Test : Resident Evil : The Mercenaries 3D

Resident Evil : The Mercenaries 3D - 3DS

Genre : Action / Aventure

Date de sortie : 01 juillet 2011

Une voix douce qui vous susurre de ne pas tuer vos ennemis dans le but pur et simple de ne pas faire le meilleur score. Un jeu dont on n’a pas fini de faire le tour. Des ennemis qui ne sont pas si méchants que ça et qui méritent de vivre. Un arsenal d’armes inexistant. Voici ce que n’est pas Resident Evil : The Mercenaries 3D. Pour savoir de quoi il en retourne, il suffit de lire le test.

 
 
L’arrivée de la saga horrifique de Capcom, Resident Evil, était attendue au tournant. Le problème, c’est que les joueurs savaient qu'avec ce Resident Evil : The Mercenaries 3D, il ne s’agirait que d’un épisode qui n’en est pas vraiment un. L’avantage, c’est que l’on savait à quoi s’attendre (ou presque). Ne vous attendez donc pas à un semblant de scénario. Il n’y a qu’un but ici : dégommer un maximum de plagas pour réaliser le meilleur score. Les plagas, et non zombies, puisque le jeu reprend le mode mercenaires des épisodes 4 et 5 où les ennemis sont donc ces gens parasités.

Pour résumer, ce jeu est un remake d’un mode de jeu issu de jeux précédents. Cela sonne léger. Et ça l’est. Car avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut préciser que le contenu est plutôt chiche pour 40 euros. Le bon conseil aurait pu être d’attendre d’acheter le jeu en occasion. Mais c’est là que le fameux problème qui a fait couler de l’encre ces derniers mois frappe : la sauvegarde ne peut-être rebootée ou effacée. L’intérêt du jeu étant limité au delà du scoring pur, cela pose problème. Surtout pour ceux qui voudraient relancer le jeu pour tout débloquer à nouveau (il faut de tout pour faire un monde) seront refroidis.
 

Les médailles de la mort

Car malgré le côté un peu radin du jeu, il y a quelques éléments à débloquer. Il y a 50 médailles, que l’on peut apparenter aux trophées/succès de nos chères consoles de salon. Un petit plus qui donne envie de retourner dans le jeu. Il y a aussi de quoi customiser les personnages. Du superficiel, tout d’abord, avec un costume différent pour chaque perso. Bien sûr, d’autres bonus à débloquer vous aideront à faire de meilleurs score. Ce qui vaut mieux vu que c’est tout ce que l’on a à faire. Les habilités seront, de ce point de vue, très utiles. Elles pourront vous aider à mieux maitriser telle ou telle arme ou bien vous proposent des bonus. Vous obtiendrez, par exemple, un bonus de temps quand vous zigouillez un ennemi alors que le chiffre 7 est au compteur. Bref, tout cela fait une bonne partie de l’intérêt du jeu. On peut dire une moitié. L’autre moitié étant de réaliser le meilleur score possible.

Le fait est que, malgré ces « défis », le contenu est maigre. Seulement 8 personnages sont à votre disposition, alors que la saga n’est pas avare en terme de persos bien sympas. Intégrer Ada Wong parmi eux n’aurait pas été déplaisant. L’absence du brave Leon est d’ailleurs remarquée, ce dernier étant le héros du Resident Evil 4. Pour le reste, on aura grand plaisir à jouer Wesker et Krauser. Pour ce qui est des environnements traversés, outre la taille des arènes, plus ou moins raisonnable, on peut dire que Capcom se fout un peu de la gueule des joueurs. 8 niveaux sont au programme. Les versions "nuit" de certains niveaux ne comptant pas vraiment. Mais rassurez-vous, en tout, ce sont une trentaine de missions qui sont proposées. Durant chacune en moyenne 5 minutes (si vous survivez).
 

Defeat as many enemies as you can

Une fois dans l’arène, qu’est ce que cela donne ? Un jeu vraiment pas désagréable à jouer. Après avoir choisi le personnage adéquat, car chaque mission propose des ennemis différents (et de plus en plus coriaces), le jeu est un bonheur pour le fan de bourinage un minimum réfléchi. Ceux-qui sont déçus de la tournure "action" prise par la saga Resident Evil peuvent retourner aux premiers jeux, ils ne pourront être que mécontents. Pour les autres, en plus des très beaux graphismes, on se prend facilement au jeu. On veut exploser son score et débloquer tout ce qu’il faut débloquer. On est sous tension pendant les parties, un ennemi pouvant surgir à tout moment. Le chrono en rajoute une couche. Sans compter notre barre de score et la musique appuyant le sentiment d’urgence.

Sur place, des items apparaitront. Les sacrosaintes herbes vertes sont présentes pour vous requinquer. Et tout un tas de munitions et de grenades ou mines en tout genre. La sélection des armes (et de l’herbe verte) se fait d’une manière très pratique sur l’écran tactile de la 3DS. On y retrouve aussi la carte du monde qui est inutile puisqu’elle ne répertorie pas la position des ennemis. Ensuite, le mitraillage, avec plus ou moins de parcimonie, se fait plutôt naturellement. Vous passerez en vue FPS lorsque vous tirerez. Pour les allergiques, une vue TPS est également disponible dans les options. A noter que vous pouvez tirer en courant. Pratique quand vous devez vous échapper tout en éliminant quelques indésirables au passage. Les ennemis que vous affronterez sont assez variés pour vous donner du fil à retordre. Quelques boss se sont d’ailleurs tapé l’incruste.
 

Le temps, c’est de la survie et des points

Pour faire augmenter votre score, il vous faudra réaliser des combos (un nombre certain d’ennemis tués d’affilée) ou bien finir un parasité au poing ou au pied. Plein de petits trucs pour augmenter son score et faire monter sa note. Des bonus de temps sont à détruire dans l’arène pour vous permettre de zigouiller plus longtemps et donc, ce faisant, améliorer votre score. Pour rajouter au plaisir, vous pouvez le faire avec un pote ayant la cartouche ou avec un illustre inconnu en ligne. Ce mode duo rallonge un peu la courte durée de vie du jeu.

Comment parler de ce Resident Evil sans citer la démo de Resident Evil Revelations présente sur la cartouche ? Démo est un bien grand mot pour cette chose. 3 minutes de jeu. 3 ennemis à abattre. Et basta. Très frustrant, puisque ce sont trois bonnes minutes. On attend donc avec impatience la fin de l’année pour la sortie du jeu.
 

Article rédigé par Neo , le

Il faut le dire : ce Resident Evil : The Mercenaries 3D offre peu. Seulement 8 personnages, 20 missions. Heureusement, il y a des éléments à débloquer (médailles, costumes et habilités). Cependant, les graphismes sont magnifiques et on se laisse vite prendre au jeu. Il faut cependant être fan de scoring. A noter que la prise en main est aussi plutôt bonne.

Points positifs

  • Des graphismes superbes
  • On se laisse prendre au jeu
  • Une prise en main facile
  • Pas mal d'éléments à débloquer

Points négatifs

  • Un jeu court
  • La sauvegarde ineffaçable
  • La démo de 3 minutes de Resident Evil Revelations

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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