Test : Death Stranding : Director's Cut - PS5

Death Stranding : Director's Cut - PS5
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Deux ans après la sortie de Death Stranding, voilà que Kojima nous gratifie d’une version Director’s Cut à destination des possesseurs de PS5 n’ayant pas encore pu toucher à la dernière œuvre du « maître ».

Test effectué à partir d'une version PS5

Le test de Death Stranding Director’s Cut accompagne évidemment notre test principal que vous trouverez ici pour la PS4 et ici pour le PC, écrits lors de leur sortie respective.

Rejouer à Death Stranding deux ans après, c’est le fait de constater que l’expérience est toujours aussi bonne, la magie de la découverte en moins. En effet, la dernière production de chez Kojima fait partie de ces titres qui se découvrent et dont on ne se délecte vraiment qu’une fois. Sans faire de parallèle scabreux, cette version Director’s Cut de Death Stranding arrive au bon moment, notamment pour les possesseurs de PS5 n’ayant encore jamais touché au jeu.

Death Stranding : Director's Cut

En avant marche !

Cette version « supérieure » arrive, en effet, avec tout un tas de suppléments dans son escarcelle, notamment faits pour tourner sur la PS5 de Sony. Déjà, on pourra mentionner l’utilisation du SDD qui réduit quasiment à néant tous les temps de chargement : on ne se lassera jamais de le dire, mais cela apporte un grand confort dans le rythme et la fluidité de l’action. Évidemment, graphiquement, cela se passe aussi de commentaires : le moteur Decima n’a jamais été aussi beau qu’avec de la 4K et une possibilité de « caper » la fréquence de rafraîchissement d’image à 60 par seconde. Si, pour les yeux, c’est très sympa, ça l’est également pour les oreilles qui peuvent maintenant recevoir de l’audio 3D permettant une immersion accrue, notamment dans les phases d’infiltration entre les Échoués, la pluie qui tombe et l’Odradek (l’étoile mécanique sur l’épaule de Sam) qui s’excite. Par contre, la petite déception vient du côté du retour haptique de la DualSense et notamment des gâchettes qu’on aurait aimé beaucoup plus malmenées par les différentes mécaniques du jeu. Et, à ce niveau, il y avait de quoi faire : entre les différentes textures sur lesquelles marcher, les poids des charges qui tanguent sur les épaules, les aides mécaniques qui s’activent, etc. C’était, pour ma part, l'une de mes vraies attentes concernant cette Director’s Cut qui n’est, hélas, pas satisfaite.

Death Stranding : Director's Cut

« Nous avons essayé de livrer votre colis, mais personne n’était sur place… »

Au niveau du contenu, de nouveaux plans ont été ajoutés pour construire des objets facilitant grandement vos livraisons à travers cette version en ruine des États-Unis. Ils se débloquent tard et sont facultatifs, ce qui ne cassera pas l’aspect volontairement « galère » de certaines livraisons, jouant grandement sur le charme du jeu. En effet, qui serait intéressé de livrer des colis sans accroc (n’est-ce pas UPS ?) ?! Pour le reste, le circuit « Fragile » est une addition un peu bizarre et assez dispensable puisque Death Stranding est probablement le dernier jeu où l’envie de me confronter aux scores d’autres joueurs sur une course automobile est palpable. Enfin, le « stand de tir » maintenant accessible présente les avantages de pouvoir s’entraîner aux combats tranquillement, même si ces derniers ne sont pas extrêmement difficiles tout le long de l’histoire. C’est plutôt une manière fun de profiter des flingues assez cool et autres gadgets sans devoir ruiner les consommations dans une partie « propre ». Enfin, les missions à la base destinées uniquement à la version PC sont présentes dans cette version Director’s Cut, en plus de nouvelles exclusives à la dernière console de Sony. Ces dernières n’apportent rien au scénario du jeu qui n’en a pas forcément besoin et, en plus d’être relativement courtes, ne proposent pas vraiment d’objectifs originaux et de manières un peu « nouvelles » de les terminer. On les enchaînera sans vraiment d’intérêt, même si elles rajoutent du temps de jeu pour ceux qui, encore une fois, ont la chance de découvrir le titre avec cette version.

Death Stranding : Director's Cut
Comme nous l’avons souligné, cette version Director’s Cut est destinée aux joueurs ayant loupé la version PS4 pour découvrir ici une œuvre « à part », sublimée par la puissance de la PS5 et de son SSD. Chers gens, je vous envie. Pour les autres, nous, ceux ayant déjà retourné la première version dans tous les sens, cette itération n’apportera que peu (voire pas) de contenu indispensable. Si, techniquement, c’est bien (même si l’haptique, à mon sens, n’a pas été assez développé), les principaux ajouts dénaturent un peu les mécaniques (les nouveaux objets un peu fumés) et le sens originel du jeu (les courses de voitures), à part le stand de tir où l'on aurait vraiment pris du plaisir à participer il y a deux ans.
27 septembre 2021 à 14h35

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Points positifs

  • Le Decima est somptueux
  • Les temps de chargement réduits
  • Une première découverte de luxe !
  • Les stands de tir
  • Les nouveaux objets de livraison (même si un peu fumés)

Points négatifs

  • L'haptique pas à la hauteur
  • Des missions supplémentaires un peu anecdotiques
  • La course "Fragile" : pas de ça dans MON Death Stranding

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