Test : Super Monkey Ball 3D

Super Monkey Ball 3D - 3DS

Genre : Jeu de boules

Date de sortie : 25 mars 2011

Genre
Jeu de boules
Date de sortie
25 mars 2011 - France
Développé par
Sega
Edité par
Sega
Disponible sur
3DS
Parfois appelé
Super Monkey Ball
PEGI
 Interdit aux moins de 7 ans

Cela fait à peu près dix ans que les singeries de Monkey Ball roulent leur bosse sur nos consoles, ce n’est donc pas étonnant qu’une version 3DS voie le jour, surtout que la franchise est attachée à la marque du plombier. Pour fêter ces retrouvailles Super Monkey Ball 3D nous propose trois jeux en un, plus la 3D ! Alors ces retrouvailles sont-elles heureuses ? Ce Super Monkey Ball 3D est-il un titre intéressant après ce line-up de sortie peu original ?

 
 
Si on s’amuse (ce que votre rédacteur a fait !) à compter le nombre de versions que Monkey Ball a connu, on monte à 17, en comptant les trois qui sont sorties sur Iphone et Ipad, ce qui n’est pas rien pour une saga qui repose sur un principe aussi élémentaire qu’une boule qui roule ! Les développeurs n’ont pas toujours été les mêmes studios, par contre Sega en a toujours été l’éditeur, on sent que c’est un peu son bébé. Comme nous l’évoquions dans le paragraphe précédent ce volet a souhaité s’étoffer, en plus des classiques boules (si je peux m’exprimer ainsi…), d’un Mario Kart-like et d’un Smash Bros Brawl-like qui tentent tant bien que mal de prendre une place équivalente dans le soft que le sempiternel boulier. Notre troupe de singes ne bénéficie pas d’un scénario ou d’une trame quelconque, on nous dirige directement sur le choix du jeu que l’on souhaite faire. Il faut savoir que le mode boules ne profite pas d’un mode multijoueurs mais que les deux autres si ! Puisque le soft n’a pas vraiment d’unité, je propose de présenter les tests de ces trois modes de manières bien distinctes ce qui reflètera, je pense, au mieux cette sensation de n’avoir que les mini-jeux d’un jeu qui répondrait absent !
 

Roule maboule !

Tout d’abord, parlons donc de ce qui a rendu célèbre le petit singe. Le principe est simple : il suffit, en inclinant la console, de diriger une boule sur un plateau sans la faire tomber de ce dernier. Et là est le gros problème ! Allez donc faire, vous, bouger la console 3D et essayer de jouer correctement ! C’est tout bonnement impossible car dès que l’on bouge la machine briseuse de crânes, on ne voit plus rien. Vous ne pourrez donc profiter, et de la 3D, et du gyroscope. C’est con, nan ? Vous aurez, heureusement, l’opportunité de ne jouer qu’avec le joystick mais je vous conseille, pour votre santé, d’enlever plutôt la 3D et de vous amuser à bouger la DS qui ne sera alors plus une 3DS. Soit, mais sinon, c’est amusant ? Si vous aimez le principe, les défis vraiment corsés, recommencer 30 fois le même niveau et surtout si vous avez les nerfs plus solides que l’acier, alors oui, vous pourrez peut-être vous amuser. Sinon, vous risquez d’abandonner très vite ou de casser la console selon votre humeur. Qui plus est, vous prendre la tête ne vous fera rien gagner hormis un bon flattage (je dis ce que je veux) d’orgueil. On passe à la suite ?
 

Appuie sur le champignon, euh… la banane !

