Test : Persona Q : Shadow of the Labyrinth

Persona Q : Shadow of the Labyrinth - 3DS

Genre : Dungeon-crawler

Date de sortie : 30 novembre 2014

Genre
Dungeon-crawler
Date de sortie
30 novembre 2014 - France
05 juin 2014 - Japon
Développé par
Atlus
Edité par
Atlus
Disponible sur
3DS
Modes de distribution
Boutique

Récemment, nous avons eu droit à une véritable orgie de la licence Persona. Entre l’annonce du 5e épisode, le jeu de danse ou même le Etrian Odyssey-like, Atlus a été clair avec nous : on va bouffer du Persona à toutes les sauces. Mais d'abord, on va se rassasier avec Persona Q, le donjon crawler.

Test effectué à partir d'une version 3DS

 
 
Ne tournons pas autour du pot. Vous connaissez tous Etrian Odyssey ? Eh bien Persona Q est un Etrian Odyssey avec un skin Persona.
Pour ceux qui ne connaissent pas, vous avez le droit à un regard bien méprisant. Voila. Vous vous sentez mal ? C'est pour votre bien ! Maintenant, je peux vous expliquer. Etrian Odyssey est un donjon crawler. Vous créez votre équipe de personnages et partez à l’aventure dans un donjon dans lequel vous allez vous enfoncer de plus en plus. Si vous mourrez vous perdez toute votre progression depuis le dernier point de sauvegarde, le principe étant que l’on ne peut pas en trouver dans le donjon. Le but est donc d’avancer mais pas trop afin de pouvoir revenir au village pour sauver sa progression.
Autre point caractéristique de la licence, il est possible de dessiner la carte de votre environnement sur l’écran du bas. A vous de cartographier les lieux afin de ne pas vous perdre. Ah oui, ne pas oublier, le genre est réputé pour sa difficulté. Chaque pas que vous ferez apportera son lot d’angoisses, de mètres cube de sueurs froides, et surtout d’espoir. L’espoir de ne pas mourir et perdre les 6 dernières heures de jeu.
 

Par le pouvoir de l’amitié

Contrairement à un EO, PQ (ouais !) vous propose de choisir une équipe de personnages prédéfinis. On peut commencer le jeu avec les protagonistes de Persona 3 ou ceux du 4. Ainsi, le scénario sera plus poussé que d'ordinaire (mais faut pas pousser non plus). Vous vous retrouvez dans une dimension parallèle (classique des cross-over) et vous allez essayer de vous en échapper. Deux personnages inédits seront de la partie et au centre de l'intrigue. Si vous ne connaissez pas la série des Persona, le jeu sera agréable pour vous mais ce dernier prend toute son ampleur pour les fins connaisseurs. En effet, les personnages du troisième épisode et du quatrième sont complètement différents au niveau de leurs caractères. Là où un Persona 3 propose une histoire sombre où les héros se focalisent sur la chasse aux monstres, le quatrième épisode est beaucoup plus enjoué et les personnages beaucoup plus légers, se focalisant sur l’amitié. Il est alors intéressant de voir les deux types de caractères interagir entre eux et s'influencer.
 

Des mécaniques huilées

Tout est là. Du coté de EO on a la carte à dessiner soi-même, les FOE qui sont des ennemis à éviter lors des premières rencontres sous peine de mourir violemment d’un "One Shot", le déplacement case par case, les passages secrets, les récoltes d’éléments qu’il vous faudra vendre pour pouvoir acheter encore plus d’équipements, etc. Le tout complémentaire avec les spécificités d’un Persona comme le bestiaire, l’état « Weak » lorsque l’on attaque le point faible d’un ennemi qui permet à l’attaquant d’avoir un « Boost » se traduisant par une attaque gratuite, le système de Shadows à capturer et fusionner, et j’en passe. Notons que les héros non "principaux" pourrons posséder deux Personas et non plus un seul comme dans les jeux de base.
On peut dire que le cocktail fonctionne parfaitement. Peut-être parce que la série des Megami Tensei était, à l’origine, du donjon crawler. On prend du plaisir à s'enfoncer dans les donjons, à assister à des discussions entre les protagonistes sans tomber dans le fan service gratuit et à profiter du gameplay au poil d'un Etrian Odyssey et d'un Persona ... en même temps.
 

Article rédigé par Wildchoc , le

Persona Q est l'occasion rêvée pour découvrir deux séries en un jeu si vous ne les connaissez pas car la fusion entre les deux titres est réussie. Cela implique par contre un niveau de difficulté assez élevé, qui est une caractéristique inhérente au genre. Mais si vous persistez, vous ouvrirez alors les portes de deux univers fantastiques et vous ne le regretterez pas.

Points positifs

  • La fusion parfaite des deux séries
  • Les mécaniques de gameplay
  • La difficulté

Points négatifs

  • La difficulté

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

31 ans | Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

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