Test : Freakyforms Deluxe

Freakyforms Deluxe - 3DS

Genre : Plate-forme et création

Date de sortie : 28 juillet 2012

Genre
Plate-forme et création
Date de sortie
28 juillet 2012 - France
Développé par
Nintendo
Edité par
Nintendo
Disponible sur
3DS
PEGI
 Interdit aux moins de 3 ans

Freakyforms Deluxe, c’est la version boite de Freakyforms, sorti en téléchargement sur l’eShop de la 3DS pour 24 euros de moins. Dès l’intro, on part sur de mauvaises bases. Mais que vaut ce jeu, où vous devez créer des créatures folles, en dehors de ce constat ?

 
 
Freakyforms Deluxe est donc une sorte d’opportunisme vidéoludique pour faire du profit de manière douteuse. Il est en vente à 30 euros en boite alors qu’il était disponible à 6 euros sur l’eShop. Et autant le dire de suite, le seul ajout de la version boîte ne vaut pas 24 euros. Il s’agit d’un mode Donjon. Vous pourrez en parcourir plusieurs pendant le jeu. Mais, comme le reste du jeu, le gameplay est basique. A votre entrée, vous vous voyez donner des stats (vitesse, attaque, défense, chance) de manière aléatoire. Vous avez aussi une spécificité accordée de manière tout aussi aléatoire (offensif, défensif ou rapide). Il faudra trouver des rubis pour ouvrir des portes et battre des ennemis. Et, par pur hasard, ils auront tous une spécificité précise (offensifs, défensifs ou rapides). Et les combats contre eux se disputeront au tour par tour mais vous ne lancerez pas les attaques. Bref, encore du hasard. Rien de bien passionnant, en somme. C'est même un peu frustrant de ne pas pouvoir influer sur le combat.
 

C’est formix-dable (ou pas)

Mais la base de Freakyforms, c’est la création. En premier lieu, la création de bestioles, créatures, bonhommes ou machines en tout genres nommées Formix. Pour cela, vous avez un éditeur de perso ultrasimple à prendre en main. Il est assez complet pour vous permettre de créer tout ce que vous voulez. On a réussi à créer un sosie de Mr Burns des Simpson, pour donner un exemple. Mais si vous n’avez pas d’inspiration, cela marche aussi. Vous pouvez prendre les parties et les assembler pour donner naissance à une créature bizarre mais qui a une certaine logique. Les possibilités sont immenses avec les différentes parties du corps (tête, yeux, jambes…) les accessoires (chapeau, symbole, antennes…) et les couleurs. Plus vous créerez de Formix, plus vous débloquerez de nouveaux mondes. La création influera un peu sur le gameplay. Les roues vous permettront d’aller plus vite, les nageoires vous permettront d’aller sous l’eau autant de temps que vous le voulez, etc. Vous pourrez aussi customiser les décors en changeant les couleurs des fonds ou en créant vos propres éléments de décor. Un arbre de base peut devenir un baobab ou un bonsaï entre vos mains. Ces éléments sont purement visuels et n’influeront par sur le gameplay. Malheureusement…
 

Mais pourquoi mon pied reste bloqué deux mètres plus bas ?

Et après ça, il faut faire mumuse avec son petit Formix. Vous vous retrouvez alors dans un des plusieurs environnements du jeu (prairie, mer, ville…). Et vous devez explorer le monde. Plusieurs possibilités s’offrent à vous. Vous pouvez aider les habitants qui vous donneront des missions, mais vous tournerez toujours autour des mêmes : les transporter quelque part, amener un colis à un autre Formix, casser des blocs, trouver des rubis ou faire des crottes (…) par exemple. Vous pouvez aussi essayer d’ouvrir des coffres au trésor. Ou alors aller dans les donjons susnommés. Tout cela pour gagner des éléments pour créer encore plus. Le jeu tourne à vide assez vite puisque les enjeux sont assez pauvres et le tout est très répétitif. Pourtant, on sent une petite folie rafraichissante poindre dans le jeu mais cela ne le sauve malheureusement pas. Même pour nos chères têtes blondes, à qui le jeu s’adresse, le jeu paraît limité. En plus, avant d’avoir de nouveaux mondes, il faudra tourner en rond pas mal de temps. Quelques bonus ne sauveront guère le jeu : échanger les Formix avec vos amis via Street-Pass ou avec des QR codes, quelques trophées, la possibilité de créer les Formix avec deux consoles, un petit jeu en réalité augmentée… Avec des graphismes enfantins tout en aplats, on n’ose même pas vous parler de la 3D.
 

Article rédigé par Neo , le

Au final, en boîte ou en téléchargement, le jeu laisse un tantinet sceptique. L’éditeur de créatures et de décors est très bien fait, il est intuitif et permet de créer tout ce que vous voulez. Votre seule limite est votre imagination. Malheureusement, on a l’impression que les créateurs ont eu une bonne idée (la création de créatures bizarres) et qu’ils se sont reposés là-dessus. Le gameplay est pauvre et le programme est répétitif. Et l’ajout des donjons en mode aléatoire ne fait pas monter le niveau du jeu.

Points positifs

  • La création de Formix très intuitive
  • Un petit grain de folie rafraichissant

Points négatifs

  • Le jeu tourne à vide assez vite
  • L'ajout de donjons est anecdotique
  • La création de décors est secondaire
  • Les combats où l'on ne fait rien dans les donjons

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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