Test : Dragon Quest VII : La Quête des Vestiges du Monde

Dragon Quest VII : La Quête des Vestiges du Monde - 3DS

Genre : RPG remaké

Date de sortie : 16 septembre 2016

Genre
RPG remaké
Date de sortie
16 septembre 2016 - France
07 février 2013 - Japon
Développé par
Square Enix
Edité par
Square Enix
Disponible sur
3DS
Modes de distribution
Boutique
Nintendo eShop

Très apprécié au Japon – comme tous les autres opus de la licence d'ailleurs – Dragon Quest VII : Les Vestiges du Monde n'est malheureusement jamais sorti en Europe dans sa version d'origine, à savoir sur PlayStation. Mais c'était sans compter sur la mode des remakes, qui permet donc désormais aux français de découvrir cet épisode, qui sort cette fois-ci sur 3DS.

Test effectué à partir d'une version 3DS

Le héros de ce Dragon Quest VII, muet et sans nom, est le fils d'un pêcheur ayant pignon sur rue dans la petite bourgade de Fishbel. Il est également ami avec la gentille Maribel ainsi qu'avec Kiefer, le prince de l'île où ils habitent tous. Car oui, dans leur monde, une seule île est présente sur le vaste océan. Étrange ? C'est vrai, et c'est d'ailleurs ce que pense également ce trio... Ensemble, ils vont rapidement découvrir l'existence d'un ancien temple qui permet de se rendre dans le passé lorsque des artefacts spécifiques y sont entreposés. Petit à petit, ils vont découvrir que d'autres îles existent bel et bien, mais qu'il faut d'abord s'occuper d'elles dans le passé avant qu'elles puissent revenir dans le présent. Bien qu'il soit sorti il y a un paquet d'années, cet épisode n'a jamais fait le chemin jusqu'en Europe : nous éviterons donc d'en dire beaucoup plus histoire de ne pas trop spoiler. Précisons simplement que, en chemin, des compères viendront se greffer à leur petit groupe – comme dans tout bon RPG de toute façon – et que le scénario vous occupera longtemps, trèèèèès longtemps. Attention, on ne parle pas ici de la moyenne des autres titres du genre, mais bel et bien de quelque chose tournant allègrement autour de la centaine d'heures. Et ce simplement en ligne droite, alors inutile de dire que les petites choses annexes, comme récupérer toutes les médailles ou jouer au casino, feront encore grimper une durée de vie déjà démente. Heureusement, le tout est en français, ouf.

Dragon Quest VII

Boule du dragon

Bien qu'étant assez vieux, ce Dragon Quest VII propose quelques éléments modernisés, histoire de ne pas trop effrayer les nouveaux venus. Par exemple, les combats – qui débutent au bout d'une bonne grosse heure de jeu quand même – ne sont pas aléatoires. Les ennemis apparaissent sur la map et le joueur peut ainsi décider de les éviter ou de choisir quelle espèce il préfère affronter. Une fois engagé, le combat se déroule par contre assez classiquement au tour par tour, avec des attaques physiques et magiques. En règle générale, les affrontements sont assez courts et s'enchaînent rapidement, histoire de ne pas lasser (rappelons qu'à terme il y a tout de même une centaine d'heures de jeu au compteur !). L'originalité vient ici du système de jobs qui peuvent à terme fusionner entre eux dans le but de créer de nouvelles classes intermédiaires puis avancées. Des classes qui, en fonction des choix, perdent parfois des capacités spécifiques mais qui voient gonfler en contrepartie leurs statistiques générales. Alors certes, ça fait parfois mal au cœur, mais le jeu en vaut la chandelle. Mais pour y avoir droit, il n'y a pas de mystère : il faut combattre, combattre et encore combattre histoire de faire augmenter son rang. Et en dehors de ces jobs ''classiques'', les membres de l'équipe peuvent également opter pour d'autres, plus atypiques, qui permettent de prendre les traits des monstres rencontrés. Bref, autant dire que le choix est vaste...

