Test : Pullblox

Pullblox - 3DS

Genre : Casse-tête en 3D

Date de sortie : 08 décembre 2011

Genre
Casse-tête en 3D
Date de sortie
08 décembre 2011 - France
Développé par
Intelligent Systems
Edité par
Nintendo
Disponible sur
3DS
Modes de distribution
Nintendo eShop
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 3 ans

Il aura donc fallu attendre la fin d’année sur la 3DS pour voir les bons jeux arriver. Que ce soit du côté des sorties physiques avec Super Mario 3D Land et Mario Kart 7, ou bien sur l’eShop, la boutique en ligne de la 3DS, avec ce Pullblox (ou Pushmo) venu de nulle part. Ce jeu de casse-tête vaut en effet largement le détour.

 
 
Pullblox réveille l’eShop qui était un peu tristounet. Alors oui, se refaire un Link’s Awakening ou un Super Mario Land c’est assez jouissif mais niveau nouveauté, c’est pas la panacée. Quelques jeux spécifiques à la 3DS sur l’eShop avaient déjà essayé de sortir la boutique en ligne de sa torpeur mais rien n’y fait. C’est alors qu’un beau matin de décembre un hamster sumo dans une combinaison rouge avec un visage trop Choupi arrive tel le messie. Et avec Pullblox, développé par Intelligent Systems (à qui l’on doit Paper Mario), il nous amène un vrai bon jeu qui vaut le coup (6 euros pour plus de 200 casse-têtes) et qui peut même se targuer d’utiliser la 3D à bon escient.
 

Pump it up, Pull the blox

Certes, l’utilisation de la 3D n’atteint pas le niveau d’un Super Mario 3D Land mais on laisse facilement la 3D en marche pendant qu’on se prend la tête à résoudre les puzzles. Ce jeu est, en effet, un jeu de casse-tête avant tout. Les règles de base sont ultra-simples. Vous vous retrouvez dans le parc Pullblox. Plusieurs enfants ont été piégés à cause d’un chenapan. Le scénario ne vole pas haut et le design est enfantin. Mais que cela ne vous trompe pas, le jeu est diabolique. Les enfants sont piégés dans des Pullblox. Pour les sauver, vous devez résoudre ces casse-têtes. Ils sont constitués de plusieurs blocs que vous pouvez tirer sur 3 crans maximum (comme 3 dimensions, ils sont forts chez Nintendo). Bien sûr, à mesure que vous grimpez, l’espace pour tirer les blocs se réduira (ou alors vous risquer de tomber). Il faudra donc se creuser les méninges pour contourner ce problème et atteindre le haut de la construction et sauver le petit n’enfant. En se mettant sur le côté des blocs, si possible, pour les faire bouger par exemple.
 

Blox Party

Bien sûr, l’ennui pourrait vite se pointer. Mais le renouvellement se fait petit à petit. Tout d’abord avec une difficulté qui s’accroît graduellement. Les Pullblox grandissent et deviennent de plus en plus retors. Aux mécanismes de base viendront s’ajouter deux autres mécanismes aussi simples mais apportant un challenge nouveau : les échelles et les interrupteurs qui permettent de faire sortir au maximum les blocs d’une même couleur. Des mécanismes qui ne seront pas indispensables à chaque fois et qui seront peut-être juste là pour vous envoyer dans la mauvaise direction. Bref, tout cela fait que l’on ne s’ennuie pas (et pour jeter la 3DS contre le mur pour les moins patients) et que l’on rencontre tout le temps un challenge nouveau. Avec environ 250 puzzles à résoudre vous avez de quoi faire. D’autant que le jeu devient vite addictif. A cela s’ajoute la possibilité de créer vos propres Pullblox. Cela se fait de manière très simple en dessinant avec le stylet et si vous avez l’esprit bien tordu vous serez capable de créer des Pullblox monstrueux pour vos amis. Le seul bémol vient du fait que le seul moyen de les partager est par le biais de QR codes, ce qui est loin d’être pratique. Un autre bémol : le personnage est assez douteux dans sa manière de se déplacer et de sauter, le diriger sera quelque fois laborieux. Cela pourra être traître quelques fois. Mais une fonction rewind est la bienvenue pour rattraper ce type d’erreurs. On regrettera aussi les musiques un chouïa trop répétitives.
 

Article rédigé par Neo , le

Pullblox est un grand petit jeu. Parfait pour le format nomade, il propose des casse-têtes aux concepts simples mais ravageurs. Un concept qui se renouvelle bien alors que la difficulté augmente et que quelques nouveaux mécanismes s’ajoutent. Avec 250 puzzles à résoudre (ce qui équivaut à une quinzaine d’heures de jeu) pour 6 euros, le calcul n’est pas long à faire. Ce jeu est presque un must-play pour les possesseurs de 3DS (sauf s’ils sont allergiques au genre). La possibilité de créer ses propres niveaux ne fait qu’améliorer la valeur du jeu.

Points positifs

  • Un concept simple mais efficace
  • Une quinzaine d'heures de jeu pour 6 euros
  • Un éditeur de niveau facile à prendre en main

Points négatifs

  • Les QR codes pour partager ses niveaux
  • Les musiques un brin répétitives
  • Le personnage un peu laborieux à diriger

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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