actions multiples rapides comme les MOBA ou les MMORPG. Cet oubli est maintenant réparé puisque nous avons eu la chance de pouvoir mettre la main sur la dernière souris de chez HyperX.


Comme son nom l’indique, la Pulsefire Raid est une souris dédiée avant tout aux jeux « massivement online », mais également aux MOBA puisque, dans de nombreux cas, les raccourcis sont utilisés très rapidement et en grand nombre, et la structure de la souris pourra vous y aider. Adoptant une taille standard pour droitier (42 x 128 x 42mm), le périphérique dispose d’une base assez large dont la courbe se déporte légèrement vers la gauche, permettant un soutien agréable au niveau de votre pouce. Les côtés de la souris sont composés d’un grip caoutchouté plutôt agréable au toucher et antitranspirant, ce qui favorisera une prise avec la paume de la main, mais moins avec le bout de vos doigts.

HyperX Pulsefire Raid

Si la forme de la souris est plutôt habituelle, on s’attardera cependant sur ce qui fait tout son intérêt : son nombre de boutons programmables. Au nombre de onze, ces derniers se trouvent sur les positions habituelles d’une souris de jeu, à savoir le dessus et le côté gauche du périphérique. Sur le dessus, on compte les deux clics traditionnels, un bouton gérant le DPI au centre, ainsi que (plus inhabituel) trois entrées pour la molette de la souris : son clic ainsi qu’une inclinaison gauche et droite. Plutôt subtiles,, ces deux dernières entrées doivent être maniées avec doigté, en partie puisque l’inclinaison peut se faire rapidement et sans vraiment le vouloir. Toutefois, une fois que vous aurez pris en main la souris, ces inclinaisons se contrôlent presque naturellement et vous donneront un avantage notable en terme de réactivité sur vos adversaires.

HyperX Pulsefire Raid

Sur le côté gauche de la souris, l’attraction principale : quatre boutons regroupés en un carré avec un dernier bouton à l’avant. Il vous faudra un temps d’adaptation incompressible pour bien maîtriser leur emplacement et profondeur d’activation, tout d’abord parce qu’ils sont assez fins et plutôt difficiles à identifier, puis ils restent très proches les uns des autres, ce qui vous vaudra de nombreuses fois lors de vos premières prises en main de les confondre et de ne pas toujours effectuer la bonne action. Comme rapidement évoqué plus haut, un plus large bouton se situe à l’avant des quatre autres et constitue le fameux bouton « sniper », un peu à l’image de celui que nous avions rencontré sur la R.A.T. 8+. Si le désir de mettre un bouton ici est plutôt louable (surtout que sa forme distinctive empêche les erreurs d’action sur ce dernier), on regrettera que sa position un peu trop avancée ne nécessite un effort trop grand à fournir pour l’utiliser, surtout pendant une partie un peu agitée qui monopolise toute votre attention. Ce bouton pourra cependant convenir pour des actions plus posées, comme le fait d’ouvrir un inventaire ou une carte pendant un temps mort.

HyperX Pulsefire Raid

Au niveau des performances de la souris, la Pulsefire Raid égale celle de la Pulsefire Dart, ce qui n’est pas peu dire. Elle embarque donc un PixArt 3389 permettant au périphérique de monter jusqu’à 16000 DPI ainsi qu’une vitesse de 450 IPS, ce qui est tout à fait convenable pour jouer correctement à la plupart des jeux. Évidemment, si sa structure la destine plutôt aux MOBA ou aux MMORPG, rien ne vous empêche d’y jouer sur un FPS ou un TPS. La réactivité de la souris vous permettra d’enchaîner les frags sans aucun souci.

Comme d’habitude, la personnalisation du périphérique se fera via le NGenuity, logiciel maison de la marque, toujours en bêta mais ayant bénéficié de quelques améliorations en cours de chemin. L’interface a été légèrement revue ainsi que certaines de ses possibilités. Concernant la Pulsefire Raid, l’utilisation du logiciel sera indispensable puisque certaines fonctions comme les deux boutons latéraux supérieurs ainsi que le bouton du pouce n’ont pas de configuration par défaut. L’éditeur de macro est un peu plus digeste qu’avant, mais il reste encore du travail à faire pour que la navigation entre les différents profils et les différentes applications se fasse de manière fluide et intuitive. De plus, retenez que même si plusieurs profils peuvent être créés sur le logiciel, la souris ne peut embarquer qu’un seul de ces derniers. Si vous êtes donc un adepte de LAN en local et que vous déplacez souvent votre souris, il faudra vous organiser et toujours avoir accès au logiciel et à votre compte NGenuity pour charger les différents profils.

HyperX Pulsefire Raid

Testée sur le dernier tapis HyperX Fury Ultra, tout illuminé de ses belles LED RGB, la glisse de la Pulsefire Raid n’en était que plus fluide et facile (malgré le poids non négligeable de la souris de 95 grammes). En effet, le tapis présente une surface rigide, très lisse, qui pourra désarçonner ceux ayant l’habitude de jouer sur des tapis texturés et un poil plus adhérent. Le déplacement de la souris émet également un léger son de frottement qui s’oublie assez vite après quelques jours d’utilisation. Sachez que le branchement en USB n’est pas forcément nécessaire si vous ne voulez profiter que du tapis en soi, mais pour 60€ l’achat ne devra pas se faire à la légère. Tout comme les autres périphériques, vous pourrez faire un tour sur le NGenuity afin de modifier l’éclairage comme bon vous semble et, même, le désactiver.

HyperX Fury Ultra


La Pulsefire Raid est une souris aux fonctions utiles, au prix attractif et à la forme bien réfléchie malgré un positionnement et une forme des boutons latéraux qui aurait pu être plus judicieux. On aurait également aimé une personnalisation un peu plus poussée via le logiciel NGeniuty, et notamment la possibilité de stocker des profils supplémentaires directement dans le périphérique. Passés ces quelques manques, la dernière souris de chez HyperX est une alternative correcte aux grandes du genre déjà sur le marché comme la Corsair Scimitar, la Razer Naga Trinity ou encore la Roccat Nyth.
13 mars 2020 à 11h13

Par Lorris

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Jean-Claude Van Damme au corps, Jean-Claude Dusse dans la tête. C'est parfois l'inverse.

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