Dragon Quest VII

Un autre élément ayant été modernisé est l'aide apportée au joueur. Dans le titre de base, il était aisé de se retrouver bloqué sans trop savoir quoi faire, sans savoir où se rendre ou encore sans savoir à qui parler. Ici, il n'y a quasiment aucune chance de se perdre en chemin. En plus des membres de l'équipe qui distillent parfois quelques indices sur la suite, le héros est équipé d'une sorte de boussole qui s'illumine lorsqu'une tablette se trouve dans les parages. Forcément, plus elle est proche, plus ça clignote, histoire d'être sûr de ne pas en louper en chemin. Les menus ne sont pas en reste et deux onglets spécifiques offrent également un coup de pouce bienvenu. Car oublier une tablette sur une île peut être franchement frustrant en raison des allers-retours que cela implique pour retourner la chercher. Alors, certes, ce problème pourrait être simplement anecdotique puisqu'il se retrouve dans de nombreux jeux. Mais ici, il faut savoir que les allers-retours sont de toute façon obligatoires puisque inscrits dans le scénario. Ainsi, une fois une île sauvée dans le passé, l'équipe doit se rendre sur cette même île dans le présent, pour ensuite retourner dans le temple permettant de voyager dans le temps. Sans parler des PNJ qu'il faut parfois aller chercher dans des villages déjà visités. Dommage, une modernisation de ce système aurait été franchement bienvenue. D'autant plus que cela vient parfois casser le rythme de la progression et de la narration, qui se montre par ailleurs franchement agréable à suivre, notamment grâce à des personnages attachants.

Dragon Quest VII

L'histoire sans fin (ou alors après trèèèèèèès longtemps)

Mais si quelques modifications ont été apportés sur le fond, c'est bien entendu sur la forme que ce remake se montre le plus impressionnant. Pas bien beau à l'époque, ce Dragon Quest VII a droit sur 3DS a une vraie seconde renaissance. La 3D est plutôt bien faite (tout se déroule sur l'écran du haut, celui du bas étant utilisé pour la map), les petits personnages (made in Toriyama) rondouillards sont franchement mignons et bénéficient de pas mal de détails, les décors variés sont plutôt jolis et regorgent de couleurs... Quant aux animations, elles sont fluides et surtout propres à chaque personnage. Les héros, tout d'abord, ont des mouvements bien distincts qui leurs sont propres (Gabo  s'endort sur son loup quand l'équipe est inactive), mais les ennemis ne sont pas en reste. Les monstres, en fonction de leur famille, ont eux aussi une animation spécifique lorsqu'ils attaquent, une autre lorsqu'ils prennent des dégâts et encore une différente s'ils prennent un coup critique. Bref, autant dire que le souci du détail est total. Bon, évidemment, le tout n'est pas non plus tout rose : on peut ainsi citer les arbres qui apparaissent en deux temps sur la map ou encore la caméra qui joue parfois des tours lorsque l'équipe sort d'un endroit. Mais ces quelques problèmes s'oublient bien vite et il serait dommage de se formaliser pour si peu. Enfin, si les joueurs en prennent plein les yeux, les oreilles ne sont pas oubliées. Les bruitages d'époque viennent en effet cohabiter avec une bande-son orchestrale de haut vol.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Il aura fallu attendre un bon paquet d'années mais ça y est : les européens ont enfin droit à Dragon Quest VII : Les Vestiges du Monde. Et grâce à ce remake 3DS, les fans de la licence ont en plus droit à une version se présentant sous son meilleur jour. Visuellement très réussi, cet opus propose en plus une bande-son délicieuse, un scénario agréable à suivre (tant mieux, il y en a quand même pour 100 heures de durée de vie), des combats au tour par tour dynamiques, un système de classes pouvant être fusionnées vraiment intéressant, des ajustements pour se mettre au goût du jour (les combats ne sont plus aléatoires, des aides empêchent de rester bloqué...) et une traduction française intégrale. Alors oui, il y a parfois quelques soucis de caméra et de nombreux allers-retours énervants, mais il serait dommage de passer à côté d'une aventure épique à cause de ça.

Points positifs

  • Vraiment joli
  • Sans parler de la bande-son
  • Le système de classes
  • Durée de vie démente (une centaine d'heures)
  • Scénario prenant
  • Remis au goût du jour (plus de combats aléatoires, des aides pour ne pas être bloqué...)

Points négatifs

  • Peut-être trop long pour les moins motivés
  • Une caméra qui joue parfois des tours
  • Les allers-retours de l'enfer

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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