La deuxième partie de ce titre, et donc de ce test, concerne le jeu de course de Super Monkey Ball 3D qui s’apparente clairement à un Mario Kart. La première remarque à établir est que si on souhaite afficher une telle ressemblance avec un classique à succès il faut au moins bien le faire et réussir à se démarquer un minimum de son inspiration par un peu d’originalité. Ce qui est loin d’être le cas ici ! Ce jeu de courses vous propose huit singes de base pour courir et huit autres à débloquer au fil des courses et des exploits que vous y accomplirez. Ce que vous avez débloqué dans un mode, comme vos super nouveaux singes bonus trop balèzes, n’apparaissent pas d’un mode à l’autre. Vous devez débloquer dans chaque jeu indépendamment ce qui est déblocable. Vous avez sur le même principe, des véhicules à débloquer qui, comme vous devez l’imaginer, apportent des différences en termes de vitesse, d’accélération et de maniabilité. Vous disposez ensuite de plusieurs mondes dans lesquels se trouve trois courses à chaque fois. Tout ce que je viens d’évoquer est le contenu, qui peut sembler honorable mais le gameplay est tellement foireux et aléatoire que gagner une course revient à faire une partie de lancé de dés. Les graphismes ne sont pas hideux mais ça ne casse pas trois pattes à un canard et la 3D plutôt faiblarde ne sert pas à grand-chose car dès qu’on s’énerve un peu sur le joystick, l’écran bouge, donc on la voit mal et l’effet a tendance à accentuer la migraine qui pointe son nez au bout d’une demi-heure de jeu. Vous pourrez aussi vous arracher les cheveux en multi si l’aventure vous branche ! (euh mais la connexion se fait sans fil hein !)
 

Gare au GorIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiiiIIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiiiiLLeuuh !

Passons maintenant à la troisième et ultime partie du jeu mais aussi du test (je sais vous êtes très tristes) ! Le troisième mode, jeu ou mini-jeu comme on voudra l’appeler, est un jeu de combat, cette fois encore pompé sur une franchise Nintendo. De nouveau, une série de singes vous est proposée, qui cette fois ont des attaques et des coups spéciaux différents. Le combat se déroule à quatre en trois manches dans trois niveaux différents. Il existe différents types de parties mais qui malheureusement ne changent pas grand-chose. L’objectif lors d’une manche classique consiste à attraper un max de bananes (enfin plus que les autres !) et de les fracasser, les autres, pour qu’ils fassent tomber les leurs, de bananes, puis c’est la ruée pour les chopper en premier, celles des autres, de bananes. C’est la folie de la banane ! On peut expulser ses adversaires du champ de bataille pour leur faire perdre du temps et de la patience, toujours comme dans la franchise ! Parfois une sorte de grosse cloche dorée apparaît sur le terrain et vous devez la matraquer pour activer votre super coup spécial de la mort qui tue. Ces coups spéciaux sont très différents d’un singe à un autre mais cela n’enrichit pas vraiment le gameplay, qui reste là encore un peu faiblard : avec deux coups pour frapper et un bouton pour sauter, ça pisse pas loin ! Quand le chrono s’achève on compte les bananes et on désigne le vainqueur. Si vous jouez en multi, le gagnant risque de se prendre de réelles claques, car l’ordi est trop neuneu pour savoir comment s’y prendre, mais un vrai bonhomme comprendra vite que pour gagner il ne faut pas se battre mais ramasser les bananes que font tomber les copains en se foutant sur la tronche. On peut le dire : c’est un jeu de batard !
 

Article rédigé par Ickar , le

Monkey Ball 3D ne sera donc pas non plus le jeu qui vous fera acheter les yeux fermés, la console qui fait mal à la tête. Il y avait de bonnes idées piquées et en attente d’un Mario Kart 3D ou d’un Smash Bros 3D (le rêve !), il pourra, à la limite, combler un brin votre impatience et vous offrir quelques moments sympas en multijoueur.

Points positifs

  • Un multijoueur
  • Les différents personnages
  • Je sais pas, aidez-moi !

Points négatifs

  • La 3D + la DS qui bouge = pas bon ménage
  • Manque d’originalité
  • Sensation d’avoir un jeu incomplet

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